Après plusieurs mois d’attente, Urban Comics publie enfin dans ce kiosque les trois derniers numéros de Justice League of America. Que va t-il advenir de l’équipe que Steve Orlando a portée durant tout son run? Découvrons cela tout de suite dans ce nouveau récit complet Justice League.

IL ÉTAIT UNE FOIS UNE REINE

Pour commencer, le récit reprend là où on avait laissé la JLA suite à l’attaque de Prometheus. Alors que Killer Frost retrouve une vie normale, les membres de la Ligue sont cependant perplexes. La Puissance derrière le Miroir se montre enfin en la personne de la Reine des Fables. Cependant, Batman est absent, et la Reine a autorisé Killer Frost à exaucer son vœu pour faire disparaître sa faim. Caitlin Snow semble avoir changé de camp, l’équipe se retrouve ainsi amputée de deux de ses membres après le départ de The Ray.

Puis, on retrouve une dernière fois les Extrémistes dans une tentative désespérée de sauver leur monde d’origine, ou mourir en essayant. Enfin, tout ceci n’est que le prélude à l’ultime mission de la JLA, où elle doit empêcher le voleur du temps, Chronos, de tuer Ahl, le dieu des super-héros, venu sur Terre pour imprégner le concept de héros. Si l’équipe échoue, ils cesseront tous d’exister, laissant la Terre vulnérable à toutes formes de mal. Voici ce qui attend les héros dans les différentes intrigues que Steve Orlando s’attèle à conclure. Il faut dire que dans ces numéros, beaucoup d’évènements s’enchainent à la suite des autres. Peut être un peu trop vite même. La faute sans doute à des récits trop condensés pour ce qu’il y a à raconter.

DISSECTION D’UNE ANNÉE DE STORYTELLING

Il faut dire que Steve Orlando n’a eu qu’à peine plus d’un an pour développer ses idées. En effet, JLA a du s’arrêter après 29 numéros pour préparer le relaunch de Justice League avec No Justice. Néanmoins, avec sa narration légère du style de l’Âge d’Argent, les récits véhiculaient une intention de changement/progression/évolution. De façon diverse, loufoque, voire absurde, ces concepts étaient surtout incarnés par Lobo et Killer Frost. En effet, le premier pour l’idée de perturbation dans le système, et la seconde pour sa rédemption afin de se développer dans la société. Enfin, cette idée d’évolution, abordée spécifiquement dans le dernier arc, redémontre que le concept de héros n’est pas immuable mais continu. Certes, un concept assez manichéen car certains personnages ont quand même du sang sur les mains. Mais, c’est au lecteur de se faire son propre jugement, adhérer à ce principe ou rester dans la rationalité.

Bien sur, d’autres points ont montré les qualités de la série JLA comme la diversité du groupe dans leurs origines et leurs croyances. On peut consentir que la réelle force d’un héros n’est pas son pouvoir mais ce qu’il en fait avec. D’autre part, il y a toujours cette image de proximité avec les citoyens qui est différente de la Justice League car plutôt extérieure. Sans conteste, Steve Orlando a su suivre ses idées en proposant quelque chose d’additionnel à l’univers DC. L’auteur a apporté pas mal de nouveautés avec le Microvers, la connexion vers Immateria, Angor, ou l’Empreinte du héros.

Quelques mots sur la partie graphique pour terminer. Les trois arcs sont dessinées par trois artistes avec un rendu propre et plus qu’honorable. Par contre, on a toujours un découpage des pages très asymétrique, les cases adoptant des formes assez inhabituelles. Quant aux scènes d’actions, l’impression de dynamisme et de mouvement est correcte. Peut être Hugo Petrus sur le dernier arc qui a du mal avec la vitesse et la puissance des mouvements. Ironiquement cela fonctionne pour le personnage de Chronos, mais moins quand il s’agit des héros qui se battent. Enfin, on retiendra la coloration avec ses nombreuses nuances de couleurs et cet effet de contraste élevé qui rendent un aspect très coloré. Même sur ce point, la JLA se distingue clairement d’un tome de Batman Rebirth, de Justice League Rebirth ou de New Justice.

Qu’est ce qu’il faut retenir de ce dernier récit complet sur la JLA? Cette équipe B fut attachante mais aussi originale dans les défis relevés. Tout en créant de nouveaux concepts, Steve Orlando a quand même nourrit ses récits d’une certaine réflexion. Manichéen, idéalisé ou trop léger, la Justice League of America est presque à elle-seule un concept qui mérite d’être lu.

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Les +
- Un auteur qui a su aller au bout de ses idées...
- Tous les passages avec Lobo
- Excellent rapport quantité/prix
Les -
- ... en les idéalisant parfois un peu trop
- Des arcs narratifs qui s'enchainent rapidement
- Les passages où Killer Frost est insupportablement victimisée
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