Il y a de cela deux tomes, James Robinson levait le voile sur l’identité et les motivations du frère jumeau de Wonder Woman. On découvrait ainsi Jason, un jeune homme avec un potentiel aussi grand que Diana car héritier des dieux lui aussi. Dans ce dernier volume de la série Wonder Woman Rebirth intitulé Les Dieux sombres, le duo va faire face aux conséquences de l’arc Batman Metal déclenchées par Scott Snyder.

LES DIEUX SOMBRES SONT PARMI NOUS

Le récit prend place après la destruction du Mur Source. Lors de cet évènement, Diana a souhaité le retour des dieux sur Terre mais le destin en a décidé autrement. Ce ne sont pas les dieux grecs qui firent leur retour mais des entités surpuissantes venant du Multivers noir. Se faisant appeler dieux sombres, ils ont soif d’adoration mais surtout de vengeance vis à vis de l’amazone car arrachés à leur monde d’origine. La folie commence rapidement à toucher les gens aux quatre coins du monde. Même les métahumains et les extraterrestres ne peuvent résister à cette corruption.

Après Graal et Darkseid, on pensait difficile la tâche de voir un ennemi de plus grande envergure, mais c’était mal connaître James Robinson. L’auteur livre ici son acte final sur le titre aux allures bien blockbusteresques. Les scènes de combats et de catastrophes s’enchaînent tout au long du récit. Cela rend l’ensemble très nerveux, dynamique mais assez brouillon également. En effet, beaucoup de personnages secondaires font office de leitmotiv à l’action. Et malheureusement, Robinson met un sérieux coup de frein à la caractérisation de ses personnages. Mais surtout, il survole les questions qu’on se pose depuis déjà deux tomes.

Si vous souhaitiez en découvrir plus sur Jason, ses pouvoirs ou les raisons de sa mystérieuse disparition dans le tome précédent, passez votre chemin. Vous n’aurez droit qu’à des réponses superflues ou de nouvelles questions. Jamais l’expression de deus ex machina n’aura aussi bien porté son nom dans ce tome. Jason est l’exemple du pétard mouillé dont on attendait beaucoup, mais Robinson n’a jamais cru en son potentiel.

Wonder Woman tome 7 rebirth

PEU D’AMBITION ET DÉCEVANT

Pourtant l’intrigue n’est pas dénuée de qualités. Dans le fond, elle montre l’alchimie entre Wonder Woman et Jason. La soeur et le frère se coordonnent, se soutiennent, et on a envie d’y croire. De plus, la menace étant d’ordre cosmique, c’était bien pensé d’y impliquer un Corps de Lantern et la Ligue de Justice. Malheureusement, toutes ces idées vont manquer cruellement de développement. Les personnages n’apportent aucune empathie et les résolutions restent trop prévisibles. Sans copier ses prédécesseurs, il aurait été intéressant de davantage montrer l’évolution de Diana après ce qu’elle a traversé. Malgré cela, James Robinson a préféré développer de son côté sa Wonder Woman sans prendre en compte le travail de Greg Rucka. L’amazone est indéfectible et plus rien ne peut la blesser vraisemblablement.

Enfin, la partie graphique est très bonne, comme dans les précédents tomes. Tous fournissent un travail de bonne facture, même si ce sont Stephen Segovia et Jesus Merino qui se distinguent le plus. L’action retranscrite est si énergique qu’on ne peut s’empêcher de regarder dans toutes les directions. Le titre n’a pas à rougir sur ce point, et surpasse même un Justice League Rebirth en terme d’immersion. Malheureusement, la faute à une narration trop pudique dans sa caractérisation, les rares scènes de tension dramatique manque d’ampleur et sont vite oubliables.

Wonder Woman Rebirth Tome 7

Pour résumer, ce septième tome est une vraie déception, en particulier à cause de sa narration. D’ailleurs, on peut étendre ce point à toute la partie de James Robinson. Jamais on n’aura craint pour Wonder Woman, et on continue de s’interroger sur le rôle de Jason. Paradoxalement, cela donne droit à des scènes d’action proches d’un Justice League ou d’un Green Lantern. Dommage que le titre ait été traité ainsi, avec un essoufflement des récits au fur et à mesure des chapitres. Dans l’attente d’une parution de sa suite comme d’autres séries, vous pouvez toujours vous replonger dans l’excellent run de Greg Rucka.

PASSABLE / 10 Notre avis
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Les +
- Le duo Wonder Woman /Jason qui fonctionne pas trop mal
- Un tome qui a de l'action à revendre
- Une partie graphique correcte
Les -
- Une narration classique sans ambition
- Des rebondissements prévisibles
- Des personnages secondaires creux et transparents
- Le développement catastrophique qu'a été Jason
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Ludovic448
Ludovic448

Entièrement d’accord avec cette review ! les tomes 6 et 7 qui sonnent la fin du run de Robinson après celui de Rucka (oupsi) sont vraiment trop rapides, bâclés et moins intéressant que le début de la série Rebirth…
A voir par la suite, peut-être en étant moins cosmique que les séries Green Lantern et Superman …

Yozuke
Yozuke

Un bon moment qui pourtant ne restera pas dans les esprits ! Une fin rapide et un peu en twist final…