Habitué à une certaine qualité et une variété de genres rencontrés jusqu’ici par le duo Peter J. Tomasi et Patrick Gleason, Superman Rebirth Tome 5 se démarque particulièrement de ce qu’on pouvait connaître du titre jusqu’alors. Ce volume compile trois aventures en deux parties, servies par des équipes artistiques différentes, et une qualité très inégale.

Superman et sa Super-Family en vacances

review Superman Rebirth Tome 5 : Point de ruptureL’album ouvre sur une l’unique aventure réalisée par le duo Peter Tomasi et Patrick Gleason. Dans l’esprit bon enfant et familial, Clark emmène Jon et Lois en voyage. Un road-trip malheureusement trop bref, qui a le mérite de présenter une culture américaine sous la bannière étoilée. L’aventure à l’allure patriotique ne l’est pas tant. Elle présente autant les bienfaits de cet esprit américain dans cette notion d’union, sans en oublier la dimension sociale et l’impact personnel des événements historiques. Peter Tomasi engage toujours son sujet militaire qu’il apprécie tant.

Outre la rapidité avec laquelle est expédiée l’histoire, elle a le mérite d’exploiter une facette de Superman inédite. Non pas celle du caractère paternel déjà fort exploitée, mais celle de Clark Kent. Superman est un personnage mis à l’écart, tout comme l’action. Le récit n’en est pas moins dynamique. On assiste avec impatience aux découvertes de la famille, et les valeurs enseignées par Clark à son fils, Jon. Le concept aurait pu être bien plus développé, et se fait bien regretter par la suite.

Superman VS …

Superman Rebirth Tome 5 : Point de ruptureS’en suit deux aventures remplies de clichés. Prenez Superman, l’idée commune que le grand public peut avoir du héros – c’est à dire sa liste de super-pouvoirs – et faites le s’affronter avec deux ennemis plus ou moins populaires. Le premier possède un plot avec un léger potentiel, étant celui de faire de Parallax un réfugié sur Terre, en milieu urbain, se nourrissant de la peur de ses victimes. L’entité cosmique se métamorphose en entité surnaturelle. Possessions en tout genre, la première partie prend une allure horrifique intéressante, pour se clore dans un fan-service outrancier, et une action massive ennuyeuse.

Fidèle au dicton « Le pire est toujours à venir« , le troisième récit tente de nous démontrer que son prédécesseur ne cédait pas tant aux facilités scénaristiques. Aussi subtile qu’American Cyborg, mais bien moins drôle, cette histoire repose sur l’écriture clichée de la relation Superman/Lois, en y incluant Deathstroke en tant que super-mercenaire. Les excuses scénaristiques s’enchaînent, cherchant à justifier la présence de Deathstroke, sa capacité à rivaliser avec Superman (nous faisant regretter au passage l’écriture de cette opposition déjà vue sous la plume de Christopher Priest), sans jamais s’attarder sur le moindre trait de caractère de Superman. Bien plus qu’un simple ennui, l’histoire proposée par James Bonny nous fait fermer ce volume avec un sentiment de dégoût.

La pause prise par Peter Tomasi et Patrick Gleason se fait sentir, en étant remplacé par des artistes n’ayant pour autre prétention que de faire durer le titre, proposer du contenu peu importe ce qu’il est. Cette démarche générale fait donc de ce volume un tome particulièrement dispensable. En plus de ne comporter aucune conséquence sur le titre, et la bonne compréhension de sa suite, il est affligeant de stupidité, et n’a pour seule qualité son unique histoire servie par l’équipe habituelle.

Mauvais / 10 Notre avis
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Les +
- Le concept du voyage familial
- Des artistes conventionnels, au travail soigné...
Les -
- Superman réduit à son caractère le plus vide
- Des histoires réduites au simple "VS"
- ... exception faite de Tyler Kirkham sur la seconde histoire
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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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BenJ BT
BenJ BT

Je suis surpris de la note. Je l’ai pas relu récemment mais dans mes souvenirs c’était pas si catastrophique que ça…

Apokolips
Apokolips

Effectivement mauvais. Au mieux sans intérêt. Pour moi le run de Tomasi sur Superman s’arrête avec le tome 4. Car le 6 n’est pas terrible non plus.