Les mois se suivent et les films d’animation DC se succèdent à un rythme effréné. Après le plus que moyen Batman : Hush et le sympathique, mais sans plus, Teen Titans Go vs Teen Titans, c’est au tour de Wonder Woman Bloodlines de faire son entrée en piste. Alors ce nouveau film d’animation, une bonne pioche ?

Graphiquement un léger mieux

Déjà la première chose qui saute aux yeux lorsque que Wonder Woman Bloodlines commence c’est qu’il y a un léger mieux comparé aux derniers films d’animations DC. Les designs sont plus arrondis moins rigides et moins désagréable à l’œil. Cependant il ne faut pas non plus crier victoire trop vite, ou alors vraiment pas trop fort. En général le tout reste désespérément générique, et plutôt plat. De plus si l’on perd quelque peu en rigidité, le tout reste tout de même très robotique. Couplée à des environnements qui 90% sont désespérément vides, les villes semblent très peu peuplés dans cet univers. De plus en terme de réalisation il ne faut pas s’attendre à un miracle, il n’y a pas grand chose à sauver. A la limite il y a le combat entre Wonder Woman et Cheetah qui est plutôt sympa.

Une origin story ? Pas vraiment

Maintenant passons à l’histoire. Wonder Woman Bloodlines est une… origin story ? En fait oui et non. C’est compliqué. Le film commence bien avec une Wonder Woman partant de Themyscira avec Steve Trevor et rejoignant le monde des hommes, à ce niveau-là les prérequis sont cochés. Cependant vraiment le qualifier d’origin story est un peu complexe car le film ne s’intéresse pas tant que ça à Diana en réalité et c’est d’ailleurs l’un de ses plus gros défaut. On ne sait pas vraiment qui est Diana au début de l’histoire, quelle est sa vie, quels sont ses buts. Et même lorsque qu’elle est dans le monde des Hommes et décide finalement que le simple rôle d’ambassadrice de la paix ne lui convient plus et qu’elle veut embrasser le rôle de super-héroïne cela sort de nul part. On ne voit pas son évolution, on ne voit ce qu’elle a concrètement fait en tant qu’ambassadrice. On a du mal au final à vraiment apprécier le personnage tel qu’il nous est présenté ici.

Le problème venant surtout du fait que le film se centre beaucoup, en tout cas dans sa première partie, sur le personnage de Vanessa et la jalousie qu’elle développe pour Diana. Jalousie, qui, même si elle est clichée, peut se comprendre, sa propre mère passant plus de temps avec l’Amazone qu’avec elle. De plus l’idée de nous montrer Diana via le regard de quelqu’un d’autre est intéressant et aurait pu apporter des idées en plus. Cependant le tout ne va pas bien plus loin que l’idée de base de la jalousie. Qui plus est le film abandonne très vite, dans sa deuxième partie, le point de vue de Vanessa pour repartir du côté de Diana. Ce qui fait que l’on a d’un côté une héroïne dont on ne connait quasiment rien et de l’autre une « antagoniste » quasiment seulement définie par sa jalousie.

Même si, il y a quand un même un début de réflexion sur la relation des deux personnages avec leur mère. Mais cela reste vraiment une réflexion de surface, tant nous passons vraiment peu de temps à comprendre qui sont les personnages et ce qu’ils veulent. Heureusement les comédiens de doublage sont globalement bons et rehaussent un peu le tout.

Une histoire boursouflée

Le fait que les personnages soient quelque peu vides, n’est pas du tout arrangé par une histoire remplie à ras-bord. Ils puisent un peu partout pour ce Bloodlines, il y a pas mal de Pérez pour tout le début, puis sur la fin cela part plutôt sur du Rucka (run début 2000 pas Rebirth). Quand on ajoute à ça un roster de vilain infini, qui laisse penser que les scénaristes avaient sans doute peur que DC ne les laisserait plus jamais faire un film Wonder Woman, alors ils ont mis tout ce qu’ils pouvaient dedans.

Qui plus est tout ça donne au film un rythme assez fatiguant où les personnages ne se posent que très rarement et passent leur temps à courir à droite et gauche. Nous laissant au final l’étrange impression que ce film de 1h22 dure deux fois plus. De plus les vilains sont très loin d’être intéressants. Surtout qu’ils finissent par être mis sur la touche très rapidement.

Pour finir le film se permet même de révéler les raisons de la mort d’un personnage dans une scène post-générique. Alors je veux bien que les scènes post-génériques soient plus que jamais à la mode. Et qu’elles soient utilisés pour teaser la suite, ou pour ajouter un petit moment sympa, soit. Mais quand vous osez régler un pan d’intrigue, important, dans une scène comme ça, là c’est de l’escroquerie.

Vous l’aurez compris Wonder Woman : Bloodlines n’est pas un très bon film. Il est beaucoup trop rempli, ses personnages sont sous développés et graphiquement même s’il y a un léger mieux, cela reste très loin d’être. Toutefois si vous cherchez un film peu prise de tête qui pourra vous présenter pas mal d’éléments de l’univers des comics Wonder Woman, le film pourrait ne pas totalement vous déplaire.

Moyen / 10 Notre avis
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- Léger effort sur le design...
- Globalement se suit
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- ...mais cela reste toujours assez moche
- Film déborde sous le contenu
- Ne s'attarde pas assez sur ses personnages
- Non, mais cette scène post-générique quoi
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Le-colombien
Le-colombien

Je l’ai trouvé sympa sans plus, ne connaissant pas du tout l’univers de wonder woman en dehors du film, de ce qu’en présente injustice et de ses team up avec la justice league en général ça m’as intéressé, l’affrontement final est pas dégueu…

C’est vrai qu’on ne s’attarde pas trop sur le personnages de Diana mais il me semble que le début du film hurlait son intégration à l’univers initié depuis « justice league war » sous-entendant que « l’origin story » se déroule très peu de temps avant que Diana ne rencontre superman (alors qu’elle était en route pour la maison blanche afin rencontrer le président, ce qui est aussi mentionné dans le film). Le paradémon qui attaque steve au début était ceux du premier film donc dire qu’on ne connaît pas un personnage qui est là depuis plus de 15 films c’est fort (même si il serait encore légitime de partir du postulat qu’on sait qui c’est, notamment via le film encore frais dans les esprits) mais bon, les lacunes scénaristiques de ces films d’animation garde une certaine constance.