Avec ce cinquième tome Green Arrow entre dans un nouvel arc, nommé en VO Hard-Travelling Hero. Traduit en français par Héros itinérant cet arc se veut un hommage au run culte des années 70 Hard-Travelling Heroes. C’est donc un titre bien lourd à porter tant ce run a marqué l’histoire de l’archer vert, mais aussi l’histoire même des comics. Alors ce cinquième tome est-il à la hauteur de son aîné ?

Un road-trip autour du DCU satisfaisant

L’histoire prend directement la suite du précédent tome. Green Arrow s’est enfui de Seattle (ou Star City) pour faire tomber le Ninth Circle. Cette fuite sera donc l’excuse toute trouvée pour  lancer Green Arrow dans un long (enfin pas si long, seulement 6 numéros) autour des Etats-Unis. Bien entendu, comme dit plus haut, ceci est fait pour rappeler le mythique Hard-Travelling Heroes. Mais nous reviendrons là-dessus plus tard.

Ce road-trip permet à Green Arrow, un héros typiquement solitaire et plutôt mis à l’écart du reste du DCU d’interagir avec tout le reste des héros DC. Flash, Wonder Woman, Superman, Lex Luthor, c’est vraiment un tour du DCU auquel nous assistons. Et ce tour de l’univers fonctionne vraiment bien dans l’ensemble. On apprécie réellement de voir les personnages interagir entre eux, même s’il faut avouer que le fait de voir tous les héros prendre de haut l’archer vert peut très vite devenir fatiguant. Remettre Oliver Queen à sa place une fois, d’accord, mais passé un moment cela devient tout simplement redondant. Heureusement cela se finit assez vite et l’on met (enfin) de côté ces restes des New 52. D’ailleurs il est assez clair que tout cet arc a parmi ses ambitions la volonté de laisser une bonne fois pour toute de côté les éléments que les New 52 avaient « apportés » au personnage. Donc on peut dorénavant dire adieu au Oliver Queen, idiot, puéril, méprisé par l’entièreté du DCU. Et il faut le dire ça fait du bien.

Une excellente partie artistique

Qui plus est, pour continuer dans les points positifs, du côté de la partie artistique c’est vraiment du tout bon. Il y a bien entendu les habituels collaborateurs de Benjamin Percy sur le titre, Juan Ferreyra et Otto Schmidt. Ces deux-là font, comme d’habitude de l’excellent travail et à eux s’ajoute Stephen Byrne et Jamal Campbell. Cette belle brochette fait réellement un excellent travail ce qui fait de ce tome un vrai plaisir visuel. Gros point fort pour le Superman de Ferreyra qui rend vraiment très bien. On mentionnera d’ailleurs aussi le gros clin d’œil à Mad Max Fury Road. Green Arrow + Fury Road que demander de plus ?

N’est pas à la hauteur de son titre

Cette partie n’intéressera vraiment que les fans de l’archer et vert et surtout les fans du run de O’Neil. Ce qui doit faire environ quatre ou cinq personnes. Cependant cela reste important d’en parler. En faisant directement référence à Hard-Travelling Heroes pour cet arc Percy invitait d’office à la dure comparaison. Hard-Travelling Heroes est un run mythique pour la façon dont il mettait en scène des problèmes sociétaux des années 70. Drogues, surpopulation, conditions de travail, …, c’étaient autant de thèmes merveilleusement traités par le scénariste. Là, c’est un peu plus compliqué.

Benjamin Percy inclue des thèmes et des moments politiques plusieurs fois dans cet arc, cependant cela reste très chiche et ne va jamais bien loin. Le problème étant qu’ici Percy se doit de faire avancer son scénario. Ça, c’est une obligation que O’Neil n’avait pas à l’époque et qui est une des raisons pour laquelle Percy ne pouvait sans doute pas se consacrer pleinement aux problèmes politiques.

Ce tome 5 est donc un très bon ajout à l’ensemble du run de Benjamin Percy. Voir l’acher vert interagir pendant un temps avec le reste du DCU fonctionne très bien. Qui plus est la superbe partie artistique apporte un vrai plus à ce tome. Restera que les fans de l’archer vert attirés par le nom pourront être quelque peu déçu. Cela reste tout de même bien dommage, notre époque actuelle étant plus que propice aux comics aux propos politiques et engagés. On attendra donc toujours un digne successeur à Hard-Travelling Heroes, mais malheureusement l’on va sans doute devoir attendre encore bien longtemps.

très bon / 10 Notre avis
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Les +
- Toute la partie artistique
- Voir Green Arrow interagir avec le reste de l'univers DC
- La référence à Mad Max Fury Road
Les -
- N'est pas Denis O'Neill qui veut
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« …Cette partie n’intéressera vraiment que les fans de l’archer et vert et surtout les fans du run de O’Neil. Ce qui doit faire environ quatre ou cinq personnes… ». Euh… Claygan, je pense qu’on est un peu plus que 4 ou 5 quand même. Je suis vexé, snif!

LPU
LPU

En fait, c’est surtout le numéro avec GL qui ne fonctionne pas car le style de Schmidt n’est pas adapté. Sinon l’arc est très bon, comme le reste du run (Rebirth).
Et non, n’est pas Dennis O’Neil qui veut (heureusement).