Après un quatrième tome à la narration en dent de scie, nous voici avec le cinquième de cette série Rebirth. Toujours scénarisé par Robert Venditti, c’est l’occasion pour l’auteur de revenir sur des intrigues plus propres et familières aux Lanterns. Qu’en est-il réellement ? Retrouve-t-on les mêmes défauts et qualités vus dans les tomes précédents ?

FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX

Pour commencer, si vous vous fiez à sa couverture, les Green Lanterns auront fort à faire dans ce tome. Mais affronter des adversaires d’envergure, Venditti l’avait déjà fait avec Sinestro, Larfleeze, ou récemment les Golem de métal. Alors quelle est la différence cette fois ? Et bien, mise à part les enjeux, il n’y a rien de très neuf dans ces trois histoires. La première est l’épilogue d’un arc vu dans Superman Rebirth Tome 5. Suite au retour discret de Sinestro, Superman est parvenu à enfermer Parallax dans son anneau. Le kryptonien contacte le Corps afin de leur remettre l’artefact mais les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Puis, nous avons le retour de vieux antagonistes apparus en 1967: Les Contrôleurs. Or, pour celles et ceux qui ne le savent pas, Gardiens et Contrôleurs ont comme ancêtres communs les malthusiens. Ce qui fait d’eux des cousins génétiques, comme l’homme et le chimpanzé. Et bien que les individus de ces deux espèces aient drastiquement diminués, les Contrôleurs semblent détenir une solution pour sauver la leur. Ce qui n’est pas du goût de tous, en particulier des Lanterns terriens.

Enfin, la dernière partie fait s’opposer Green Lanterns et kryptoniens. Effectivement, on retrouve la famille Zod suite aux événements de Suicide Squad Rebirth et Action Comics (2016). Vivant sur la planète Jekuul, ils sont adulés et vénérés par les locaux qu’ils utilisent comme esclaves. Plus orienté action que les autres, c’est aussi le récit qui exploite le mieux Hal Jordan et les capacités de son anneau. Mais au final, c’est très correct. Robert Venditti maitrise mieux l’écriture des arcs courts que celui d’un run unidirectionnel et construit. De plus, ses récits montent en intensité et en action, ce qui rend l’ensemble assez divertissant.

LE RETOUR DU DIT-MEILLEUR GREEN LANTERN

Jusqu’à présent, l’auteur nous a montré le nouveau visage du Green Lantern Corps en prenant le temps de traiter le nouveau leadership et son quotidien. Hal Jordan était même resté en retrait pour mieux valoriser Soranik, Stewart, Gardner ou Rayner. Certes, il est difficile de passer après Geoff Johns qui a tant apporté à la mythologie de Green Lantern, mais Venditti n’a pas encore réussi à se démarquer. Probablement qu’avec cet essoufflement, il était temps de changer la formule. Et ce cinquième tome peut se considérer comme un nouvel élan pour la série.

D’une part, Hal Jordan est remis en avant. Son background, son caractère et son anneau spécial sont plus développés, et cela fait plaisir. Mais certains points comme sa relation avec Carole ou Ganthet sont trop superficiels du fait de la durée des récits. D’autre part, Venditti ose davantage en s’octroyant deux crossovers avec l’univers de Superman. C’est une autre façon de faire évoluer la saga en y impliquant d’autres personnages.

Un dernier mot sur les dessins qui continuent d’être la grande force de ce tome et de la série en général. Aux habitués que sont Ethan Van Sciver et Rafa Sandoval, viennent s’ajouter Patrick Zircher et Jack Herbert. Le premier s’est déjà illustré sur les séries New 52 Green Arrow, Futures End, ou Suicide Squad, avec un travail très classique. En ce qui concerne Herbert, c’est esthétiquement assez sombre et terne, surement pour renforcer les scènes de tension. Enfin, si Van Sciver reste fidèle à lui-même, c’est Sandoval qui arrive encore à nous surprendre. Son arc autour de Zod est sublime, l’artiste fait part d’un talent de plus en plus maîtrisé. Green Lantern Rebirth mériterait la lecture rien que pour la beauté de ses planches.

Un nouveau ton pour ce Green Lantern Rebirth où Robert Venditti était à cheval entre deux styles d’écriture. Avec ce cinquième tome, c’est l’occasion pour l’auteur de rester sur une même ligne directrice avec des histoires moins profondes et moins originales. Dommage que la scénarisation de ce run soit si bancale. Alors oui, l’idée de faire revenir des connaissances issues de l’univers de Green Lantern ou de Superman n’a rien d’audacieux. Cependant, les récits qui leurs sont consacrés servent habilement la partie graphique qui reste une valeur sûre de la série. Green Lantern Rebirth a mis de côté son aspect mainstream pour laisser place à une série B qui est un vrai plaisir coupable.

CORRECT / 10 Notre avis
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Les +
- L'arrivée de personnages emblématiques issus de l'univers de Superman et Green Lantern...
- La ligne directrice de l'écriture des récits
- Des scènes d'action réussies dans l'ensemble
- Rafa Sandoval encore et toujours au top niveau dessin
Les -
- ... qui servent de prétexte aux oppositions et qui n'a rien d'original
- Des récits moins profonds qui font de Green Lantern une série basiquement divertissante
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stingrayfell
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Sasahara
Sasahara

Lu avec plaisir mais avec des limites… marre que ça tourne autour des 4 mêmes personnages! Dès qu’il y a un problème dans l’Univers ce sont les green lanterns humains qui s’en chargent, les autres dans cet album on ne les voit jamais !