Petit événement sorti de nulle part avec ce Batman vs Deathstroke, on pourrait aisément s’attendre à une confrontation gratuite entre deux figures appréciées. Un affrontement qui plaira aux joueurs se remémorant quelques bons souvenirs devant Arkham Origins. C’était sans compter sur la présence Christopher Priest à l’écriture.

Batman VS Deathstroke : événement qui n’aurait pas du être

La première chose à faire est de penser qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’une histoire se suffisant à elle seule. Cadre extérieur au contenu de l’album, on ne peut reprocher à Urban Comics de suivre le modèle de publication instauré par DC Comics aux US. Vendu comme un album à part, Batman VS Deathstroke n’est en fait qu’un volume prenant place entre Deathstroke Rebirth Tome 5 et 6.

D’une autre part, l’événement n’aurait pas du être comme un événement. Mais le pitch était bien trop alléchant pour l’éditeur. Et estimons-nous heureux que le projet de Christopher Priest ait été accepté. Implanter Batman comme antagoniste au titre Deathstroke était trop beau. Mais Priest n’en use pas par opportunisme. La présence de Batman est pleinement justifiée et en accord avec le fil rouge du titre Deathstroke.

Ma famille d’abord

En plaçant Robin au cœur de l’intrigue, les motivations sont naturellement comprises par le lecteur. Et en suivant Deathstroke comme personnage principal, Christopher Priest bouleverse le regard du lecteur de comics. La famille est le sujet mis en avant par Priest dans son run sur Deathstroke. Nous venons de quitter Slade avec Deathstroke Rebirth Tome 5. Au fond du trou, il s’est mis son équipe à dos ainsi que sa famille. Il se retrouve seul avec ses regrets et son projet de rédemption parti en fumée. Désespéré, Deathstroke se pose en victime du sort. Christopher Priest parvient à nous surprendre en présentant un Batman haineux, introduit par une tension pour le moins électrique entre les deux personnages.

S’il possède ce statut de victime, Deathstroke reste une tornade qui frappe violemment tout ce qui l’entoure. Dans divers soupçons laissant entendre que Deathstroke puisse être le véritable père de Damian, Priest parvient à créer le doute grâce à diverses interventions. Parvenir à faire douter d’un élément quasi-intouchable est déjà une preuve de réussite. Car tout comme le fameux mariage de Batman et Catwoman, l’idée n’est pas de chercher le véritable père de Damian. Elle consiste à trouver la véritable famille de Deathstroke. Ce chien galeux en quête de chaleur pour son corps froid et vide.

Sorte de saga hors-série, ce volume nécessite la lecture des cinq premiers volumes de Deathstroke Rebirth, sans quoi, vous risquerez de passer à côté de l’intérêt premier du volume : le rapport familial de Deathstroke. Mais vous sortirez de cette lecture avec l’incroyable envie de voir un jour Christopher Priest écrire Batman.

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- Christopher Priest ne craint pas la complexité de certaines situations
- Des planches superbes
- Une confrontation intense et justifiée
- Batman par Christopher Priest
- Une conclusion satisfaisante...
Les -
- ... malgré une trame peu crédible
- Aurait mérité sa place dans la collection Deathstroke Rebirth
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