Comme le dit le dicton, mieux vaut tard que jamais. Et c’est le cas avec ce Batman Jours de Colère. En effet, si vous vous souvenez d’un certain Batman Empereur Pingouin paru en 2017, en voici tout simplement sa suite. Enfin presque, mais vous lirez plus bas pour quelle raison. Le récit vend ici la version New 52 d’un antagoniste du chevalier noir, Wrath. D’autre part, ce tome est aussi un recueil de plusieurs histoires comme celle du Dr. Kirk Langstrom suite à sa transformation en Man-Bat. Alors, est-ce que ce tome méritait sa sortie en 2019 sachant que Detective Comics (2011) était peu mémorable ?

BATMAN, L’EMPLOYÉ POLYVALENT DU MOIS

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Batman Empereur Pingouin pour comprendre l’ensemble du récit. En effet, il est possible de débuter avec ce tome sans que les rares mentions aux événements antérieurs ne vous perturbent. Ensuite, comme mentionné ci-dessus, on se retrouve avec un contenu de plusieurs histoires courtes et complètes. La première nous entraîne d’abord sur une affaire de voleur d’identité. Puis, on attaque avec le cœur du sujet avec Wrath qui se présente comme une antithèse de Batman. Plus tard, on revient sur le couple Langstrom après les évènements relatifs à la fabrication du sérum qui a changé Kirk en Man-Bat. Enfin, on aura droit à un dernier récit aux allures de elseworld pour la conclusion. Ce dernier arc apparaît trop soudainement, difficile de ne pas se sentir désarçonné.

Mais revenons à Wrath car c’est celui qui nous intéresse le plus ici. Avant tout, la création du personnage remonte à 1984 dans le Batman Special #1. Déjà à cette époque, ce personnage se définissait comme un Anti-Batman. Il partageait de nombreux points communs comme le costume, l’accès à l’arsenal de pointe, et une méthodologie de perfectionniste. Mais il possède également des différences notables comme l’origine de son traumatisme, des parents tués par la police, mais surtout des motivations criminelles. En somme, un vilain intéressant mais dont le sujet a déjà été exploité de nombreuses fois. La seule nouveauté est la présence d’un sidekick, Scorn, mais tout s’enchaine beaucoup trop vite pour y prêter attention.

LE DESSIN A LA RESCOUSSE DU SCENARIO

Comme dans ses précédents travaux, John Layman aime connecter de temps à autre ses arcs avec les séries Batman, Le Chevalier Noir ou Eternal. De petites allusions par-ci par-là qui, si vous ne les avez pas lu, ne vous diront rien. Malheureusement, Detective Comics lors des New 52 n’avait pas apporté grand chose de neuf. Il n’y a pas de réelles ambitions, d’évènements marquants et mémorables pour la suite. Là où Scott Snyder voulait se montrer original tout en défiant les lois de la logique, John Layman reste sur des bases solides.

Les arcs de X (Jane Doe en VO) et de ManBat restent les plus divertissants car il y a plus de développement psychologique. Quant aux arcs de Wrath et de L’Epouvantail, ils ne sont pas mauvais mais décevants malgré qu’ils tentent des choses. Par exemple, on a droit une apparition de la Batmobile de Nolan ou des nouveaux design de personnages pour le elseworld. Mais ce n’est clairement pas suffisant, les arcs sont bien trop courts et prévisibles. Au final, c’est une lecture assez fade, et dire qu’il y avait du talent au dessin.

Pas moins de trois artistes se partagent la partie graphique dans ce recueil: Joshua Williamson, Jason Fabok, et Aaron Lopresti. Honnêtement, le scénario ne prêche pas dans la qualité, mais on a quand même droit à un bel emballage produit. Chaque style d’artiste se rapproche assez des différents tons des arcs. Williamson pour le côté polar de l’annual, Fabok pour son talent incontestable dans les scènes d’envergure, et en enfin Lopresti pour le côté surréel de l’histoire.

 

Batman Jours de Colère rencontre les mêmes qualités et défauts que Empereur Pingouin. La lecture n’est pas des plus originale, elle reste même très classique. La faute à des arcs bien trop courts pour proposer de l’originalité durable. Les aventures quotidiennes et éphémères du Chevalier Noir en somme. Si vous voulez lire du Batman avec de la bonne narration, sachez que le catalogue d’Urban Comics est suffisamment fourni pour vous proposer mieux.

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- Des histoires variées
- Jason Fabok qui sauve graphiquement l'arc de Wrath
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- Pas d'ambition
- Une lecture classique et sans surprise
- Une qualité de arcs scénaristiques inégale
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batmanreturns
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J’ai l’impression que le personnage de Wrath est tout simplement pas intéressant ou du moins jamais réellement développé…