À défaut de passer vos journées à l’abri de la canicule, profitez-en pour lire cette review du sixième tome de Flash Rebirth. Car oui, s’il y a quelqu’un pour qui rien n’est inaccessible, c’est bien Barry Allen. Mais voyons ce qu’il en est lorsqu’il s’agit d’aider son neveu sans mettre l’univers en péril.

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT WEST

Après avoir affronté les Lascars et empêché Gorilla Grodd de posséder la Force Véloce, Barry avouait enfin à Iris l’existence du premier Wally West. La fin du précédent tome présageait alors de se concentrer sur lui autour des thèmes de la famille et du passé enfin retrouvé. Mais si l’on se permet un léger aparté, cet arc semble également utiliser les mêmes codes de narration que dans les précédents tomes. Alors, la formule Flash Rebirth c’est quoi? Une double vie compliquée, une ville (ou un univers) à sauver, et une implication quelconque de la Force Véloce. Bref, un statu quo quasi inchangé depuis le début et que l’on retrouve aussi dans ce tome malheureusement. L’histoire débute par l’Annual #1 et l’implication de Iris West dans la disparition de Néga-Flash. Bien entendu, ceci est un prétexte orchestré par un certain Hunter Solomon pour provoquer une guerre entre Flash et Kid Flash.

Wally West commence à retrouver des fragments mémoriels de sa vie passée mais ce processus est très douloureux. Ces phénomènes sont dus à son séjour dans la Force Véloce et aux divers changements temporels. On peut assimiler son traumatisme à celui de Desmond Miles de la série Lost. Comme ce dernier, Wally a sa conscience qui « voyage » dans son soi du passé et du présent. Progressivement, l’individu perd la notion de réalité et commence à développer des symptômes d’hallucinations, de paranoïa voire de dissociation de la personnalité. Lors de certains dialogues, cela fait même écho au syndrome post-traumatique de la guerre vécue par les soldats. Un postulat de base déjà exploré mais jamais exploité que Joshua Williamson vient corriger. Malheureusement, le traitement psychologique des personnages ne va pas autant en profondeur car la cause de tous les maux étant encore… la Force Véloce.

Flash Rebirth image

UNE FORMULE QUI S’ESSOUFFLE

Si Batman est marqué par la mort de ses parents, Flash par celle de sa mère, le traumatisme de Wally West semble être son rapport avec la Force Véloce. En effet, l’auteur insiste beaucoup sur les pertes du héros et reporte toute la responsabilité dessus. La Force Véloce a fait ceci, la Force Véloce a fait cela. Il n’y a pas un tome qui ait réussi à s’émanciper de ce concept. Cela commence à être redondant et surtout peu créatif. Sur le papier, Williamson dispose d’un des personnage DC les plus intéressant à développer depuis Rebirth, mais non. Le statu quo des héros persiste. Un comble pour ces speedsters. A noter que si vous souhaitez lire la suite, il faudra vous référer à Heroes in Crisis, déjà sorti en VO et prévu en automne en France.

Concernant le casting, il est assez fourni. Toute la Flash Family actuelle est présente. L’auteur invite même à la fête la Justice League et la Suicide Squad, pour les opposer à la puissance et la vitesse des Flash. Sans doute l’un des tomes où l’on avait pas vu les héros courir autant. Pour ce qui est de la partie graphique, elle est très correcte et offre un bon rendu sur l’impression de dynamisme. Ce sont les habituels Scott Kolins et Howard Porter que l’on retrouve aux commandes des dessins. Si le premier est toujours aussi simpliste dans son trait, c’est surtout son collègue qui s’illustre le plus. En effet, Porter parvient à rendre justice à la frénésie des scènes d’actions, et avec style. Les combats mais surtout les poursuites s’enchaînent et se lisent sans compter les pages.

flash rebirth image

Cela fait plaisir de revenir à Wally West et de traiter des séquelles qui l’accompagnent. Le tome aurait presque pu porter le nom de Kid Flash tant il occupe la place centrale de l’intrigue. Cependant, il demeurera plus un divertissement qu’un vrai traitement de fond des personnages. Sans être marquant, ce tome vous fera au moins passer un moment sympathique et de ce côté là, mission réussie.

PASSABLE / 10 Notre avis
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Les +
- Un récit centré sur Wally West
- Un univers de speedsters bien exploré ...
- Une lecture très rythmée dans sa forme
Les -
- ... mais stop avec la surexploitation de la Force Véloce
- La caractérisation manque cruellement de profondeur
- Les défauts récurrents du statu quo
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Vittorini
Vittorini

J’apprécie énormément cet arc mais je dois bien reconnaître qu’il souffre de défauts assez énormes. Hunter, et même Cold par la suite, souligne que des enfants sont prisonniers « quelque part » et, à part être sceptique, Barry fait tout pour empêcher Wally de s’aventurer dans la Speed Force, ce qui n’a jamais présenté aucun risque jusqu’alors. Bref, aucune cohérence et logique ici, alors que la demande de Wally mériterait le renfort de toute la JL et que les dernières pages montrent qu’effectivement, des gens sont piégés dans la Speed Force. On en vient vraiment à douter de l’amour de Williamson pour le personnage. Même chose pour Zolomon qui est particulièrement massacré ici et qui perd tout originalité. Assez triste de constater que même FMA a su proposer quelque chose de plus inventif malgré l’ingérence et le bordel éditorial post-IC. Néanmoins, je trouve ça intéressant d’inverser les Zoom vis-à-vis de leur Flash respectif.

Comme souvent avec Williamson, c’est un arc qui aurait pu être parfait et génial, mais c’est bourré d’aspérités qui empêchent de l’apprécier réellement. Cela étant dit, ça reste ce que Williamson a su faire de mieux depuis 2016, en témoignent les ventes qui avaient explosé.

Juste un petit truc : Wally ne souffre aucunement de troubles de la personnalité. Quant au fait de l’appeler Kid Flash, ça fait maintenant presque 60 ans qu’il a pour la première fois porté le costume rouge, ce nom de sidekick n’a plus sa place depuis bien longtemps.