À l’occasion de la sortie du film Birds of Prey au cinéma, les héroïnes sont aussi au rendez-vous en librairie. C’est le cas avec Birds of Prey: Huntress qu’Urban Comics ressort des placards. Rien à voir avec la couverture, ceci est la mini-série de 2009 développée par Ivory Madison. Un album dédiée à Huntress pour découvrir ses origines modernes. Préparez-vous à lire la tragique histoire de la famille Bertinelli sous fond de pègre italienne et de vendetta.

AU NOM DE LA FAMILLE, DU MEURTRE ET DE LA SAINTE VENGEANCE

Autant le dire dès le départ, le récit est une bonne réécriture du personnage. Le tome, qui s’intitule en VO Huntress: Year One, contient l’essentiel des ingrédients du modèle héroïque. Sans rentrer dans les détails, normalement on compte trois éléments de ce modèle: la naissance, la révélation et la fin du héros. S’il n’est pas question d’aborder le troisième point dans ce tome, car statut quo oblige, le récit traitera principalement de la naissance d’Huntress jusqu’à son épiphanie héroïque.

Helena est née dans l’une des familles les plus importantes et riches de Gotham: les Bertinelli. Un jour, un homme armé fait irruption dans la demeure familiale et assassine toute sa famille devant ses yeux. Seule rescapée et désormais orpheline, la jeune fille sera par la suite recueillie par son oncle. Cet événement la marquera psychologiquement, Helena souhaitant ardemment retrouver les responsables. Œil pour œil, dent pour dent comme on dit. Obsédée par son désir de vengeance, elle apprend auprès de son cousin une grande variété de techniques de combat à mains nues ou armées. Les événements qu’elle traversera la pousseront s’émanciper et mener une croisade contre le milieu criminel et spécialement à la mafia.

Certes ce tome ne raconte rien d’original qu’on ait déjà lu ou vu dans d’autres œuvres. Cependant, il nous plonge dans les dessous d’une mafia dont l’influence s’étend sur le plan religieux, politique, médiatique ou banquier. Il y sera également question de corruption et d’intimidation des institutions ou des figures d’autorité. Enfin, l’auteur profite de l’occasion pour montrer la puissance de l’organisation criminelle tout en ironisant sur la friabilité du code d’honneur entre les membres. Voilà qui peut rappeler sur de nombreux aspects le Batman: Année Un de Frank Miller ou Un Long Halloween de Jeff Loeb. Ivory Madison expose un récit court, très court malheureusement, mais néanmoins intéressant car il explore ces différents aspects sans pour autant tomber dans le cliché.

birds of prey: huntress

LA CHASSÉE DEVIENT CHASSEUR

En plus d’une narration touchant au monde de la mafia dans le Batverse, cela faisait longtemps qu’on attendait un récit centré sur Helena Rosa Bertinelli. Effectivement, Huntress n’a pas vraiment de série dédiée à son personnage. Néanmoins très présente dans l’univers de Batman et ponctuellement dans Justice League, ses autres dernières apparitions étaient dans la série Injustice, directement liée au jeu vidéo Injustice Les Dieux sont parmi nous.

Dans Birds of Prey: Huntress, plusieurs éléments sont justifiés et permettent de distinguer Helena d’un Batman. Cela passe par son costume (et son tailleur), son pseudonyme, ses méthodes expéditive et même jusqu’à son choix d’utiliser une arbalète. Car oui, l’emploi de l’arbalète tout comme le nom d’Huntress ne sont pas aléatoires ou juste pour faire classe. En effet, l’arme, silencieuse, rapide à la détente et précise, et annonce clairement la couleur qu’elle souhaite renvoyer à ses ennemis. Comme cité plus haut, ses ennemis, essentiellement des membres de la mafia résidant à Gotham, seront les gibiers de choix d’Helena. Ce qui provoquera inévitablement une confrontation face à Batman à un moment du récit.

birds of prey: huntress
Côté dessin, Cliff Richards est seul maître à bord. Un point appréciable car cela nous permet de profiter d’une certaine constance graphique dans la lecture. Discret dans ses parutions aujourd’hui, on avait pu le retrouver en librairie dans Infinite Crisis ou Final Crisis. Sur Birds of Prey: Huntress, le travail de l’artiste est plus que bon. Son trait fin donne un rendu des personnages et des environnements qui colle parfaitement avec le ton dramatique du titre.
birds of prey huntress
Birds of Prey: Huntress, aka Huntress: Year One, est un bon titre qu’il est conseillé de lire si vous voulez débuter sur le personnage et comprendre les origines d’Helena. À la fois moderne par son écriture, intéressant par son ambiance et riche par ses personnages, on ne demande qu’à en lire davantage. C’est une bonne initiative qu’Urban Comics a eu de sortir ce titre en librairie. D’autant plus qu’il y en a peu sur ce personnage. Il faut dire aussi que la sortie prochaine du film Bird of Prey y est pour quelque chose, mais on ne va pas s’en plaindre, bien au contraire. Si vous aimez les personnages aux fortes convictions et motivations, alors ce tome est fait pour vous.
Review VF - Birds of Prey: Huntress
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Les +
- Enfin un tome centré exclusivement sur Huntress
- Une ambiance mafia inspirée et qui n'abuse pas des stéréotypes
- Les dessins de Cliff Richards
Les -
- Trop court
- Aucune prise de risques
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