Si la semaine dernière était une bonne semaine VO, qu’en est-il des sorties du 06 novembre ? DC réussit-il à nouveau à séduire nos rédacteurs ?

Malheureusement, on ne retrouve pas le même engouement cette semaine, mais tout de même. Quelques titres parviennent à nous séduire et nous donne envie d’aller plus loin, d’en parler avec vous. De son côté, la Legion of Superheroes fait son retour et s’offre une review bien à part.

Et vous, quel est votre bilan de lecture ?

LES COUPS DE COEUR

 

Green Lantern Blackstars

Green Lantern Blackstars #1

Collection

Rebirth

Scénario

Grant Morrison

Dessins

Xermanico

 

Green Lantern Blackstars est la suite de la série principale qui s’est achevée il y a plus d’un mois. C’est également le prologue à ce qui va suivre en début d’année prochaine. Ici les Green Lanterns n’existent plus. A la place, les Blackstars ont pris le contrôle de l’univers qu’ils régentent  par la force. Hal Jordan est devenu Parallax et a rejoint cette organisation. Mais ce dernier n’est pas le héros de ce premier numéro. Ainsi Belzebeth occupe le rôle central et prépare la venue de son leader, le contrôleur Mu. Morrison aime jouer avec l’univers cosmique de DC Comics. On retrouve toujours une multitude de références à des lieux et personnages, connus ou tombés dans l’oubli. La caractérisation de l’héroïne est très bien amenée, contrebalançant sa violence extrême par ses sentiments pour Hal. On nous promet d’ailleurs une relation intéressante entre les deux personnages. La fin du numéro nous fait entrevoir une échappatoire à cette dictature en place, donnant tout son sens à cette mini-série. Par contre, il faut toujours s’accrocher pour espérer comprendre tous les tenants et aboutissants du numéro.

Artistiquement, Xermanico s’en sort très bien, même si la transition avec Liam Charp se fait ressentir, notamment par le manque de détails dans les arrières plans. la réalisation reste cependant très plaisante bien que classique.

Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver cette série qui n’a pour l’instant jamais déçu et qui fait encore preuve de grandes qualités.

– Justafrogg

Doom Patrol : Weight of the worlds

Doom Patrol : Weight of the worlds #5

Collection

Young Animal

Scénario

Becky Cloonan, Michael Conrad

Dessins

Becky Cloonan

 

Petit changement d’équipe créative pour ce #5 : Becky Cloonan et Michael Conrad remplacent le tandem habituelle de Way & Lambert. Si ça m’a laissé sceptique lors de l’annonce des sollicitations, ils apportent un joli vent frais sur ce numéro stand-alone, unique en son genre. J’ai déjà parlé ailleurs des fans particuliers de Doom Patrol et du sentiment d’identification profond qu’ils entretiennent avec l’équipe. Dans ce numéro, Cloonan et Conrad jouent cette carte méta-fictionnelle en plongeant Clark, un•e fan de Doom Patrol de notre réalité, en plein milieu de l’aventure. Et pour tout ceux qui comme Clark, vivent et vibrent avec la Patrol, ce numéro est complètement euphorisant. Il déborde partout d’hommages à l’histoire de l’équipe, de Morrison à John Arcudi, et plus largement, à l’histoire de Vertigo et son héritier Young Animal. Les dessins de Cloonan, bien que parfois un peu brouillons, rappellent l’esprit juvénile et énergisant de Nick Derrington et sont parfaits pour ce numéro. Le héros du jour, Clark, est particulièrement bien casté•e. Iel est clairement sous-entendu•e comme un personnage trans ou non-binaire, et fait partie des outsiders de la société qui trouve son refuge dans la Patrol. C’est un personnage particulièrement bien pensé au vu du public de l’équipe à travers toutes les époques, qui a souvent été constitué de personnes différentes et marginalisées pour une raison ou une autre. La rumeur dit que malgré l’annulation prochaine du titre, Gerard Way aurait encore beaucoup de plans pour Doom Patrol. Mais si jamais il veut laisser la main, Cloonan et Conrad seraient un très bon remplacement. 

– Myplasticbus

LES VALEURS SURES

Batman

Batman #82

Collection

Rebirth

Scénario

 Tom King

Dessins

Mikel Janin

 

Après 82 numéros sur le titre, chacun sait où il en est plus ou moins avec Tom King. Ou bien, on accroche, ou bien on éprouve une forme d’indifférence agacée assez marquée pour son style, qui se transforme petit à petit en haine. A titre personnel, je fais plutôt partie de la première catégorie, j’ai de la chance. Mais malgré tout, il faut admettre que Batman #82 ne se lit pas forcément de la plus grande gaieté de cœur, même s’il est parfaitement correct. C’est essentiellement un long combat avec quelques pages d’intermèdes et des dialogues acérés, qui nous mènent jusqu’à un climax efficace et déroutant. On connaît la formule du script rapide à la King, ici assez éculée. Mikel Janin parvient encore une fois à illustrer son talent, surtout ici alors qu’il dépeint une scène de combat. Il montre qu’il sait dessiner du muscle et du coup de poing, et nous offre un travail agréable dans le genre légèrement bourrin. Par contre, je suis à peu près sûr que ce numéro sera beaucoup plus agréable à lire en TPB, comme un chapitre d’une plus grande histoire. Ici, tout seul, c’est pas mal, mais ça fait quand même un peu cher la scène de castagne à 4$.

– Myplasticbus

Lois Lane

Lois Lane #5

Collection

Rebirth

Scénario

 Greg Rucka

Dessins

Mike Perkins

 

Lois Lane continue son rythme de croisière, ce qui constitue le plus gros défaut de la série depuis le début en fait. L’intrigue met vraiment du temps à aller de l’avant et parfois on aimerait quand même que Rucka passe la seconde. Cependant, on a quand même beaucoup de bons points dans ce numéro. Déjà l’écriture de Rucka est toujours aussi bonne, ce qui fait d’ailleurs que même si c’est lent, il en reste que c’est toujours aussi agréable à suivre. Mais là-dessus, cela reste du Rucka, donc ça ne surprend personne. Montoya est géniale, là dessus il n’y a rien à redire. De plus, Rucka se remet à aborder des sujets de société par le biais de Lois et ça ça fait quand même plaisir. Que ce soit le questionnement sur l’intégrité des journalistes, ou des whistleblowers avec la fin, il y a de quoi faire. Et il était temps que cela revienne car depuis quelques temps Lois passait plus son temps à se faire surprendre sous la douche, à parler avec son mari ou son fils, qu’à réellement enquêter. J’espère donc que la série va vraiment se recentrer sur le journalisme d’investigation dorénavant.

Claygan

Superman : Up in the sky

Superman : Up in the sky #5

Collection

Rebirth

Scénario

Tom King

Dessins

Andy Kubert

Je ne peux pas me résoudre à mettre Superman : Up in the sky #5 dans la catégorie “déception”… parce que ce n’en est pas une. Et pourtant, sous bien des aspects, cet épisode pourrait presque l’être. Principalement parce qu’on a l’impression de lire un peu tout le temps la même chose, avec cette série. Tom King continue d’offrir son traitement particulier à Superman, qui s’effondre petit à petit à la recherche de la fille enlevée à travers l’espace. Le scénariste s’amuse à l’emmener toujours un peu plus près du bord du précipice. Il nous montre les conséquences du sens de la mission de Superman. C’est un tantinet dérivatif avec le titre Batman, où Tom King essaye de montrer plus ou moins la même chose : un héros qui tombe et se relève. Les détails changent un peu et s’accommodent au personnage en présence, mais le fond est le même. Et autant ça colle bien avec Batman, autant avec Superman, l’insistance de numéro en numéro sur cette dimension commence à devenir très lourde. Parce qu’au final, plus on avance, moins on a l’impression de faire face à une histoire sur Superman. Même si sur le papier, les deux histoires de ce fascicule sont plutôt bonnes, ça laisse un léger goût amer. Il serait temps que Tom King passe doucement à un autre motif, mais il semblerait que ce soit bientôt le cas avec Bat/Cat et Strange Adventures. Et Andy Kubert, sinon ? Rien à redire, c’est toujours un roi.

– Myplasticbus

Inferior Five

Inferior Five #3

Collection

Rebirth

Scénario

Jeff lemire, Keith Giffen

Dessins

Jeff lemire, Keith Giffen

Malgré le fait qu’elle ait été amputée de six numéros, la série continue sur sa lancée. L’auteur nous délivre toujours de nouveaux indices sur les événements qui se trament à Dangerfield. Les différentes forces en présence deviennent de plus en plus claires. L’ambiance est toujours aussi pesante et le danger reste omniprésent dans la ville. L’idée de nous raconter le passé par le biais de dessins d’enfants est complètement cohérente avec l’intrigue et la personnalité des héros. Lemire continue également à jouer avec l’univers DC, notamment en ramenant des personnages secondaires, dans un tie-in toujours aussi inventif. Bref, la qualité est toujours au rendez-vous. Espérons juste que les trois derniers numéros vont suffire à produire une histoire cohérente.

– Justafrogg

LES DÉCEPTIONS

Young Justice

Young Justice #10

Collection

Wonder Comics

Scénario

Brian Michael Bendis

Dessins

John Timms, Nick Derington

Voilà, Young Justice a fini son arc dans le Mutivers. Bendis a aussi terminé de nous présenter ses deux nouveaux personnages, il aura juste fallu dix numéros pour ça. Est-ce qu’on s’est pour autant plus attaché à eux ? Non. Qui plus est, il se dégage un peu la même de ce numéro que dans la Légion de Bendis. Il se passe des choses, tout va très vite, cependant on a tout de même l’impression de juste lire un numéro rempli de vide. Et cette impression fonctionne en fait pour quasiment toute la série. Car, oui il s’est passé énormément de choses depuis le début, mais on a tout de même pas l’impression d’avoir lu tant de choses que ça. 

Pour revenir au numéro, Tim a maintenant officiellement adopté le nom (ridicule) de Drake et son nouveau costume marron, mais tout ça sans aucune explication. On est juste mis devant le fait accompli. On retiendra seulement les dessins sympas de Nick Derington durant les flashbacks. Je vais donner sa chance à Bendis au moins pour le prochain numéro, mais la lassitude est vraiment présente.

Par contre, le Naomi joins the team est une belle escroquerie.

– Claygan

The Brèves and the Blue

Deathstroke #49 (Christopher Priest, Fernando Passarin) : Je sais bien que ce n’est pas la principale chose à retenir de ce numéro, mais Slade souriant, prenant Wintergreen dans ses bras, qu’est-ce que ça fait du bien les enfants. Priest s’accommode de Year of the Villain d’une belle manière. 

The Dreaming #15 (Simon Spurrier, Bilquis Evely) : Matthew is back bitches, et les humains sont définitivement de plus en plus nihilistes. Dreaming est fluctuant, jamais mauvais, mais parfois assez ennuyant. Actuellement, nous sommes dans une bonne phase. Pourvu que ça dure. 

Harley Quinn #67 (Sam Humphries, collectif) :  Harley voyage à travers les différentes Crisis de DC et c’est… Disons que ça a le mérite de proposer quelque chose de frais et de pas désagréable du tout. 

The Infected: King Shazam! #1 (Sina Grace, Joe Bennett) : Soyons francs, si vous décidez de lire le titre, vous savez déjà dans quoi vous vous embarquez. De ce fait, si vous adhérez au concept, vous avez d’ores et déjà décidé de poser votre cerveau. Le tout se laisse donc lire, mais on peut regretter une multiplication des apparitions de Shazam! dans X titres, alors que la série principale, quant à elle, n’avance pas. 

Justice League #35 (Scott Snyder et James Tynion IV, Francis Manapul) : Manapul n’est clairement pas à son maximum et… Oh putain, il y a Catman ! Il y est, avec ses lions et le costume, il y a Catman !  Allez, meilleur comics de la semaine en toute impartialité.

Wonder Twins #9 (Mark Russel, Stephen Byrne) : Bon, alors j’ai quelques réserves sur le fait d’envoyer des ados sur un véritable champ de bataille, mais hormis cela, comme d’habitude, Wonder Twins réussit à s’imposer avec ses répliques qui font mouche, et ses personnages attachants. 

3 Commentaires

  1. Je savais Blue corruptible concernant Catman, mais je ne pensais pas à ce point ! :lol:
    Effectivement Manapul est en petite forme pour ce numéro JL.

    Concernant le reste de la semaine, de bonnes (ou très bonnes) lectures pour ma part avec Deathstroke, JL, Lois Lane, Batman, LoSH, Wonder Twins, GL Blackstars.

    Par contre pour Young Justice (qui devient de moins en moins bon je trouve) est ce que ça était développer cet envie de changer d’identité de la part de Tim Drake ? Parce que bon l’impression que ça donne c’est il a changer car … il trouver le nom de son double maléfique cool ?
    C’est d’une logique implacable remarque u_u.
    Mais je trouve le changement pourri pour l’instant.

    • Imagine si on lui demande son alias maintenant. « appeler moi Drake, Just Drake ».
      Je me demande où ils ont eux cette idée.

  2. Lois Lane de Rucka est toujours plaisant à suivre, même si le rythme est lent. L’auteur pose ses personnages et les caractérise à la perfection.
    Inferior 5 est quant à lui est une petite pépite. Je suis bien content d’avoir lu Invasion pour remettre tout en perspective.
    Justice League est toujours un bon titre blockbuster à la manière d’un Mickael Bay. Je prends toujours autant mon kiff.

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