Ça y est 2019 arrive à sa fin, une nouvelle année (et nouvelle décennie) arrive, il est donc temps de faire le bilan. Chaque membre de la rédaction va venir donner son avis sur cette année 2019 chez DC Comics. Car mine de rien ce fut une année somme toute assez chargée. Les rédacteurs vont donc revenir sur leurs coups de cœur ou coups de gueule. Que ce soit au niveau des comics, des écrans, ou même de la ligne éditoriale de DC.

N’hésitez pas à laisser vous aussi votre bilan de l’année et je vous souhaite une très bonne année !

Place à notre bilan 2019


Le bilan de Blue

Oh boy here we go again, une nouvelle année qui se termine. Du côté des comics, Doomsday Clock étant fini, DC peut enfin avancer. L’éditeur ayant été bloqué pendant très longtemps peut enfin faire évoluer pleinement son univers sans s’enliser dans cette trame qui est, certes de qualité, mais qui a également été un véritable marasme. Si ses titres principaux ne sont pas extraordinaires, ce sont les petits titres qui continuent de faire en sorte que DC tire son épingle du jeu. C’est donc durant cette année 2020 que la maison d’édition va devoir refaire ses preuves et présenter de belles choses sur ses personnages phares, car les fans l’attendent au tournant -Eh oui, Creature of the Night, Far Sector, Wonder Twins etc… C’est super, mais ça ne suffit pas à porter un univers. On constate avec plaisir une véritable volonté de reconnecter avec ce qui a fait la grandeur de l’éditeur, en puisant dans la mythologie – la Legion est de retour par exemple-.

Si la 5G semble un projet peu viable sur la durée, et sera sans doute le pendant DC de Ultimate chez Marvel, elle peut apporter de belles choses. Ne soyons pas pessimistes. Par ailleurs, le fait que cette frise chronologique soit la seule annonce des deux Comic Con est pitoyable. Rarement durant des conférences/évenements les fans de longue date ont eu l’occasion d’avoir aussi honte de leur passion. Le néant. Rien. La vitrine de présentation, le musée du rêve, était tout bonnement vide. On en vient presque à se demander pourquoi DC n’a pas fait une Sony qui, faute d’éléments à présenter, à tout simplement préféré ne pas venir à l’E3. 

Du côté des écrans par contre, le tout est une grande réussite que ce soit Doom Patrol, Watchmen, ou Harley Quinn dans son genre. Au cinéma, si Shazam est un film plus modeste, il a su trouver son public, et Joker remet Warner dans la course. Si la ligne directrice semble, et est finalement peu claire, on pourra du moins trouver un certain réconfort dans le fait que chaque nouveau film ne crée pas de divisions ou de dramas, sans pour autant être lissé au possible.


Le bilan de Claygan

Cette année 2019 n’aura pas été des plus simples. Le constat semble global, au vu de ce que l’on peut lire à droit et à gauche, ainsi que sur nos forums, mais les lecteurs décrochent. Et c’est bien mon cas. Le nombre de titres que je suis a drastiquement baissé au cours de l’année. Entre snyderie et bendiserie, dur de vraiment trouver son bonheur quand les deux te sortent par les yeux. Qui plus est cette année a bien montré que DC ne sait ni où il va, ni à qui il s’adresse. Entre un event Heroes in Crisis effroyable, un Batman Damned que l’on préférerait oublier et un Jon Kent à qui l’on a volé des années, c’est compliqué. Pour moi d’ailleurs le simple fait que DC ait lancé une nouvelle on-going Birds of Prey, avec Azzarello malgré toutes les polémiques et le fait qu’il était la dernière personne à choisir pour écrire un titre avec que des personnages féminins, avant de se raviser, d’annuler l’on-going et de la transformer en tome unique pour le Black Label, démontre ce manque total de discernement.

Une autre chose qui est pour moi particulièrement importante (et que je ne pense pas voir chez mes collègues) c’est l’annulation du titre Green Arrow. Déjà le personnage a perdu un membre essentiel de sa famille avec la mort scandaleuse de Roy, mais alors qu’il avait trouvé une paire de scénariste qui comprenait bien le personnage et avait des plans pour son futur DC décida quand-même d’annuler le titre en mars dernier. Tout ça sous le prétexte de donner une plus grande place au personnage dans l’univers DC. Ce qui était bien entendu un énorme mensonge, le personnage n’ayant eu le droit qu’à une place de caméo glorifié dans le Leviathan de Bendis. Oui, Green Arrow me manque.

D’un autre côté on a quand même eu des bonnes choses, voire de très bonnes choses. Que ce soit le Lois Lane de Rucka, le Superman’s pal de Fraction (fantastique), Dial H for HeroThe Green Lantern, ou encore le Harleen de Sejic. Et j’en oublie sans doute encore beaucoup. Néanmoins au niveau des écrans, bien dur de trouver son bonheur. À part Doom Patrol la qualité a vraiment été ras les pâquerettes pour DC Universe. Même si à la surprise générale Harley Quinn redresse le niveau en cette fin d’année. Quant au cinéma rien d’incroyable. Il en restera Watchmen qui aura été un énorme coup de cœur.

Pour l’année prochaine j’attends toujours avec curiosité le film Birds of Prey et niveau comics j’espère voir un King revenir au niveau de Mister Miracle avec son Strange Adventures. Le potentiel est là en tout cas. Quant au reste j’attends seulement avec impatience de voir DC se ramasser avec leur 5G. Chacun ses petits plaisirs. Ah et aussi j’attends que tous les rédacteurs de DCPlanet aient lu DC : The New Frontier. Je ne donnerai pas de nom, mais c’est quand même un scandale.


Le bilan de Fish Talker

Je n’ai pas suivi toute l’actualité DC autant que mes confrères et consœurs de la rédaction car étant un lecteur des sorties VF. Mon attention s’est surtout portée sur les titres Doomsday Clock, Heroes in Crisis et le travail de Scott Snyder sur l’univers. En ce qui concerne le premier, bien que pleins d’ambitions, j’ai été plutôt déçu du résultat car pas aussi transcendant que je l’espérais. Cependant, pour les points positifs, Geoff Johns a montré, et surtout redémontré, tout son amour et sa passion pour ces héros. C’est une impression que je n’ai absolument pas ressenti pour Heroes in Crisis qui représente une aberration en terme de traitement et de respect des personnages. Enfin, l’année 2019 aura été très lucrative pour Scott Snyder. Le bonhomme est présent partout et transforme tout ce qu’il touche en blockbuster (comme l’image d’un certain MCU au cinéma). Et ce n’est pas l’annonce de la fin de son run sur Justice League qui l’arrêtera. Et oui, Metal 2 arrive.

Un mot sur les kiosques VF et sur le cinéma. La situation du kiosque n’est plus un secret, il va disparaître prochainement et avec ceci, l’intérêt que j’avais pour des séries qui n’auront jamais de suites en VF (Nightwing de Chuck Dixon, Titans de Dan Abnett…) Enfin, si dans les salles, Shazam ne m’a laissé aucun souvenir marquant, le film Joker m’a agréablement surpris. Todd Philips a montré une certaine maîtrise pour le mélodrame après avoir travaillé sur le genre de la comédie. Joaquin Phoenix s’est également offert un rôle dont on se souviendra longtemps encore en ce qui concerne l’adaptation d’un personnage de comics. J’espère que la leçon servira à la Warner Bros. Il faut respecter le travail du réalisateur avant de miser sur l’aspect financier, et non l’inverse. 

PS: Mon cœur de fan souhaiterait que « Release the Snyder Cut » se réalise, mais mon âme de cinéphile n’en a plus rien à faire. C’est bien beau que les acteurs et le réalisateur en fassent les louanges après un soi-disant visionnage en privé. Mais ce serait nuire à la crédibilité de WB et aux spectateurs ayant acheté inutilement leur ticket.


Le bilan d’Harley

Mon seul bilan serait : Des prises de risques non assumées et une volonté de trop en faire nuisent à DC ces derniers mois. Les idées s’emmêlent et se perdre. La qualité se retrouve là où on ne l’attend pas avec de projets qui ne paient pas de mine comme certains graphic novel de DC Ink ou des séries comme Harleen ou le retour du Sandman Universe. Le petit nouveau Hill House comics a également su se démarquer et il est bon de revoir de l’horreur chez DC. Du côté des grandes séries, nous avons beaucoup de promo et de promesses mais le tout s’éteint comme un feu étouffé à l’image de Heroes in Crisis ou Doomsday Clock.

Du côté des écrans, je ne retiendrai que Joker qui a su être une vraie surprise alors que je n’attendais pas grand chose du film. Nous tenons là un projet qui s’assume et il serait bon pour Warner de continuer sur cette voie.

En fait, à bien y regarder, en 2019, c’est la prise de risque assumée et l’atypique qui a sur marquer le public alors que les super-héros emblématiques et leurs histoires ont fait un flop. Pour 2020, j’espère avoir droit à de belles surprises, sur papier comme sur écran, avec pourquoi pas un Ivy développé par Stjepan Sejic ou des Birds of Prey étonnantes au cinéma. (Tous les rêves sont permis)


Le bilan de James Edge Grayson 

Je n’ai pas envie de lâcher DC mais il est vrai que mon enthousiasme a bien baissé. Je me traîne à lire mes épisodes tant on finit déçu par des décisions ou des pétards mouillés. Heroes in Crisis est un exemple bien cité. Mais surtout ce qui m’a beaucoup dérangé c’est le traitement que subissent les héros. Partout. Bien sûr que je vais parler de Nightwing, mais pas que. Alfred, Roy Harper, Wally West… les Titans (pauvre Garth) de la série TV Titans. DC ne respecte que les chauves-souris (je précise que dans Titans, seul Bruce Wayne est ridiculisé pas Batman) ou quiconque est maquillé en clown. Et ironiquement c’est un clown qui remonte le niveau au cinéma. Montrant pas spécialement un chef d’œuvre mais l’opportunité de traiter correctement un personnage et surtout les adaptations de comics. 

En VF, c’est le kiosque qui disparaît. Et donc ma quantité de lecture avec. Cela devient plus contraignant de lire toutes les librairies. En fait, Urban transforme le comics en lecture Franco belge et tue le comics.

Tout n’est pas à jeter, c’est un plaisir de lire le Batman de Tom King et savoir que la série Batman Catwoman arrive est génial. Si seulement d’autres héros pouvaient être aussi bien traités. Je suis curieux de voir comment l’identité de Superman va tourner. Avec la déchéance de Rebirth et ce qu’il reste j’en viens à espérer une crisis, quitte à balayer Ric au passage. J’ai eu le plaisir de relire Nightwing the New Order et ça rappelle qu’il y a encore quelques histoires qu’on peut raconter et qui sont cools. Et j’en viens également à espérer pour 2020 qu’en réalité Titans est une réalité alternative des Titans qui sont en fait maléfique.

Sinon, 2019 a été l’occasion de rencontrer une seconde fois Mikel Janín en France et de profiter de la fin de la Comic Con Paris pour voler une petite discussion. 


Le bilan de Justafrogg

En commençant à mettre sur le papier mes premiers événements marquants de 2019 chez DC Comics, j’ai commencé à douter de la qualité globale de cette année. Les deux grands arc fill-in des douze derniers mois étant Year of the Vilain et toutes les pérégrinations autour du Dark Multiverse, Snyder a transformé l’univers de DC en un Blockbuster géant, que je trouve très peu intéressant. J’attendais d’ailleurs beaucoup de la fin de Doomsday Clock pour venir remettre un peu d’ordre et d’intérêt dans cette continuité. J’ai donc été encore plus déçu. 

Cependant, En y réfléchissant une deuxième fois, et en sortant de cette trame globale, cette année fût finalement très riche en comics de qualité. Malgré la fin du label Vertigo, les titres du Sandman Universe ont continué de livrer leur magie encore cette année. Même chose avec une nouvelle salve de titres pour le label Young Animal, toujours mené par un titre Doom Patrol de grande qualité et accompagné de titres étranges, parfois bancals mais toujours intéressants. Far Sector est pour l’instant très convaincant et, avec le titre The Green Lantern de Grant Morrison, remet sur le devant de la scène une équipe qui avait du mal à trouver sa voie depuis quelques années. Et il y a Martian Manhunter de Steve Orlando et Riley Rosmo, coup de cœur de cette année, qui allie intelligence d’écriture, composition pertinente et planches sublimes. 

2019, c’est aussi l’arrivée du film Joker de Todd Phillips qui a marqué un tournant dans les adaptations de comics. Avec un film indépendant des autres, et un ton dramatique assumé, il a permis à DC de se désolidariser du ton “à la Disney” qui semblait être la norme ces dernières années. Les annonces pour le film The Batman semblent également continuer dans ce sens. La branche télévisuelle a aussi été marquée par l’arrivée de Watchmen de Damon Lindelof, l’une des meilleures séries que j’ai vue depuis un bon moment, qui propose un point de vue différent mais très intéressant de l’œuvre d’Alan Moore

Finalement, en sortant des sentiers tracés par Scott Snyder, il est possible de trouver de très belles choses cette année chez DC. Espérons maintenant que, pour 2020, la qualité ne soit pas éclipsée par un nouvel événement bancal.


Le bilan de Mocassin

Mon rapport à DC Comics fut assez conflictuel en cette année 2019. Avec des choix semblant aller à l’encontre de l’initiative Rebirth lancée 2016, mon intérêt a progressivement diminué. En conséquence, le nombre de titres auxquels je me suis intéressé ne nécessite même pas d’avoir une main complète pour les compter. Je retiendrai surtout Doomsday Clock, phare d’espoir qui montre le chemin au milieu de cette mer agitée. 2019 marque pour la fin de la maxi-série de Geoff Johns, et jamais l’auteur (ni Gary Frank ou Brad Anderson) n’ont fait de compromis sur la qualité promise dès le départ. Un véritable modèle que Dan DiDio devrait prendre en exemple, plutôt que de lancer des horreurs comme Heroes in Crisis. Espérons une nouvelle décennie davantage dans la lignée de ce que propose Johns.

J’ajouterais une mention largement honorable pour un titre que je considère tout aussi exceptionnel, mais dans un autre registre : Harleen, de Stjepan Sejic. L’auteur/dessinateur propose un portrait profondément humain d’une descente aux enfers qui relève presque de la fatalité. C’est merveilleux de richesse et de sincérité. Dernière mention honorable pour la CW (on ne se refait pas) qui, malgré de nombreuses faiblesses, propose presque un univers plus attrayant, avec pour apogée un Crisis on Infinite Earths tout à fait honorable.


Le bilan de myplasticbus

Pour moi, cette année 2019 entérine que la direction éditoriale de DC est de plus en plus divisée, poussant l’éditeur à renforcer sa tendance à l’éparpillement général au détriment d’une cohérence éditoriale, comme ça avait pu être le cas du temps de Rebirth. On se retrouve ainsi avec 3 ou 4 directions différentes, qui cohabitent plus ou moins bien au sein d’un même univers. A ce sujet, il y a beaucoup à dire, mais j’en soulignerai simplement deux. D’un côté, cette année, on a vu Scott Snyder continuer de s’imposer avec sa bande de potes sur l’éditorial, posant ses projets sur le devant de la scène. A cause d’eux, on s’est chopé un Year of the vilains qui m’a presque ôté l’envie de lire des comics de part sa redondance fatigante… On a eu les Infectés, les Tales du Dark Multiverse, et j’en passe. Et je trouve ça inquiétant de voir ainsi les concepts débiles prendre de plus en plus de place sur les histoires et les personnages. Malgré ma sympathie relative pour le bonhomme, l’arrivée de Tynion IV sur Batman n’est pas pour me ravir, car je constate que cette team continue de poser toujours plus de pions sur l’univers DC

D’un autre côté, ça me fait de la peine de le dire, mais je dois admettre qu’au milieu de tout ça, Bendis a poursuivi sa politique de rafraîchissement. Le chauve de Marvel a ramené pas mal de copains dans ses bagages, souvent pour le meilleur. Kelly Sue de Connick a apporté de belles choses sur Aquaman. Greg Rucka refait des merveilles sur Lois Lane. Pareil pour Matt Fraction sur l’ami Jimmy. Reste G Willow Wilson, qui a bien fonctionné sur Wonder Woman à ses débuts, avant de partir à va-l’eau en fin de run en mode osef… mais elle a bien essayé, au début. Et que dire de l’imprint Wonder Comics, qui signe certaines des meilleures séries DC de l’année (Dial H et Wonder Twins, pour ne pas les nommer). En un an et demi, Bendis a posé sa marque sur l’univers DC. Parfois avec succès (comme pour Action Comics), parfois moins (comme sa Legion ou Young Justice). Mais je dois admettre que sous certains aspects, il nous sauve un peu. Voilà ce que je constate pour cette année 2019 (sinon, j’ai aimé Doom Patrol aussi).


Le bilan de Sledgy7

On vient de traverser une année compliquée. Les nombreux architectes de l’univers DC du moment sont ambitieux, mais pas toujours inspirés, notamment le Year of the Villain qui n’aura pas apporté de bonnes choses (à part des one-shots que personne ne semble lire malgré leur qualité). L’éditeur s’accroche à tout ce qui tourne autour du Batman Who Laughs et donc de Metal, et c’est pénible pour tous ceux qui n’adhèrent pas du tout à ce comics tout droit sorti des enfers. Parmi les nombreux titres sans intérêt, quelques comics ont su s’élever, mais rare sont ceux qui ont fait un véritable sans faute. Pour les autres médias, c’était pas gagné jusqu’à ces derniers mois avec Joker et Watchmen, qui ont eu un grand impact, et même la petite série Harley Quinn qui est sûrement l’une des meilleures surprises de cette année.

Malheureusement, 2020 risque d’être une année où il faudra subir les mêmes Snyderies et on continuera d’attendre la sortie des titres, souvent dans leur coin, qui offrent encore quelque chose de pertinent. J’ai pas mal d’espoir pour le Batman de Tynion IV par exemple, un des auteurs les plus solides de DC en 2019. Ce ne sera pas mieux du côté des écrans avec deux films qui ne me chauffent pas du tout, même si c’est cool qu’ils soient 100% féminins, et des séries plutôt nulles, même si je garde un peu d’espoir pour Stargirl et que Doom Patrol relève le niveau. Y a pas à dire, Gotham me manque, au moins on rigolait bien.


Le bilan de Watchful

DC reste le DC de 2011, une catastrophe menée par Jim Lee et Dan Didio. La continuité est extrêmement instable, les titres phares progressent chacun de leurs côtés, sans parler de l’événement Doomsday Clock. Et on parle encore d’univers partagé. Entre l’univers personnel de Tom King, l’univers enfantin de Scott Snyder et l’univers cosmique de Grant Morrison, sans parler du Wildstorm de Warren Ellis qui a disparu dans le silence. DC annonce et lance des plans, comme pour relaunch un relaunch, patcher continuellement un univers qui ne sait plus où il en est. On applique des idées sans savoir où aller, et l’image moderne de cette situation effrayante est l’évolution drastique de Jon Kent. 2019 a été la progression d’un univers conçu comme l’a été la Saga du Clone chez Marvel. Une conception de l’univers tel le Marvel des 90, qui n’est clairement pas un exemple à suivre. Mais un modèle initié par la génération Image de Jim Lee. Faut-il encore en être surpris ?Si l’éditeur ne cherche qu’à reproduire le schéma créatif d’Hollywood et ses blockbusters estivaux, DC est bien parti pour plonger comme a pu le faire Marvel il y a 20 ans.

Comment pouvons-nous attendre une réaction d’un éditeur satisfait de ses chiffres ? Si DC ne pense qu’à travers ses événements c’est qu’ils sont les moteurs de cet univers morcelé. Il faut lire des comics et non les consommer bêtement, remettre en question nos lectures et ce que nous en tirons.

2019 a été comme tout autre depuis près de 10 ans, une année avec ses titres en marges agréables, mais une majorité de bas en considérant l’ensemble du catalogue. Vivement un changement de direction, malgré la présence de AT&T à la tête du groupe. Parce qu’elle est là, la grande conséquence de 2019.


Et voilà pour notre bilan DC Comics pour l’année 2019 !