Justice League Rebirth déjà aux fraises, le premier volume de Justice League : New Justice, présentait déjà le changement de direction du nouveau scénariste détenant le titre : Scott Snyder. Une entrée toujours aussi modeste avec No Justice. La nouvelle justice va avoir fort à faire, face à une intrigue sans grand rapport aux interrogations soulevées dans le volume précédent.

Aquaman et les autres

Lors des New 52, Throne of Atlantis nourrissait un conflit idéologique entre Ocean Master et Aquaman. Aujourd’hui, Terre Noyée fait la part belle aux prétextes à une confrontation, et aux fantasmes de fan-boy de Scott Snyder. Le crossover est inattendu. Il est introduit de manière brutale, présentant une situation problème créée de toute pièce. Il ne faudra chercher ici, ni géopolitique pour les lecteurs du titre Aquaman. Scott Snyder mène l’intrigue. Le récit s’en impregne malgré le passage d’un scénariste à un autre. La Justice League agit en tant que défenseurs, et malgré la publication de l’événement ici, elle reste en second plan.

Alors que l’équipe ressort d’un affrontement difficile, celle-ci tente de retrouver Luthor et sa Légion du Mal. Aquaman évoque sa situation troublante à Atlantis, au moment même où il découvre une invasion d’êtres sous-marins propageant un virus transformant les humains en crustacés. Le récit va se focaliser sur Aquaman. Le monde d’Atlantis se veut être mis à l’honneur, mais est en réalité réduit à bien peu de choses. Le monde d’Atlantis n’est représenté que par Aquaman, Mera et Ocean Master. Le récit se réfère bien à Arion pour le bien d’un scénario ayant besoin d’une origine, mais c’est une issue bien trop facile que d’utiliser un personnage oublié, à la caractérisation ambigue depuis les années 90. Tant d’éléments d’Atlantis qui nous rappellent comme il aurait été bon de retrouver Dan Abnett à l’écriture.

L’instant d’un crossover

Ce volume est bien pauvre en contenu, malgré son épaisseur. L’événement s’étend sur de nombreux, dont Titans, n’ayant aucune incidence sur l’événement, sinon tenter de justifier une quelconque connexion ou unité de l’univers DC. Une fois passé tout l’événementiel d’une invasion, des tsunamis, et des transformations en crustacé,il ne reste rien. Terre Noyée est un crossover comme un autre, n’existant que pour son unique conséquence finale, touchant bien plus Aquaman que l’équipe de la Justice League. Scott Snyder se laisse aller à ses délires. Vous retrouverez un Superman pirate/biker, une Wonder Woman guerrière des océans, et un Flash mutant. Tant de concepts de jouets pour enfants qui interrogent sur le regard que peut porter le scénariste sur son public.

Terre Noyée est d’autant plus un projet décevant qu’il est illustré par des artistes de talent. Howard Porter et Francis Manapul portent ensemble le titre avec un parfait jeu de couleurs. Malgré leurs différences, les deux artistes portent deux représentations d’Atlantis. Or, le scénario oriente chaque artiste vers un élément de l’intrigue, séparant en tout point les éléments illustrés. Lan Medina, s’il est bien plus orienté vers une représentation commune du comics moderne, se démarque de par la qualité de ses illustrations et un souci du détail.

Alors qu’il profite d’une qualité graphique remarquable pour un crossover grand public, Scott Snyder ne fait que plonger plus encore dans ses travers. Alors qu’il est entouré d’artistes brillants, ce crossover n’est rien de plus qu’un énième crossover d’action massive aux motivations ambiguës, et profitant de toutes les facilités possibles pour mener à bien les plans de l’éditeur. Un tome très dispensable.

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- Une variété d'artistes impressionnants
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- Crossover semblable à tout autre crossover
- Aucune originalité dans l'écriture
- Les délires de Scott Snyder
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