Le tome 4 de Geoff Johns Présente Flash est sorti ce mois-ci, mais concentrons-nous d’abord sur le tome 3 où Wally West devra protéger Keystone et Central City contre une nouvelle formation de Rogues et d’autres terribles menaces.

Un univers de plus en plus riche

Geoff Johns propose dans ce troisième tome de Flash ce qu’il sait faire de mieux. Nous avons droit à des aventures très divertissantes et classiques dans leur déroulement, mêlant respect de la continuité et nouveautés. L’auteur réutilise en effet plein de personnages et d’éléments clés du speedster et les remet en avant, mais apporte aussi beaucoup au lore en les réactualisant, en les développant et en ajoutant ses propres créations.

Ce qu’il fait très bien, et qui est en plus plutôt rare, est l’écriture d’une vraie identité distincte des villes jumelles. Il donne un véritable environnement à son héros et oppose Keystone et Central, les rendant ainsi différenciables, mais tout en gardant un lien entre les deux. Cette impression que les villes elles-mêmes jouent un rôle dans ce récit, puisqu’elles sont les victimes et surtout la cause de certains personnages, les rapproche des villes mythiques de DC comme Metropolis ou Gotham, et d’une manière générale Johns applique le traitement de Batman à Flash en terme d’univers.

En effet, Wally possède plusieurs alliés distinctifs avec leur propre arc narratif, que ce soit Linda Park, naturellement, Jay Garrick et les autres speedsters ou ses collègues de travail dont le plus exaltant reste le développement de Hunter Zolomon. Même si son futur est l’un des secrets de polichinelle de DC, il est toujours très intéressant de le voir sans pouvoir. Dans le casting secondaire, ce sont surtout les super-vilains qui sont mis en avant ici. Flash voit sa galerie de Rogues s’agrandir encore avec une équipe fraîchement montée et qui semble plus cruelle et violente que l’ancienne version. La plupart de ces vilains ont été introduits dans les deux tomes précédents, mais nous avons aussi l’apparition du Penseur comme nouvel ennemi, ce qui permet à Wally de se distinguer un peu plus encore de Barry avec ses propres adversaires. Cependant, la VF traduit presque tous les noms, ce qui rend ces Lascars plus kitsch.

Cependant, les anciens Rogues traînent toujours, souvent dans des rôles ambigus comme le premier Trickster et Pied Piper et qui sont très intéressants à suivre. Nous avons également le grand retour de Grodd et la Cité des Gorilles, marquant encore une fois une différence entre les deux porteurs du costume dans le scénario. D’autres personnages gris apportent leur pierre à cet univers de plus en plus riche et construit, comme le dirigeant d’Iron Heights Wolfe ou Keith Kenyon, alias Goldface et qui s’occupe désormais d’un syndicat, ce côté col bleu se liant directement à la ville de Keystone.

Le vrai symbole de Flash

Il nous faut encore parler du protagoniste, et Geoff Johns a clairement compris ce qu’il représentait. Le premier récit est la suite directe du tome précédent, donc nous avons surtout pas mal d’action réussie, mais la suite permet plus d’introspection afin de définir ce qui fait de Flash un héros unique. Il exprime très bien le fait que ses histoires ne sont pas à propos de tragédie, mais d’héritage. Il n’oublie pas que c’est bien Wally qu’il est en train d’écrire et qu’il a ses différences avec Barry, notamment dans son comportement avec les autres. L’un des chapitres de ce tome marque une pause entre deux aventures et montre très bien l’importance de ses alliés avec une certaine douceur et une vraie impression de famille avec Iris, Jay ou Bart. On a même un lien avec les Titans grâce à la présence importante de Cyborg, un personnage que Johns apprécie et qui a combattu auprès du speedster à l’époque. Nous avons même droit à un discours sur la parenté, rapprochant et développant encore plus l’aspect d’héritage que Wally porte à l’égard de son prédécesseur et mentor.

Geoff Johns Présente Flash tome 3

En ce qui concerne l’aspect artistique, plusieurs dessinateurs se passent le relais sur ce Geoff Johns Présente Flash, mais cela reste majoritairement Scott Kolins et les autres arrivent à coller à son style. On est donc dans la continuité des tomes précédents, un style coloré mais pas très tape-à-l’œil, avec des moments de grâce et de mise en scène forte. En général, on ne bouscule pas le genre et ce n’est pas le tome le plus inventif, finalement comme la surface du scénario, mais l’émotion est là quand il le faut. L’univers est bien retranscrit et on arrive à se situer les lieux et les personnages. Ces artistes font correctement leur travail, mais vous ne retournez pas vers ce tome pour ces planches à priori.

Son environnement, ses alliés, ses ennemis, tout est développé et gagne en intérêt. Nous assistons à des récits prenants et touchants autour d’un pur Wally West et de son univers, utilisant comme il faut les discours sur la famille et l’héritage. Assez classique dans sa forme, on ne boudera tout de même pas notre plaisir face à tant d’amour pour Flash. Le rythme s’accélère par rapport aux deux premiers tomes de Geoff Johns Présente Flash, qui gagne donc en qualité et le cliffhanger promet quelque chose de plus palpitant encore pour la suite.

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Les +
-Les vilains gagnent en profondeur et en importance
-Wally West, le meilleur dans le costume
-L'auteur a compris Flash
Les -
-Forme très classique
-Pas de quoi tomber de sa chaise niveau dessins
-La VF un peu kitsch
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