Encore une nouvelle semaine de sorties chez DC, et pour être les plus honnêtes possible, rien de bien transcendant nous attendait dans les sorties ordinaires. Seuls des one-shots ou début de séries ont véritablement attiré notre attention.

Pour le reste c’est comme d’habitude : moyen.

LES COUPS DE CŒUR

Highlights de la semaine #62 (Rebirth, Black Label) 1

Event Leviathan #5

Collection

Rebirth

Scénario

Brian M Bendis

Dessins

Alex Maleev

 

On sent qu’on arrive au bout du mystère, la nouvelle équipe de détectives apportent de la clarté tout en ne perdant personne sur le chemin. L’auteur amène une vraie tension dans ce numéro avec la relation entre Lois et son père d’un côté et Superman qui fait face au super-vilain de l’autre, dont le discours est réussi. Sa motivation est une version revisitée et plus originale d’un vieux trope de l’anti-héros, ce qui le rend intéressant. On sent que le Man of Steel est une véritable inspiration pour lui et qu’il a un profond respect pour ce qu’il apporte au monde, ce qui peut être un bon questionnement pour notre héros. Le rythme de ce numéro est bien maîtrisé et on a hâte de lire le final qui s’annonce palpitant.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #62 (Rebirth, Black Label) 2

The Batman’s Grave #1

Collection

Rebirth

Scénario

Warren Ellis

Dessins

Bryan Hitch

 

On ne va pas se mentir, pour le moment, The Batman’s Grave, on ne sait pas trop où ça va. Comme à l’accoutumée, Ellis aime prendre son temps, et c’est tout à son honneur, mais on pourra regretter une conclusion de numéro qui arrive trop vite, avec une résolution d’enquête trop alambiquée pour être résolue en seulement deux pages. Certes, c’est Batman, mais il ne faut pas non plus exagérer. L’auteur semble vouloir emmener le lecteur sur le terrain de la psychologie/psychiatrie criminelle, et il faudra maintenant attendre la suite pour savoir si le tout se prend les pieds dans le tapis ou non. 

Par ailleurs, la ville de Gotham dépeinte ici par Hitch aux dessins et Alex Sinclair à la colorisation, est finalement peu effrayante. Certes, il y a de la criminalité, des quartiers pauvres, mais pour le moment, on est loin de la citée à l’architecture parfois gothique et à l’aspect sordide qu’on lui connaît, et surtout loin de ce que la cover du numéro pouvait laisser deviner. De ce fait, le point de vue défendu par Alfred, misant sur l’élimination des criminels par le biais de la légitime défense, apparaît grandement exagéré, tant le tout ne semble finalement pas si terrible que ça. Cependant, en dépit de ce constat, Hitch réalise une agréable performance, surtout au niveau des visages, pas toujours extraordinaires chez lui. 

Sans être une énorme claque, The Batman’s Grave reste une très agréable nouveauté dans le catalogue DC, et voir Ellis bosser de nouveau sur du DC fait toujours plaisir. Nous serons bien assez tôt si cette série est finalement une valeur sûre.

– Blue

LES DÉCEPTIONS

Highlights de la semaine #62 (Rebirth, Black Label) 3

Harley Quinn & Poison Ivy #2

Collection

Rebirth

Scénario

 Jody Houser

Dessins

Adriana Melo

 

Que c’est mauvais ! Si le premier numéro avait l’intérêt de présenter les événements suivant Heroes in Crisis, celui-ci n’a absolument rien pour lui. Déjà, les personnages sont vraiment caricaturaux. L’effet est amplifié par des dialogues creux et souvent inutiles. L’intrigue posée en cliffhanger du numéro précédent est expédiée en quatre pages grâce aux joies de la facilité scénaristique et celle qui suit n’est pas très engageante. Les dessins ne sont pas en reste. Ces derniers sont peu flatteurs pour les deux héroïnes et leurs expressions faciales sont soit inexistantes, soit exagérées. Je conseille ce comics seulement à ceux qui aiment se faire du mal.

Justafrogg

Highlights de la semaine #62 (Rebirth, Black Label) 4

Gotham City Monsters #2

Collection

Rebirth

Scénario

Steve Orlando

Dessins

Amancay Nahuelpan

Le retour de Melmoth est acté et Frankenstein est prêt à tout pour l’arrêter. Il tente donc de constituer une équipe de monstres pour l’affronter. Le principal problème de ce numéro est le manque de motivation réelle de chaque personnage recruté : « Melmoth t’as arraché une plume ? Allons tous ensemble le détruire ! ». L’auteur assemble les protagoniste de manière forcée et peu naturelle. Les histoires individuelles sont bâclées et on se retrouve avec une équipe dont on ne sait rien. Le seul intérêt du numéro est l’annonce des motivations du grand méchant, peut-être pas si méchant. Loin d’égaler Grant Morrison sur la caractérisation du personnage, Orlando donne de l’intérêt à Melmoth ce qui laisse un soupçon de curiosité quant à la suite des événements. Cependant ce titre a encore beaucoup à prouver s’il ne souhaite pas devenir un comics facilement oubliable.

– Justafrogg

Highlights de la semaine #62 (Rebirth, Black Label) 5

Superman #16

Collection

Rebirth

Scénario

Brian M Bendis

Dessins

David Lafuente

 

Peut-être que j’en attendais trop. Peut-être juste que c’est un peu nul. Mais toujours est-il que je suis profondément déçu par ce numéro. D’abord, David Lafuente tranche avec son style beaucoup plus juvénile, probablement volontaire pour mettre en avant deux héros plus ou moins adolescents. Mais malheureusement, ça passe à côté. Malgré quelques jolis environnements, les visages et les propositions des corps sont souvent difformes et Jon Kent ne se ressemble pas. Et sur le fond, ce n’est pas mieux. On comprend ce que Bendis cherche à faire avec ses protagonistes. Mais c’est tellement mal exécuté, particulièrement pour le personnage de Damian, qui ressemble à… un ado générique écrit par Bendis (qui sait pourtant l’écrire correctement sur Event Leviathan). On se croirait sur Young Justice. En ayant fait grandir Jon Kent, Bendis a cassé une dynamique relationnelle qui n’avait pas besoin d’évoluer aussi vite. On a l’impression d’avoir loupé beaucoup de choses qui auraient pu être vécues entre les deux héros… et d’être face aujourd’hui à une relation bizarre qui ne fonctionne pas bien, mais qu’on nous force à avaler. Malgré quelques moments touchants, Superman #14 se pose ainsi comme une vaste déception et un au revoir bien faible pour Jon avant son départ dans la Legion.

– Myplasticbus

The Brèves and the Blue

 

Batman And The Outsiders #6 (Bryan Hill, Dexter Soy) : Vingt planches où ça parle plus de lumière et d’ombre que dans un Kingdom Hearts. Cassandra semble aussi désarmée que Duke Thomas, comme si aucun écart de niveau n’existait entre eux. Quant à Alfred, il est définitivement trop blasé et trop vieux pour ces conneries, même si les méchants envoient directement des colis au manoir Wayne via Amazon Prime

Batman Vs Ra’s al Ghul #2 (Neal Adams) : Malgré un immense respect pour ce grand monsieur qu’est Neal Adams, il faut sans doute savoir s’arrêter. Deadman était de trop.

Catwoman #16 (Joëlle Jones) : Très joli, avec de bonnes idées de découpage. Par contre, premièrement, d’où sort l’histoire du puit de Lazare, secondement, l’event Year of the Villain qui débarque un peu partout et parfois comme un cheveux sur la soupe, et cela, dans chaque histoire, commence à fatiguer. Qui plus est, une nouvelle fois, où se situe cette histoire par rapport à Batman ? Enfin, ne nous mentons pas, Selina redevenant une criminelle, ça va tenir quoi ? Quelques numéros ? On nous a déjà fait le coup combien de fois ? Mais bon, laissons faire les choses, nous verrons bien ce que cet event nous réserve.   

Detective Comics #1013 (Peter J. Tomasi, Dough Manhke) : Enfin Mr Freeze va pouvoir discuter avec sa femme. Si Tomasi a parfois fait le strict minimum, c’est sur le prochain numéro que les gens l’attendent.  Des efforts de design du côté du costume anti-froid. Mention spéciale au nouveau masque d’Alfred.

Flash #80 (Joshua Williamson, Scott Kolins) : Franchement, j’ai essayé… Cet arc scénaristique est un merdier sans nom. Scott Kolins est plus que jamais en mode “Filez-moi mon chèque que je me barre de là, j’ai pas le temps”. Cette série a la gueule d’un mini comics cadeau filé avec un menu Happy Meal ou autre… 

Hawkman #17 (Robert Venditti, Pat Olliffe) : J’ai tout relu pour les besoins de la review. Hawkman, ça commençait d’une assez bonne manière, mais là… Graphiquement, c’est dégueulasse. Olliffe qui est un bon dessinateur, est plus en train de griffonner un truc à la va vite au bord d’une table qu’essayer de rendre quelque chose d’au moins correct. Si Venditti réussit au moins à terminer son arc scénaristique et boucler la boucle, sa transition vers Year of the Villain est comme sur pas mal de titres, beaucoup trop brusque -mais bon, vu qu’on ne sait pas depuis combien de temps l’event a été porté à sa connaissance, considérons qu’il fait ce qu’il peut-. L’écriture des dialogues est quant à elle vraiment moyenne par moment, à moins que ce soit un hommage au Silver Age déguisé… La critique est dure, certes, mais Venditti sait faire bien mieux que çà. 

House Of Whispers #14 (Nalo Hopkinson et Dan Watters, Matthew Dow Smith) : Un poulet maléfique fait des carabistouilles. 

Justice League Odyssey #14 (Dan Abnett, Chriscross et Criff Richards) : Bon, qui ne savait pas que c’était Orion ? Sérieusement, qui ? L’artiste travaille plus les reliefs sur le cul de Jessica que les détails de son visage, c’est un parti pris. 

Supergirl #35 (Mark Andreyko, Eduardo Pansica) : Le design du sous fifre de Leviathan, c’est juste pas possible, on dirait la rescapée d’un club SM. Sinon comme plein de titres, Year of the Villain, here we go again. 

Wonder Woman #80 (G. Willow Wilson, Jesus Merino et Tom Derenick) : C’est mauvais, mais mauvais… Entre l’intrigue Feux de l’Amour, les mecs en pleine ville qui se baladent torse nu avec des battes de baseball, ou le fait que Diana choisisse de s’allier à la seule personne susceptible de la trahir, ce qui finit par arriver…