Red Hood et les Outlaws sort enfin en librairie dans sa version Rebirth. Attendu par les fans du personnage et par les lecteurs VO, le titre reçut un bon accueil lors de sa sortie aux États-Unis. Alors, quelles furent les raisons de ces bonnes critiques ? L’attente en valait-elle la peine ? Réponse ci-dessous.

SOMBRE HÉRITAGE

Sans tourner autour du pot, Sombre Trinité n’est pas un tome mauvais du tout. Au contraire, il s’avère divertissant et mérite sa lecture. Et pourtant, lorsqu’on voyait le nom du scénariste, on pouvait douter de la qualité du titre. En effet, Scott Lobdell avait déjà œuvré sur des titres tels que Superman, Teen Titans, mais aussi (et c’est ce qui nous intéresse) Red Hood et les Outlaws New 52. Ce dernier était de qualité très discutable et irrégulière, d’où sa non-publication en librairie par Urban Comics. Alors pourquoi repasser la plume à Lobdell ? Une bonne question dont on se fiche car le résultat y est.

Pour commencer, le scénariste s’inspire de la fameuse trinité Wonder Woman/Batman/Superman pour construire la sienne. Un trio atypique composé des membres renégats de leurs aînés, Jason, Artemis et Bizarro. Et bien que l’ex-Robin II conserve ses origines, celles de Bizarro et d’Artemis sont revisitées. Pour tout dire, elles sont même le centre de l’intrigue dans les deux arcs de ce premier tome. Ainsi, vous avez de quoi partir sur de bonnes bases avec un volume bien fourni en contenu car il contient en plus le numéro Red Hood et les Outlaws Rebirth et l’Annual #1.

red hood menace

LE BON, LA BRUTE, ET LE TRUAND

La richesse du tome ne provient pas seulement de son nombre de pages. Si on passe la présence de récits classiques sur fond de parrain de la pègre ou d’amazones extrémistes, c’est surtout le traitement des protagonistes qui est réussi. En effet, Scott Lobdell parvient à leur influer une vraie profondeur et complicité. Chose rare pour une équipe de seconds couteaux. Bizarro est drôle et attachant, Artemis est dure mais possède un fond sensible, et on retrouve un Jason toujours aussi pragmatique mais fidèle aux valeurs qu’on lui a enseignées. Que ce soit à travers le travail en équipe, la confiance, la communication, on constate vraiment l’évolution du statut de simple alliance à celui d’une équipe.

Concernant les défauts de l’œuvre, on peut en relever deux mais qui ne change en rien la qualité. Premièrement, parce que ce sont des seconds couteaux, les récits manquent d’impact et ont peu de conséquences sur l’univers DC. Deuxièmement, si Dexter Soy tire parfaitement son épingle du jeu, ce n’est pas le cas des autres dessinateurs. Certes, ils fournissent un travail assez correct. Mais, c’est surtout que ce changement casse avec le trait de Soy et de la coloriste Veronica Gandini. En effet, la colorisation a un cachet tape-à-l’œil très efficace, notamment dans ses couleurs rougeoyantes très bien mises en valeur.

red hood bizarro artémis

Mission accomplie pour ce tome. Il remplit très bien son objectif de divertir tout en développant correctement des personnages qu’on a peu l’habitude de croiser. Cela change des titres mainstream, et que c’est bon cette fraîcheur. Moins grandiloquent que Justice League, mais plus crédible que Suicide Squad, Red Hood et les Outlaws peut mériter sa place dans votre bibliothèque. Dommage qu’Urban Comics ne l’ait pas proposé plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais, comme on dit.

BON / 10 Notre avis
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Les +
- L'alchimie entre les personnages qui fonctionne
- De bonnes scènes d'actions 
- Le trio Lobdell/Soy/Gandini
Les -
- Un scénario limité
- Des dessins à la qualité variable
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