Les highlights sont là ! On passe au peigne fin les sorties du 12 février, avec des numéros spéciaux consacrés à Alfred ou à Superman, des fins de séries non-mémorables, des débuts mitigés et au final assez peu de surprises.

Et vous, quel est votre bilan de lecture ?

LES COUPS DE COEUR

Batman : Pennyworth : RIP #1

Batman : Pennyworth : RIP #1

Collection

Rebirth

Scénario

James Tynion IV, Peter Tomasi

Dessins

Collectif

 

C’est l’heure pour la Bat-Family de faire son deuil dans ce one-shot en l’honneur d’Alfred. Tour à tour, les personnages vont raconter leur meilleur souvenir avec lui, soulignant ses multiples compétences et son importance dans le groupe. Les héros sont bien écrits, les dessins sont bons et il y a forcément une certaine émotion qui se dégage de ce numéro, mais on regrettera un Bruce trop effacé et toujours ce statu quo de Ric Grayson qui gâche le moment, même si les auteurs arrivent à l’utiliser de la bonne manière dans leur narration. J’aime particulièrement la partie avec Tim, qui était au cœur de la même situation à la mort de Jason Todd et qui critique les choix de Batman, en espérant que les auteurs continueront à développer ce passage et ne pas juste continuer en sachant qu’ils prennent des décisions douteuses. Il était en tout cas important de raconter cette histoire et de montrer cette famille s’aider à faire leur deuil.

– Sledgy7

LES VALEURS SURES

The Dollhouse Family #4

The Dollhouse Family #4

Collection

Hill House Comics

Scénario

Mike Carey

Dessins

Dan McDaid, Peter Gross

 

Avec ce quatrième numéro The Dollhouse Family continue d’être tout à fait solide. Pour les points négatifs on pourra regretter une partie dans le passé qui ne s’insère pas très bien dans l’intrigue et qui fait un peu tâche, ce qui n’était pas vraiment le cas dans les numéros précédents. Néanmoins la partie dans le présent est solide et augure deux derniers numéros explosifs !

Claygan

The Terrifics #25

The Terrifics #25

Collection

Rebirth

Scénario

Gene Luen Yang

Dessins

Dan Mora

 

Pour fêter ses 25 numéros, The Terrifics prend une forme originale expliquée par une technologie de son leader. Ce récit est en effet interactif à la manière des livres dont vous êtes le héros. Vous allez donc avoir quelques choix à faire, et vous pourrez même explorer les autres possibilités ensuite si vous avez, comme moi, réussi à trouver le bon chemin du premier coup. C’est fun et original, et quelques chemins mènent à des rencontres avec d’autres personnages. La fin est un peu bizarre, mais le numéro reste sympa à lire entre deux arcs, surtout grâce aux dessins de Dan Mora qu’on adore.

– Sledgy7

Harley Quinn and the Birds of Prey #1

Harley Quinn and the Birds of Prey #1

Collection

Black Label

Scénario

Amanda Conner, Jimmy Palmiotti

Dessins

Amanda Conner

 

Bon, la lecture est vraiment bizarre. On sent l’esprit de la série Harley Quinn, mais avec la promesse du Black Label en plus, soit plus de violence et plus d’allusions sexuelles. Si ça vous branche, vous allez apprécier ce premier numéro qui se trouve être plus agréable à suivre que tout ce qu’ils ont pu proposer sur Harley au niveau de la narration (les dessins sont assez égaux à ce que peut produire Amanda Conner). La rencontre avec deux des Birds of Prey est un peu fortuite, mais on se laisse facilement embarquer dans ce récit, qui est pour l’instant sympathique, sans plus.

– Sledgy7

Superman #20

Superman #20

Collection

Rebirth

Scénario

Brian M Bendis

Dessins

Ivan Reis

 

Alors qu’il passe quelque peu à côté de cette dimension sur Superman : Heroes, Bendis place réellement ses pions pour l’avenir du héros dans ce nouveau numéro de la série principale. Encore une fois, le scénariste alterne entre deux narrations parallèles : d’un côté, Superman qui se bat face à Mongul aux côtés des United Planets, de l’autre, la rédaction du Daily Star qui réagit à la révélation du #18. Le premier est marqué par des cases bourrées d’explosions et de testostérone signées Ivan Reis, qui redonne à Mongul toute sa puissance de conquérant. Ici et là, dans le feu de l’action, certains éléments fonctionnent mal, avec notamment quelques visage difformes. Sur le deuxième segment narratif parallèle, au Daily Star, le tout est beaucoup plus statique et surtout, beaucoup plus verbeux. Bendis se la joue encore plus bavard que d’habitude, délayant sur énormément de dialogues le retour d’un personnage essentiel que nous n’avions plus vu depuis quelques années (2 ans, si je ne m’abuse). Néanmoins, derrière le flot ininterrompu de paroles (parfois vides), le discours sur l’ethos journalistique de Clark Kent n’est pas inintéressant, et les nouveaux enjeux sont posés de manière assez efficace. Reis et Bendis parviennent à distraire, et donnent envie de voir ce qui va se passer dans la suite. A défaut d’être parfait, c’est déjà ça.

Myplasticbus

LES DECEPTIONS

Harley Quinn & Poison Ivy #6

Harley Quinn & Poison Ivy #6

Collection

Rebirth

Scénario

Jody Houser

Dessins

Adriana Melo, Mark Morales

 

Donc la série est terminée ? Mais.. Quel était l’intérêt ? On a l’impression, très désagréable, avec cette fin que tout ce qui a été construit auparavant n’a servi à rien et que maintenant tout repart à zéro. Cette série aura été une vraie frustration de bout en bout, parce que le potentiel était-là. Certains numéros étaient sympas et marchaient surtout grâce à l’alchimie entre Harley et Ivy, alchimie qui était bien maitrisée par Jody Houser. Cependant, dans l’ensemble le tout manquait d’ambition et surtout ne va nulle part. 

Néanmoins plus que l’aspect frustrant, cette fin se permet aussi d’être insultante envers le lecteur. Un bisou sur le front ? Vraiment ? Toute cette construction autour du couple Harley/Ivy et je dis bien couple parce-qu’à un moment ça suffit, pour au final terminer sur un bisou sur le front ? On se doute tous que cette décision est editoriale, mais à un moment DC ça suffit il va falloir assumer.

Claygan

Superman : Heroes #1

Superman : Heroes #1

Collection

Rebirth

Scénario

Collectif

Dessins

Collectif

 

Difficile de se faire un avis réel sur ce numéro qui fonctionne comme une sorte d’anthologie de l’après-révélation de Superman #18. Les scénaristes nous présentent différents segments, tantôt sur la jeunesse de Clark, tantôt sur ses relations à d’autres personnages, tantôt posant des jalons pour l’avenir. Et comme beaucoup d’anthologies, il y a des choses très intéressantes, et d’autres qui laissent pantois. Malheureusement, c’est plutôt le deuxième sentiment qui domine. La plupart des récits ne sont pas nécessairement mauvais, mais ils n’apportent absolument rien. Tout au plus, c’est un goût d’indifférence assez mou qui reste à la fin du numéro, avec l’impression d’avoir déjà lu tout ça ailleurs. C’est franchement dommage, malheureusement pas à la hauteur de l’événement que devrait être cette fameuse révélation. On retiendra le segment de Fraction sur la relation entre Jimmy et Superman, qui sonne toujours aussi juste sous la plume du scénariste, avec les dessins d’un Lieber né pour dessiner Olsen. Néanmoins, on regrette pour Superman que cette nouvelle ère de sa carrière commence sur des auspices aussi ternes.

Myplasticbus

Supergirl #39

Supergirl #39

Collection

Rebirth

Scénario

Jody Houser

Dessins

Rachael Stott

 

Cette semaine, j’ai rattrapé tout mon retard sur Supergirl. Quelle tristesse de voir la déchéance de cette série. Et pour le coup, j’ai énormément de compassion pour Jody Houser et Rachael Stott, qui n’ont clairement aucune envie de raconter cette histoire et essayent de faire de leur mieux pour sauver les meubles (sans y arriver). J’ai même de la compassion pour l’éditrice Britanny Holzherr qui ne semble pas avoir véritablement envie d’éditer ça non plus, tant tout est faible, incohérent et lourd. Il semble que personne n’ait envie de croire à cette énième itération de Dark Kara qui ne fonctionne absolument pas, imposée par les têtes pensantes de DC afin de faire vivre l’événement autour des Infectés. Et dire que sous la plume d’Andreyko, Supergirl représentait un petit rayon de Soleil mensuel… Bien qu’étant sous la coupe de la direction générale des titres Superman, la série avait quelque chose à dire sur l’héroïne. Là, nous n’avons plus qu’un tie-in paresseux et affligeant. Quel gâchis. Peut-être que son annulation prochaine est salutaire, finalement… 

Myplasticbus

The Brèves and The Blue

Batman And The Outsiders #10 (Bryan Hill, Dexter Soy) : C’est mieux que Michael Cray

Batman Vs Ra’s al Ghul #4 (Neal Adams) : Le Deadman de Neal Adams, c’était particulier, mais alors là, c’est quelque chose. Une expérience à encaisser, entre les Olympiades Batman, les dinosaures/démons, et les bagarres de bar entre des femmes du niveau de Mister Univers. 

Batman’s Grave #5 (Warren Ellis, Bryan Hitch) : Hitch a un vrai talent pour retranscrire l’impact brutal des coups donnés par Batman. Ce numéro et ce combat en salle d’interrogatoire le prouvent une nouvelle fois. 

Catwoman #20 (Joëlle Jones, Fernando Blanco) : Si vous êtes fans de zombies, pourquoi pas, pour les autres, cet arc n’est pas le plus passionnant. 

Flash #88 (Joshua Williamson, Howard Porter) : Bon, alors… C’est toujours un peu particulier de lire Flash, parce qu’on se demande chaque mois quelles carabistouilles Williamson va nous sortir. Honnêtement, ce mois ci, ça va. Ce n’est pas bon, mais dire que c’est mauvais serait un peu de mauvaise foi de ma part. Alors oui, on peut très très vite se perdre dans le nanardesque avec cette orientation, mais donnons lui une chance. 

Gotham City Monsters #6 (Steve Orlando, Amancay Nahuelpan) : Une série Z sur des anti-héros/monstruosités de cinquième zone, mais agréable à lire. Donc, une mini-série au final conseillée ? Oui. 

The Green Lantern Season Two #1 (Grant Morrison, Liam Sharp) : Étrange cette nouvelle version de La Planète des singes, mais bon, pourquoi pas ? Que voulez-vous que je vous dise ? Si vous avez aimé la saison 1, la saison 2 s’annonce également de qualité. 

Hawkman #21 (Robert Venditti, Fernando Pasarin) : De toutes les séries qui se sont retrouvées avec Year of th Villain sur les bras, Hawkman est une de celles qui s’en tirent le mieux. Venditti sait où il va, et Pasarin réussit à dépeindre cette univers avec talent. Un comics à suivre. 

House of Whispers #18 (Nalo Hopkinson, Dan Watters, Domo Stanton) : Si House of Whispers peut parfois manquer de clarté, Nalo Hopkinson est une vraie bonne pioche pour ce Sandman Universe. De tous les auteurs présents, elle est clairement la plus créatrice du lot, étendant l’univers magique de façon de plus en plus conséquente au fil des numéros.