Introduction

Watchful – Claygan – Justafrogg

Mocassin – Blue – myplasticbus

James Edge Grayson – Sledgy7 – Harley

James Edge Grayson

 

Batman : Battle for the cowl #3

Scénario, Dessins : Tony S Daniel

Encrage : Sandu Florea

Couleurs : Ian Hannin

 

Ce n’est pas ma meilleure histoire, pas celle que je préfère, mais Battle for the cowl a été un tournant autant pour le fan que je suis que pour le personnage de Dick Grayson. Si son passage de Robin à Nightwing a été le signe de l’émancipation, devenir Batman a été le passage à l’âge adulte en quelque sorte.

L’avant dernière page de Battle for the Cowl est une illustration parfaite de ce passage. D’abord par l’explication du changement par les pensées du héros, et ensuite par le mouvement à la presque première personne de Dick avançant vers sa destinée. Les symboles emblématiques sont la. L’horloge, les escaliers, la cave, Alfred, Robin

Et l’acceptation d’un fils à prendre la relève de son père. De la destinée qu’il ne voulait pas.

Grandir, évoluer, n’est-ce pas ce qu’on veut voir chez nos héros? Et pour moi, ce moment a été Battle for the Cowl. Anecdotiquement, c’était aussi l’assurance pour un lecteur français d’avoir Dick Grayson publié enfin en librairie.

Sledgy7

Justice Society of America #26

Scénario : Geoff Johns 

Dessins : Dale Eaglesham

Couleurs : Hi-Fi

Encrage : Nathan Massengill

On va tenter d’éviter les évidences et profiter de l’occasion pour parler d’un des coups de cœur dont on a peu l’occasion de parler : le run de Geoff Johns sur la JSA. Le coming of age est un thème récurrent (et que j’apprécie particulièrement) dans le cinéma, la télévision ou les bandes dessinées, et même si l’image qu’on a de la Justice Society est celle de vieux croûtons, il s’agit bien d’un des aspects principaux de la série sous l’auteur qui deviendra plus tard le directeur créatif de DC, et notamment grâce à sa propre création : Stargirl.

Son dernier numéro, précédé d’une petite centaine sur deux titres de la JSA et après près de 10 ans, se déroule d’ailleurs pendant son anniversaire. Ce chapitre final met en avant tout ce qui a fait de cette longue aventure l’une des mes préférées chez DC : l’héritage, la famille, la vie commune de nos super-héros et le passage à l’âge adulte, même si ce voyage n’est pas encore complet pour Stargirl. Johns l’exprime très bien à la fin, comme tout le reste d’ailleurs, et il réussit à donner du charme à tous les (très nombreux) personnages.

C’est fort, mais il faut pouvoir choisir une page en particulier, celle où Courtney découvre la surprise chez elle de voir tous ces héros présents pour elle ? Celle où elle souffre ses bougies ? Celle où cette foule de gens attachant l’accompagnent pour se faire enlever son appareil dentaire, symbole ultime du coming of age ? On va rester classique et simplement prendre la dernière page, qui raconte avec humour cette volonté de vouloir grandir trop vite, tout en exhibant tout l’esprit de la JSA moderne. Un peu de méta et un joli message de remerciement de Johns et Eaglesham, et pour nous, surtout un énorme déchirement après avoir conclu cet énorme chemin parcouru auprès de Stargirl et ses compagnons de toute génération.

Harley

Batman & Robin #18

Scénario : Peter Tomasi 

Dessins : Patrick Gleason

Encrage : Mick Gray

Couleurs : John Kalisz

Ce numéro a, je pense, touché beaucoup de monde. Un numéro silencieux et pourtant des plus forts chez DC. L’équipe créative parvient à nous entraîner dans la solitude et la colère d’un père qui vient de perdre ce fils qu’il a mis tant de temps à accepter. Au fil du numéro, on revit des scènes d’absence qui font écho au passé avec des cases qui représentent des scènes où Robin étaient présent, et maintenant absent. Puis au final, la tension atteint son paroxysme avec Robin qui avoue par lettre posthume qu’il est né Al Ghul mais mort en Wayne. Ce dernier élément déclenchera la fureur de Bruce.

La toute dernière page de ce numéro est bouleversante. Elle reprend la page rencontrée en fin de Batman and Robin #14 nous présentant l’étreinte entre un père et son fils qui lui a avoué tenir à lui. Ici, la posture est la même, les couleurs sont les mêmes, mais le costume de Robin reste vide et la case en est rendue très dure et violente. 

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Jocks
Jocks

J’aime bien la distinction entre planches « iconiques » et « celles qui nous ont marqué » (parfois ça peut être les 2 mais pas toujours).
Perso, je vais mélanger les 2 je mettrai la planche où Bane brise le dos de Batman dans Knightfall ou encore la planche finale de The Killing Joke avec les éclats de rire (je trouve cette planche, et tout le comics d’ailleurs <3, très intelligente et parfaite)
Et sinon chez la concurrence, la planche de Civil War où Spiderman révèle son identité, pour l'impact que ça a eu sur l'histoire et le fait que ce soit LUI (et tout ce que ça symbolise) dont la révélation soit aussi médiatisée.

Ludovic448
Ludovic448

Totalement d’accord pour la planche d’Harley ! ce numéro de Batman et Robin est bouleversant. Si je devais en choisir une qui m’a marqué : le Trône d’Atlantide, crossover entre Aquaman et Justice League #17 New 52. Après un long combat entre humains, super-héros et Atlantes : Arthur Curry déclare sur une page entière : « Je suis votre Roi ! » à contre cœur, ne voulant pas du trône mais étant la seule possibilité pour arrêter l’invasion de son peuple (qui n’est pas son peuple selon lui, l’équilibre terre mer, toussa toussa …)

MoiToutSimplement
MoiToutSimplement

Je m’attendais sérieusement à un truc pas serieux chez Blue. Une fois n’est mas coutume, c’était beau.