Bon, accrochez-vous parce que ça va aller assez vite ! C’est parti pour cette review du tome 2 de Teen Titans !

Un marasme éditorial

Le problème ici, et cela n’est pas la faute de l’auteur, c’est le marasme éditorial dans lequel s’est retrouvée le titre. En effet, ce dernier a été pris dans une spirale d’événements impliquant plusieurs séries, qu’il a été difficile d’affronter, puisque dès que Ben Percy voulait développer son histoire, on lui retirait son bébé pour laisser d’autres artistes s’amuser avec. Et ça, en terme de possibilités créatives offertes, vous l’aurez compris, ce n’est pas la joie. De ce fait, on se retrouve avec un titre dans lequel le scénariste ne peut proposer que des arcs de trois numéros maximum s’il veut pouvoir écrire quoi que ce soit.

Ce tome regroupe les numéros de la période durant laquelle ce phénomène a été le plus présent, et cela se ressent, notamment en terme de construction et de cohérence générale. Urban a ainsi pris le soin de retirer les numéros faisant partis desdits events (The Lazarus Contract et Metal), reliant Teen Titans avec d’autres séries, comme Deathstroke et Titans. Sauf que, de ce fait, et cela n’est pas à reprocher à la maison d’édition qui s’en sort comme elle peut, il manque clairement des passages importants nuisant à la cohérence globale.

Ainsi, d’un numéro à l’autre, on passe d’un Aqualad qui débarque chez les Teen Titans à un Aqualad intégré dans l’équipe, et en bonus, un Kid Flash qui s’est fait virer. De ce fait, sans la lecture par exemple d’un Deathstroke en parallèle et le rattrapage de quelques numéros en VO, le tout peut s’avérer déroutante.

Teen Titans #7
Teen Titans #7

Aqualad is back

Mise à part les soucis de cohérence globale, comment s’en sort Ben Percy avec ses Teen Titans ? L’idée est ici d’introduire le plus rapidement possible Aqualad, et de le développer comme il peut, ne sachant pas quand et comment les autres auteurs vont lui piquer son titre, et dans quel état ils vont lui rendre ses personnages. En tenant compte de cela, le scénariste s’en sort plutôt correctement, bien que King Shark ne soit pas le méchant le plus street cred dès lors qu’il s’agit de faire peser une menace sur le groupe. Développer le sidekick d’Aquaman en si peu de temps ne permet pas de faire dans la subtilité et Percy le sait. De ce fait, il joue avec cela, proposant un Black Mantha à la limite du parodique dans son rôle de méchant. « Papa, je suis gay » « Rien à foutre, nous sommes tous des bouts de viande ». Si le récit n’est pas fin, du moins il sera divertissant.

Et divertissant, le récit l’est du moment que vous acceptez de poser votre cerveau, et cela, bien que le tout aille vraiment trop vite par moment. De plus, concernant la partie graphique, peu de choses à dire ici, Khoi Pham aux dessins fait vraiment le taff, ceux-ci étant renforcés par une très jolie colorisation. Le contraste entre les différents costumes et environnements crée des passages à la composition assez colorées.

Cependant, en terme de tonalité du récit, on se rend compte que Teen Titans réussit mieux dans sa démarche de proposer un titre feel-good que lorsqu’il se décide à proposer quelque chose de plus sérieux. Damian peut d’ailleurs se montrer assez insupportable –plus que d’habitude-, là où à d’autres moments, son humeur en décalage avec les autres réussit à faire mouche.

Teen Titans #10
Teen Titans #10

Pour résumer, si ce tome de Teen Titans n’est pas mauvais, il découle du marasme éditorial dans lequel DC a plongé la série un tome assez bancal, d’autant plus si le lecteur n’a lu aucun des titres à côtés.

Ben Percy fait ce qu’il peut, et sachant qu’il ne pourra jamais vraiment être subtil, notamment au niveau de ses méchants, s’adapte. L’humour basé sur le décalage entre les héros fonctionne d’ailleurs assez bien, proposant certaines punchlines bien senties. Malheureusement, sans l’arc The Lazarus Contract, demander au lecteur de s’attacher en si peu de temps à Aqualad peut être compliqué, le tout pouvant déboucher sur une certaine indifférence vis-à-vis des retournements chamboulant la vie du personnage. Cependant, on ne peut pas dire que l’auteur ne fait pas d’effort pour essayer de rendre le personnage digne d’intérêt

Moyen / 10 Notre avis
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Les +
- L'humour fonctionne bien
- Ben Percy sauve les meubles
- Khoi Pham fait le café
Les -
- Un marasme éditorial qui peut dérouter
- Un problème de cohérence globale du titre
- Damian peut être assez insupportable
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