Après un tome 0 sous forme de lettre d’attention qui nous avait laissé une impression quelque peu partagée. le scénariste Brian Michael Bendis prend pour de bon la main sur le titre Superman.

Alors qu’en est-il de ce premier tome ? Réussit-il à transformer l’essai ? Alors…

Une histoire lambda, mais sublimée par son visuel

L’histoire reprend directement après les événements du tome 0. On retrouve Superman, toujours séparé de sa femme et de son fils va devoir tout faire pour sauver la terre coincée dans la Zone Fantôme, où est enfermé Rogol Zarr.

En elle même l’histoire de ce premier tome n’a rien d’extraordinaire, en effet on est plus proche d’une intrigue tirant sur le côté 100% blockbuster. On a le droit à des grosses batailles, la terre en péril et pas beaucoup plus. Cependant ce côté blockbuster est sublimé par les  magnifiques dessins de Ivan Reis. De ce côté ce premier tome est un véritable plaisir visuel. Ce tome est plein de pages de batailles gigantesques, de splash pages remplis de détails et de poses iconiques. En somme il est clair que le visuel est le gros point fort de ce numéro.

Tant que l’on est dans l’histoire, il serait bon de mentionner le cliffhanger final qui fait déjà débat aux Etats-Unis et qui fera sans doute tout autant débat chez nous.

Une caractérisation intéressante

Cependant, au milieu de tout ça on a tout de même le droit par moment à une caractérisation assez intelligente et intéressante du côté de Superman (sauf quand il parle de son envie d’arracher la tête de Batman…). Bendis met ici l’emphase sur le côté humain du personnage et surtout sur son sentiment de solitude après le départ de sa famille. Et ces passages fonctionnent vraiment bien, mais ils sont trop peu nombreux, malheureusement. Tout cet aspect aurait réellement mérité à être beaucoup plus exploiter.

Du reste il n’y a pas grand chose à redire, on pourra apprécier les apparitions de nombreux personnages de l’univers DC. Même si la majorité de ces caméos paraissent assez anecdotiques et très peu utiles au final. Une impression de superficialité finit par très vite se dégager. Cependant on ne boudera pas le plaisir de voir l’apparition d’un personnage aussi culte que Nuclear Man.

Un vilain sans intérêt

Le plus gros point noir de cet arc reste Rogol Zarr. En effet le vilain, qui n’avait déjà pas grand chose à offrir dans le tome 0 ne s’améliore pas du tout ici. Rogol Zarr est un personnage sans intérêt. Voilà, c’est dit. C’est un peu dur, mais c’est malheureusement le cas. Simple Doomsday intelligent, il n’arrive jamais à dépasser le cliché de base éculé du vilain génocidaire. Le pire étant que même après douze numéros, son développement n’avance pas et l’on pourrait même aller jusqu’à dire qu’il est inexistant. Qui plus est quand on ajoute à tout ça un design toujours aussi vilain, cela nous donne un personnage qui n’a vraiment rien pour lui. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’il s’agit, pour l’instant, du plus gros échec du nouveau scénariste sur le titre.

Ce numéro est à conseillé à tous les amateurs de gros récits épiques et bien dessinés. Cependant pour ceux qui chercheraient un peu plus, vous pouvez d’ores et déjà tourner les talons. Entre un vilain qui fait tâche et un énième sauvetage de la Terre en péril, il n’y a pas grand chose d’autre. 

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- Un excellent Ivan Reis
- Nuclear Man, parce-que pourquoi pas
Les -
- Rogol Zarr
- Ne raconte pas grand chose
- Un cliffhanger qui va faire parler
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