Après 2010 la semaine dernière, nous mettons le cap avec Claygan vers l’année 2011 dans 10 ans de DC, où nous revenons sur les coulisses et les news importantes de DC. Après la transition, 2011 se pose comme le début de la réinvention, avec l’abandon de pas mal de choses pour ouvrir une ère nouvelle : celle de Didio et Jim Lee.

Abandon officiel du Comics Code par DC 

À travers l’histoire, de nombreux super-vilains se sont affrontés dans les pages de comics. Mais rares sont les super-vilains aussi emblématiques que celui qu’ont affronté les comics hors de leur monde en 2-Dimensions : le psychologue Frederic Wertham. Avec son livre Seduction of the innocent, publié en 1954, il devient la figure médiatique d’une croisade contre les comics. Leur supposée violence emmènerait les jeunes générations vers le fléau de la délinquance juvénile, poussant les ligues de bienséance à aller jusqu’au Sénat pour légiférer la question. En réaction, les éditeurs de comics forgent le Comics Code Authority, gérée par la Comics Magazine Association of America : un label de régulation, interdisant la représentation de la violence, d’une sympathie pour le crime, ou encore de toute scène d’horreur. 

Progressivement, le Comics Code a perdu de sa superbe. Il a même commencé à devenir quasiment périmé lorsque la plupart des éditeurs ont progressivement quitté les kiosques pour vendre les comics directement dans les magasins spécialisés. Rares étaient alors les comics encore présentés au Comics Code pour approbation. En 2011, ce dernier était une antiquité dépassée depuis près de 30 ans, déjà abandonnée par Marvel depuis 10 ans. DC a donc suivi le pas, en oubliant définitivement le petit cachet blanc si connu, pour lui apposer son propre système de classification, toujours en usage aujourd’hui. 

– myplasticbus

10 ans de DC

Flashpoint et les New 52 

Le grand event de Geoff Johns commence sa publication, Flashpoint ! La série se centre bien évidemment sur le Flash et c’est une fois de plus Barry Allen qui est sur le devant de la scène. Celui-ci remonte le temps pour empêcher le meurtre de sa mère, mais provoque en même temps un chamboulement intégral de l’univers DC. Bruce Wayne est mort, Superman n’existe pas et les Atlantes et les Amazones sont en guerre. D’ailleurs, petite anecdote, une mini-série en trois numéros Flashpoint était déjà sorti en 1999 écrite par Pat McGreal.

La fin de cet évent mène au grand chamboulement de l’ensemble de l’univers DC. Grand chamboulement qui sera illustré par l’apparition du nouveau personnage de Pandora. L’idée est de pouvoir créer un point de départ facile pour tous les nouveaux lecteurs en effaçant toute l’histoire des personnages DC. Tous, sauf Batman et Green Lantern qui restent le cul entre deux chaises. En adoptant la nouvelle timeline de DC où les super-héros n’ont que 5 ans d’existence, tout en gardant leur histoire pré-flashpoint. Ce qui donne des absurdités tel que le fait qu’en 5 ans Batman a formé ni plus ni moins que quatre Robin. Quasiment un Robin par an, une formation express que lui envient tous les Pôle Emploi. 

Les New 52, ont adopté ce nom car maintenant DC publiait 52 séries régulières. Parmi celles-ci on trouvait le Justice League signé par Geoff Johns et Jim Lee, le Batman de Scott Snyder et Greg Capullo, l’Action Comics de Grant Morrison.

Les New 52 donnent lieu à de nombreuses polémiques. La façon que DC a eu de transformer son univers en quelque-chose de trop sombre est déjà critiquable. Bien entendu le fait d’avoir effacé des années d’histoire pour tout reprendre à zéro ne passe jamais très bien. D’autant plus quand certains des personnages favoris des fans disparaissent. On citera Wally West bien entendu. Mais nous avons aussi de forte polémiques quant au manque de présence d’artistes féminins. Nombre qui est passé de 12%, au nombre abyssale de 1%. 1% représenté par Gail Simone (et aussi Amy Reeder en tant qu’artiste alternative sur Batwoman). 

– Claygan

10 ans de DC

Après 10 saisons, fin de Smallville

Le 21 mai 2011, après des années de diffusion sur la WB, puis sur la CW, Smallville montrait son épisode final. 10 années à regarder Clark Kent, un lycéen un peu beubeu incarné par un type de 25 ans, s’interroger sur sa vie et ses responsabilités. 10 années à admirer la créativité des scénaristes pour respecter la règle étrange du « No flight, no tights ». 10 années à voir passer des freaks of the week, parfois déjà ringards à la première diffusion, parfois marrants, voire inspirés. 10 années aussi à regarder des guests marquants de l’histoire de Superman à l’écran, parfois pour quelques rendez-vous très touchants (comme la venue de Christopher Reeve). 10 années à entendre Remy Zero beugler « Somebody save me ! » 

Et puis, le 21 mai 2011, après une saison 10 marquée par Darkseid possédant des types ici et là, Smallville marquait son clap de fin. Nous offrant enfin Tom Welling dans le costume de Superman de Brandon Routh, sorti des props de la Warner pour l’occas’. Enfin, juste le shield avec son S, pas le costume entier, faut pas déconner. Selon la manière dont vous l’avez vu à l’époque, Smallville peut vous inspirer nostalgie ou amusement, voire même, pour certains, un peu de dépit. Mais la fin de la série marque la fermeture d’une page, avant l’ouverture l’année suivante d’un nouvel univers super-héroïque sur la CW

– myplasticbus

10 ans de DC

Intermède français : DC passe chez Urban Comics !

Le 29 juin 2011, coup de tonnerre dans le petit monde des comics français. La maison Dargaud balance un communiqué de presse annonçant qu’ils ont tissé un partenariat avec DC Comics pour la distribution de leurs oeuvres en France, à partir du 1e janvier 2012. Panini Comics, qui bénéficiait de la licence depuis plusieurs années, perd un segment de son marché. Et malgré la promesse de la continuation de plusieurs séries Vertigo publiées par l’éditeur italien, telles que DMZ ou 100 Bullets, c’est alors l’inquiétude qui règne chez les fans de comics. Dargaud, cette maison à franco-belge, éditer du comics ? Ce sera fait avec la création officielle d’Urban Comics, dont le logo est dévoilé en fin 2011. 

Et 9 ans après, malgré quelques déconvenues, on peut dire qu’Urban a réussi à se faire une place sur le marché du comics francophone, en redonnant à DC Comics ses lettres de noblesses chez nous, profitant notamment des New 52 pour créer une curiosité nouvelle autour de DC. Grâce aux éditions travaillées, de la traduction plutôt soignée, aux volumes magnifiques, à une politique éditoriale marquée par ses collections et à une offre relativement diversifiée (bien que très ancrée sur Batman) DC s’est enfin trouvé une place en France. Bien plus, Urban a su relancer un secteur de la bande dessinée alors très minoritaire en France, améliorant la qualité globale du marché et lançant des vocations de lecteurs. Par contre 8 ans après, on peut voir qu’ils continuent d’éditer Watchmen

– myplasticbus

10 ans de DC : 2011, l'année de la réinvention 1

Arkham City

C’est le 2 octobre qu’Arkham City est sorti en Europe (et c’était day one pour votre serviteur). Le jeu fait suite au Arkham Asylum sorti en 2009. Le jeu toujours développé par Rocksteady Studio reprend aussi le célèbre scénariste de comics Paul Dini à l’écriture. Là où le premier jeu nous proposait une aventure proche du metroidvania, dans ce second volet le studio fait le choix de nous donner une bien plus grande liberté en nous offrant un vrai monde ouvert  dans lequel on peut librement opérer avec Batman. Qui plus est cette fois nous pouvons aussi contrôler un autre personnage dans la personne de Catwoman, et ce pour le plus grand plaisir des fans. 

L’histoire se déroule un an et demi après celle du premier jeu. Ici Quincy Sharp, le directeur d’Arkham est devenu maire et a racheté une partie des bas quartiers de la ville pour créer Arkham City. Le projet est de relocaliser tous les criminels dans cette nouvelle ville, sous la condition qu’ils ne chercheront pas à s’enfuir de la ville. Et c’est tandis que Bruce Wayne faisait un discours contre ce projet qu’il se fit enlever et jeter dans Arkham City.

Le jeu est un grand succès à sa sortie et a reçu d’excellentes critiques de la part des médias spécialisés. 

– Claygan

10 ans de DC

A la semaine prochaine pour un 10 ans de DC sur l’année 2012 chez notre éditeur favori.

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myplasticbus
Depuis son enfance, cet énergumène passionné se sent insatisfait de l’état du monde. Alors il s’est mis à écrire et dessiner ses propres univers, à raconter des histoires et à s’immerger dans des mondes parallèles. Un beau jour, il a découvert une bande-dessinée qui parlait d’un univers bizarre avec une particularité bien chelou : aucun super-héros, sinon dans les bandes-dessinées. Éternel curieux, il a voulu visiter cette terre inaccessible et étrange. Il s’est mis à chercher à maîtriser les lois des univers multiples, en découvrant qu’elles reposaient dans un bus en plastique caché au plus secret de son imagination. Désormais coincé dans cet univers bizarre, il prend toujours beaucoup de plaisir à explorer sa terre d’origine à travers des cases, des bulles et des dessins plus grands que la vie. Sinon, une fois, en 2003, il est resté coincé dans l’Hypertime.

3 Commentaires

  1. Hey maintenant que j’y pense, je crois que vous avez oublié un événements pour DC qui avait lieu en 2011. Puisque cet année marquer aussi le film Green Lantern ! Mais si, ce film qui a reçu plein de bonnes critiques. Dans un univers parallèle ^^’

  2. Effectivement tu as complètement raison, le film est tellement oubliable que l’on a oublié de le mentionner x)

  3. oui effectivement l’article tellement bon que j’avais oublier ce film et son coté comment dire son coté fade :-)

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