On retrouve notre train train hebdomadaire avec des lectures qui n’ont pas vraiment de quoi nous enchanter. Très peu de titres ont su captiver nos lecteurs et le reste, et bien, on peut facilement les oublier, vraiment.

Et vous, quel est votre bilan de lecture ?

LES COUPS DE COEUR

 

The Dollhouse Family #1

Collection

Rebirth

Scénario

Mike Carrey

Dessins

Peter Gross, Vince Locke, Dan McDaid

 

Ce premier numéro de The Dollhouse Family est une vraie réussite. Mike Carrey réussit à créer, bien aidé par une excellente partie graphique, une vraie ambiance malsaine, où on ne peut s’empêcher de s’attendre au pire. Qui plus est le concept de la maison de poupée est excellent. Car bien entendu, le titre se réfère à la maison de poupée que récupère la fille, Alice, mais ce n’est pas tout. Car c’est aussi la famille même d’Alice qui sert de sorte de maison de poupée pour nous lecteurs pris en plein acte de voyeurisme. Et cette idée est même renforcée par une certaine façon qu’ont les artistes de découper les cases, nous donnant parfois l’impression de regarder les personnages par une fenêtre, ou alors vu du dessus, telle une maison de poupée dont on enlèverait le toit.

Qui plus est, là où l’histoire aurait pu se contenter de nous faire suivre Alice et la maison des poupées, maison de poupées qui sert pour le jeune fille de refuge aussi bien mental que physique, Carrey semble intéressé par l’idée de nous raconter une histoire aux dimensions bien plus grandes. Déjà de par le narrateur omnipotent présent à plusieurs moments dans le numéro. On ne sait pas encore s’il aura vraiment une incidence sur l’histoire, mais il y a quand même des chances que cela soit le cas. Qui plus est avec les parties dans le passé l’histoire semble prendre des proportions bien plus grandes que ce que l’on pouvait penser de prime abord. 

The Dollhouse Family #1 est donc un excellent démarrage pour cette nouvelle série et on a hâte d’en voir plus.

– Claygan

LES VALEURS SURES

Black Hammer/JL: Hammer of Justice ! #5

Collection

Rebirth

Scénario

Jeff Lemire

Dessins

Michael Walsh

 

Déjà le dernier numéro pour ce crossover. L’occasion de faire se réunir l’intégralité des deux équipes dans un final plus sentimental qu’héroïque. L’intrigue se résout très vite et très simplement mais cela n’a jamais été l’intérêt de cette série. Les dialogues entre les personnages sont toujours aussi bien écrits et leur développement est toujours aussi pertinent. Cependant, certains auraient mérité qu’on leur consacre plus de pages. Par exemple la décision, très importante, de Gail est expédiée beaucoup trop rapidement. Mais le titre reste agréable à lire et à regarder. Black Hammer / Justice League aura été un titre très plaisant du début à la fin. Un titre qui, de l’aveu même des personnages, est simplement une histoire sans prétention, qui ne révolutionnera pas leurs univers respectifs. C’est cependant une histoire écrite par un auteur qui aime profondément ses protagonistes et offre un crossover intelligent et émouvant. Lemire ne semble pas en avoir fini avec ces équipes et c’est pour notre plus grand plaisir.

– Justafrogg

Harley Quinn & Poison Ivy #3

Collection

Rebirth

Scénario

Jody Houser

Dessins

Adriana Melo, Mark Morales

 

Oui, écoutez je le mets dans les valeurs sûres. Entendons-nous bien. Harley/Ivy n’est pas un très bon comics et il ne raconte pas grand chose (mais au moins il a le mérite de ne pas cacher le vide sous un déluge de mots). Tout ça, c’est vrai, mais en même temps c’est loin d’être ignoble. Déjà Harley n’est pas insupportable donc c’est déjà ça et au niveau des dessins c’est plutôt jolie. Tout ça donne au final une série, et un numéro, qui est plutôt sympa et même si je pense qu’il y avait moyen d’en faire plus avec un road trip au travers de l’univers DC, il en reste que ça va, c’est pas mal.

Par contre, si le twist autour de Poison Ivy est bien celui auquel je pense, là c’est une escroquerie.

Claygan

LES DÉCEPTIONS

Event Leviathan #6

Collection

Rebirth

Scénario

Brian Michael Bendis

Dessins

Alex Maleev

C’est l’heure de la révélation de l’identité de Leviathan dans un numéro qui gère moins bien son suspense, mais comme beaucoup de conclusions de mystères, il fallait s’y attendre. La plus grosse théorie était juste, mais la surprise n’est pas le plus gros problème, mais bien le manque de pertinence que le personnage dégage. Sa révélation n’apporte rien si ce n’est qu’il abandonne son plan sans véritable raison pour devenir plus radical. Lier les Manhunters du culte à ceux des Gardiens n’était pas utile, mais Bendis semble avoir été engagé pour créer ce genre de retcon. En termes de dessins, Maleev fait toujours du bon travail, et on garde une bonne dynamique de groupes dans l’écriture, mais les fins sont souvent décevantes et Event Leviathan n’y échappe pas.

– Sledgy7

The Batman’s Grave #02

Collection

Rebirth

Scénario

Warren Ellis

Dessins

Bryan Hitch

Pour le moment, le récit Batman de Warren Ellis n’est pas à la hauteur de son talent. Ici, il offre un numéro très tourné action comme il aime en faire de temps en temps, mais Bryan Hitch n’a pas le sens du découpage de Declan Shalvey par exemple. Le combat est long pour une charge émotionnelle très faible et le reste du numéro est assez maigre. Je ne sais pas quoi retenir d’autre qu’un Alfred reprenant le cliché de l’Anglais alcoolique et d’un commentaire basique sur le fait que Batman aurait plus aidé la ville en donnant son fric et son matos aux autorités compétentes. Et puis, les dessins de Hitch absorbent mon énergie vitale, quel ennui.

– Sledgy7

TFTDM : Blackest Night #1

Collection

Rebirth

Scénario

Tim Seeley

Dessins

Kyle Hotz

Compte tenu de l’équipe créative, on peut s’attendre à mieux que les deux précédents numéros, et c’est le cas. Cependant, on reste dans quelque chose de bien dispensable et peu inspiré. Dans ce monde où les Black Lanterns ont gagné, Sinestro est mi-blanc, mi-noir (le comics ne prend pas vraiment le temps d’expliquer pourquoi, comme beaucoup d’autres choses) et cherche tout de même un remède, sauf si c’est pour qu’on sache que tout est de sa faute. Si on ajoute à cela une fin bidon parce qu’il faut bien que ça finisse mal, on peut se dire qu’on a encore gaspillé notre temps, mais il faut bien avouer que les planches sont d’une certaine qualité et le style de l’artiste colle bien avec le personnage marquant de ce one-shot : Lobo. Ça fait un moment que je n’avais pas lu un comics où Lobo était bien écrit. Ici, il est bien lourd et drôle comme il faut, et c’est bien le seul aspect qui fera passer la pilule pour ceux qui n’ont pas encore fait une croix sur tout ce Dark Multiverse.

– Sledgy7

The Brèves and the Blue

Batman And The Outsiders #7 (Bryan Hill, Cian Tormey) : Un vrai comics low cost où tout le monde fait le minimum. Cian Tormey aux dessins est clairement pas là pour faire resplendir tout son art, quoique le tout ne soit pas spécialement affreux. On notera quelques positions des personnages proche d’un truc BDSM soit dit en passant. Hormis les fans désespérés d’Orphan, Black Lightning, ou Katana, personne n’aura continué la série jusque là. 

Catwoman #17 (Joëlle Jones) : Magnifique visuellement, avec une narration très fluide, permettant par la même occasion un bel hommage au personnage. Catwoman ne semble pas partie pour une énième phase “en fait je suis méchante, même si tout le monde sait que ce n’est pas le cas”. Cool que DC se remette progressivement à utiliser l’univers magique. 

Detective Comics #1015 (Peter J. Tomasi, Doug Mahnke et José Luis) : Alors, je suis partagé. D’un côté, j’aime ce que j’ai vu dans ce numéro, et le fait que Nora se retourne contre son mari était prévisible. Le problème, c’est que dans la construction de Freeze dans cet arc, quelque chose reste un peu paradoxal. La dernière fois, le Glaçon s’amusait à buter l’intégralité d’un théâtre pour laisser sa femme danser sur la scène. Du coup, sortir maintenant un “Je ne veux plus être un vilain” reste étrange. Si il s’était contenté de simples braquages pour récupérer l’argent permettant à son couple de se soigner, j’aurais pu comprendre, mais là, non. Sinon, le numéro en lui-même fonctionne bien, avec une petit critique de l’expérimentation sur les animaux. La nouvelle armure créée par Mahnke est toujours une vraie réussite. 

Flash #82 (Joshua Williamson, Rafa Sandoval) : Au moins c’est pas moche. Sinon, je commence à devenir tellement cynique que la dernière page et la tronche de Barry m’ont fait rire. 

Gotham City Monster #3 (Steve Orlando, Amancay Nahuelpan) : C’est très série B, mais la série semble s’améliorer. L’équipe pourrait fonctionner sur le long terme en quittant son format  mini-série, permettant de vraiment développer quelque chose. Pas certain que la présence de Batwoman soit nécessaire à ce groupe. 

Hawkman #18 (Robert Venditti, Pat Olife) :  On ne va revenir sur les dessins, ni sur certaines phrases clichées du style “Je suis l’ange de la mort”. Cependant, l’intrigue Earth-3 semble pouvoir apporter de bons moments à la série avec la lutte interne que traverse le personnage. Nous verrons comment tout ceci se conclura. 

House of Whispers #15 (Nalo Hopkinson et Dan Watters, Domo Stanton) : On raccroche enfin les wagons avec Sandman, après des intrigues à coup de poulets possédés. Le Corinthien est de retour, on aperçoit les Endless, et Constantine débarque. Bien que le style graphique ne soit pas des plus grandioses, l’idée de mélanger deux styles d’encrage et de coloration au sein de certaines cases fonctionne bien. 

Justice League Odyssey #15 (Dan Abnett, Will Conrad) : Jessica Cruz est en pls, Cyborg a du ping et… Bon, c’est pas terrible, avouons-le. Mais… Imaginez Dex-Starr marcher sur ses petites pattes toutes mignonnes, s’assoir, et commencer à négocier avec une sorte de Doomsday alien géant doté d’intelligence, réussissant à sauver tout le monde. Un des meilleurs numéros, et cela en toute honnêteté. 

Wonder Woman #82 (Steve Orlando, Kieran McKeow) : Bon, au moins, elle n’est plus en dépression. Cool de voir China Wonder Woman et le jet invisible. Concernant les motivations de Cheetah, le fait qu’elle agisse en anti-héroïne, voulant sauver Diana, fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Rien de transcendant, mais largement mieux que ce que la série nous a offert.