Introduction

1.La création des Birds of Prey

2. Gail Simone et la définition de l’équipe

3. L’après Simone

4. New 52 et la refonte des Birds of Prey

5. Rebirth et le relaunch

6. Et maintenant ?

2. Gail Simone et la définition de l’équipe

Dossier - Birds of Prey, à travers les âges de DC Comics 1

Nous sommes en 2003 et le titre Birds of Prey est au plus bas. En réalité pour être plus précis le titre va être annulé. Ce n’est qu’une question de temps. Mais c’est là que va entrer en scène une jeune scénariste de chez Marvel, connue à l’époque pour son Deadpool, Gail Simone. Cette histoire, c’est Gail Simone elle même qui l’a racontée sur son twitter. Alors qu’elle avait seulement quelques numéros de Deadpool derrière elle, les chiffres étaient déjà conséquents et cette réussite vit ses éditeurs promus et envoyés sur un autre titre. Simone était maintenant coincée avec un nouvel éditeur. Éditeur qu’elle n’aimait pas du tout, celui-ci étant apparemment horrible. Cette mésentente était telle que la scénariste se voyait déjà quitter Marvel et reprendre son ancien métier.

Cependant c’est lors d’une convention que deux acteurs très importants de chez DC vinrent trouver la jeune scénariste. Déjà Jeph Loeb vint lui dire qu’elle savait écrire des choses effrayantes et qu’elle devait donc parler avec Karen Berger de chez Vertigo. Ce que Simone fit, mais la rencontre ne donna rien. Puis ce fut au tour de Geoff Johns de venir la trouver et celui-ci lui dit qu’elle savait écrire de vrais scènes d’actions et qu’elle devait parler à Lysa Hawkins, l’éditrice de Birds of Prey. Cependant après l’épisode Karen Berger elle n’avait plus envie d’aller déranger un autre éditeur et n’y alla donc pas. Le lendemain Geoff Johns revint, accompagné de Jeph Loeb cette fois et traîna Simone jusqu’au stand de DC pour qu’elle rencontre Lysa Hawkins. Cette dernière connaissait très bien le travail de Simone et il ne fallut pas plus que ça, elle était engagée. Gail Simone était la nouvelle scénariste des Birds of Prey.

Néanmoins, selon Gail Simone, son premier pitch était vraiment mauvais. Elle avait besoin de tensions, de quelqu’un à opposer à Barbara et Dinah qui étaient déjà amies. Elle demanda donc à l’éditrice si elle pouvait inclure Huntress. Ce à quoi elle répondu « On va être annulée, on fait ce qu’on veut ». Et voilà comment un run adoré par les fans est né. Elle commença donc avec le numéro 56 et elle ira jusqu’au 108. Toute la dynamique du titre tournera, dans un premier temps, autour des relations plus que conflictuelles de Barbara, Dinah et Helena. Tout le projet de Gail Simone est de mettre en scène des jeunes femmes brisées qui vont pouvoir se reconstruire grâce aux unes et aux autres.

Le titre continua à grandir et l’équipe accueille de nouveaux membres comme Lady Blackhawk et Gypsy, Big Barda ou Manhunter. Et elle en créa de nouveau avec Black Alice et Misfit. C’est avec ce run que l’équipe et le titre trouva une vraie âme. Gail Simone réussissant à créer un vrai esprit de camaraderie et d’amitié entre les personnages. Chose que l’on avait pas tellement l’habitude de voir chez les super-héros, ou en tout cas pas à ce point-là. Qui plus est, l’équipe sous la plume de Gail Simone est restée 100% féminine et n’a jamais eu recours à des intrigues amoureuses, ce qui était assez fou à l’époque (et toujours aujourd’hui ne nous en cachons pas) pour un titre sur des personnages féminins. De plus, grâce à son excellente écriture de Black Canary le personnage prit son envol et devint un membre de la JLA, avant de quitter le titre au numéro 100.

Enfin, toutes les bonnes choses ayant une fin, Simone quitta le titre au numéro 108 pour prendre les rennes de l’ongoing Wonder Woman, un de ses rêves.