Cher Multiverse, tu es donc mort au cours de Crisis on Infinite Earths le mois dernier. Après avoir livré la review de ta disparition, il me revient d’écrire sur la lutte ultime de tes derniers héros. Tout espoir semble perdu. Des mondes ont disparus, mais aucun n’a survécu. Seule certitude : tu ne seras plus jamais le même.

Crisis on Infinite Earths, une adaptation plus libre

Dans la review précédente, un constat avait été dressé : Crisis on Infinite Earths était une adaptation flexible mais qui se donnait pour devoir de rester fidèle aux moments cultes du comics original. Avec un cadre et des enjeux largement installés, il semble que la CW se soit permis plus de libertés pour les deux derniers épisodes. Si cet univers made in CW a su repousser les limites possibles au fil des ans, il n’en garde pas moins quelques unes, des pans encore inatteignables de l’univers DC.

Crisis on Infinite Earths  : Mar Novu et sa femme

Ces deux épisodes se devaient d’apporter un minimum de réponses quant à l’existence du Monitor et de son antithèse, et c’est exactement ce qu’ils font. Les fans du comics se sentiront possiblement trahis par cet appauvrissement de la mythologie, et probablement encore plus par le traitement de l’Anti-Monitor, finalement pas si effrayant que ça. L’ambition, la CW l’a, c’est indéniable. Les moyens de les mettre en oeuvre, déjà moins.

Par conséquent, Crisis on Infinite Earths joue avec ce dont il dispose. Si l’action n’a pas l’ampleur qu’elle mériterait, elle peut compter sur les artifices présents, comme la musique épique de Blake Neely ou encore certains jeux de caméra, ou tout simplement sur l’aspect inédit d’un tel événement. Surtout, c’est sur un terrain plus personnel et intime que presque tout se jouera encore une fois.

Du temps perdu ?

Adaptation d’une oeuvre culte, hommage à sept ans de build-up, adieux à Oliver Queen : Crisis joue sur tous les terrains. Mais c’est bien davantage sur ces deux derniers que ce crossover se démarquera, sans pour autant que ce soit toujours exécuté avec grande pertinence. Le quatrième épisode rend très littéralement hommage à certains moments clés de la construction de cet univers, mais sans que cela ne serve toujours vraiment l’intrigue ou même un quelconque développement de personnage. Pire, certains s’intègrent mal au tout, souvent car trop récents.

Crisis on Infinite Earths  : Barry Allen et la défunte Sara Lance

Il s’agit d’ailleurs d’un reproche qu’on pourra faire à de nombreuses sous-intrigues de Crisis on Infinite Earths : au final, quel est le but ? N’aurait-il pas été plus pertinent de développer davantage l’objet central ? Pouvait-il seulement se le permettre ? Si ce crossover touche autant, c’est bien parce qu’il ratisse large, qu’il tend à s’éparpiller en générosité, mais au risque de nuire à sa fluidité et à ses enjeux, ou même à ses bonnes idées.

Hommage et consécration

Cela n’enlève pourtant rien à l’appréciation de la plupart de ces scènes, tantôt hommages, tantôt constructrices, mais qui continuent d’imposer l’Arrowverse comme la scène principale d’un univers DC audio-visuel. Là où d’autres ont échoué, la CW trouve le succès, jusqu’à même soutenir un univers cinématographique en difficulté, et ce à la demande de Warner Bros. Une connexion qui joue finalement en faveur des deux univers puisqu’elle permet à Crisis une exposition médiatique plus ample.

L'Anti Monitor et le Spectre

Même si sa cible s’élargit logiquement lors de ces crossovers événements, la CW a d’autant plus de mérite qu’elle ne sacrifie pas son ADN et continue de s’adresser en priorité au public qui la soutient depuis le début. C’est avec cette philosophie que ce Crisis on Infinite Earths 2.0 s’est naturellement imposé comme étant un hommage à Oliver Queen, le premier pilier et dernier bastion de cet univers en crise. Grâce à la constance et la maîtrise de cette intrigue (menée également dans l’ultime saison d’Arrow), les adieux se montrent largement réussis, à la fois très symboliques et très intimes.

Comme on pouvait s’en douter, Crisis on Infinite Earths n’est pas sans défaut, le crossover semble même les collectioner. Pour autant, le défi que s’était lancé la chaîne est amplement relevé. Sans aucune prétention et sans jamais se travestir, l’Arrowverse a proposé sa propre version d’un événement culte avec une générosité et une ambition unique, et qui lui permet de ne pas avoir à rougir devant quiconque.

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Mythologie appauvrie
L'Anti-Monitor est une blague
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