Après des années d’affrontement, Green Lanterns et Yellow Lanterns travaillent ensemble pour le maintien de l’ordre dans l’univers. Cependant, cette relation risque d’être compromise si l’on apprend qu’un Green Lantern a tué froidement un Yellow Lantern. Qui? Pourquoi? Quelles conséquences? Voilà les questions qui se posent dans ce quatrième tome. Et maintenant, place à la review.

UNE NARRATION BIPOLAIRE

Comme pour le précédent, ce tome se compose de plusieurs parties séparées, deux exactement. La première reprend l’intrigue entre les porteurs d’anneaux verts et jaunes. Cette fois, on prend moins parti pour Guy Gardner ou John Stewart mais plutôt pour Kyle Rayner et Tomar-Tu. Ces derniers vont faire face aux conséquences de leurs actes vus dans le troisième tome. Cependant, même si cela démarrait bien, la cohérence scénaristique et psychologie ne suivent pas. En effet, Venditti s’obstine à développer quelque chose avec Kyle. D’abord, il le rend plus accessible à la caractérisation en le faisant redevenir Green Lantern. Mais il le traite comme un humain stéréotypé avec des défauts tels que l’immaturité, l’égoïsme et la stupidité. Un comble pour celui qui a su se montrer digne du pouvoir du White Lantern.

A contrario, avec des décisions plus compréhensives, Soranik Natu est le personnage qui s’en sort le mieux et de très loin. Cette première partie conclut cette longue intrigue d’alliance mais de façon prévisible et décevante. Pour le coup, on aurait aimé en découvrir davantage, en connaitre davantage sur le fonctionnement tactique, politique, ou psychologique. Mais non, l’auteur a de bonnes idées sans les concrétiser.

En deuxième partie, les New Gods signent leur retour. Pour commencer, on peut considérer cet arc comme un tie-in à Batman Metal. Sans rentrer dans les détails, la route de Hal Jordan va croiser celle du fils du Haut-Père, Orion. Ce dernier est pris en chasse par un golem capable d’utiliser les rayons Oméga et donc de le tuer. L’histoire ne bouscule rien, et se suffit à elle même. Néanmoins, le récit reste assez sympathique et divertissant avec un bon équilibre entre action et moments héroïques. Pour le coup, Venditti réussit bien le mélange des personnages du Quatrième Monde avec celui des Green Lanterns.

VENDITTI QUI SE LA JOUE SAFE

Comme évoqué ci-dessus, Robert Venditti se montre plus convaincant dans ses histoires courts. On le sent plus en roue libre en terme d’écriture. Certes, les personnages ont des rôles très simples, mais ils sont beaucoup moins brouillons. Encore une fois, c’est dommage que l’auteur n’arrive pas à briller uniformément sur cette série Green Lantern. Avec un univers infiniment riche à sa disposition, on a seulement droit à des dilemmes faiblards à la limite du sarcasme (n’est ce pas Kyle ?). Si la narration est aux abonnés absents, ce n’est toujours pas le cas du dessin et heureusement ! Certains artistes sont dotés d’un pouvoir étrange : celui de nous faire profiter de leurs dessins et nous pousser jusqu’à l’achat du tome rien que pour leur talent. Ces artistes ne sont pas légion, mais ils existent. Et comme dans les numéros précédents, c’est ce point qui tire ce quatrième tome vers le haut.

On retrouve respectivement Ethan Van Sciver et Rafa Sandoval pour la première et deuxième partie. Les deux artistes nous offrent des planches d’une qualité supérieure au correct. C’est esthétiquement réussie et détaillé. Lors de certaines scènes clé, Ethan Van Sciver met en valeur l’imposance du personnage que c’en est presque surréaliste. Quant à Rafa Sandoval, c’est plutôt lors des scènes d’action qu’il nous oblige à changer de rétine. En effet, c’est beau, ça brille, on constate clairement le dynamisme dans les mouvements et les décharges de puissance à profusion. On sent que l’anneau des Green Lantern en a dans le ventre et il réussit parfaitement à retransmettre cela. Bien sûr, il faut aussi remercier le travail de colorisation de Jason Wright et Tomeu Morey sans qui le résultat ne serait pas le même.

Green Lantern Rebirth Tome 4 est une réussite en demi-teinte. Tout en continuant d’explorer la relation avec le Sinestro Corps, Robert Venditti n’arrive pas à la rendre impactante pour le lecteur. Mais l’auteur rend mieux compte du potentiel des Green Lanterns vers d’autres récits, plus divertissants et originaux. Encore une fois, si vous avez passé un bon moment sur les tomes précédents, vous serez convaincus avec celui-ci. Bref, un bon moyen aussi de profiter de la beauté des dessins qui est toujours un vrai plaisir visuel.

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- Robert Venditti plus apprécié sur des arcs courts...
- Beaucoup de personnages qui apparaissent
- Le superbe rendu de Rafa Sandoval au dessin
Les -
- ... mais peine à marquer durablement son run sur Green Lantern
- Une caractérisation des personnages très inégale
- Le traitement ridicule de Kyle Rayner
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