Flash ressort de son affrontement intense avec Zoom. Il en ressort changé, possédé par la force véloce négative, lui conférant une puissance étrange, supérieure, qu’il peine à contrôler. Revenu à Central City, il retrouve Meena, une speedster. Dans la continuité d’un univers véloce, Joshua Williamson poursuit sa succession d’événements forts, réservant de nombreux rebondissements continus au héros, dans cet album de plus de trois cent pages.

Flash : Statut-quo Re-rebirth

Après un volume intriguant et osé, on espérait une continuité avec un héros se remettant en question, à la recherche des conséquences de son voyage périlleux et marqué par les événements. La force véloce négative continue de l’affecter, mais il semble aisément vivre avec. Outre son caractère optimiste auquel il ne démord pas, une tonalité dramatique était à exploiter. Joshua Williamson va l’appliquer, de manière très bancale. L’album se divise en deux parties. La première se concentre sur une enquête, et un piège adressé à Flash. La seconde répond aux conséquences de la première, pour un final intense. De ce fait, cet album fournit un récit complet et massif, nous permettant de prendre un regard général sur l’histoire dressée.

Flash renoue (une nouvelle fois) avec son statut-quo avec une facilité surprenante. Le titre traîne derrière lui tout le bagage du bon petit comics mainstream, comprenant ses rebondissements faciles, une action continue, et quelques scènes romantiques/amicales. Le découpage de série américaine type imprègne le titre. Barry est complètement effacé. Aucun caractère ne ressort du personnage, au même titre que tout autre. Seul Wally se démarque par sa quête de soi, assez bien développée.

Intrigues entremêlées recherchent logique et conséquences plutôt qu’excuses et esbroufe

Si on apprécie Flash Rebirth, ce n’est certainement pas pour son écriture. La première partie se dresse comme un teaser massif, suivi d’un filler, pour déboucher au plus vite sur une seconde partie bien plus intense, souligné par le retour de l’excellent Carmine Di Giandomenico. Ces intrigues entremêlées posent problème dans le sens où Flash réagit de sorte à ne pas s’attarder sur le danger. Il ne se fixe aucune priorité pour la simple et bonne raison qu’il faut attendre, il faut enquêter sur autre chose pour amener plus tard le véritable final. Joshua Williamson use de son temps pour développer une intrigue inutilement longue au détriment de ses personnages, et pourtant le récit reste divertissant.

Au delà de sa qualité d’écriture des personnages ou ses conceptions du héros relevant du cliché, il possède une qualité narrative qui est d’éveiller la curiosité et de faire naître les émotions visées avec suffisamment de précision pour cacher les nombreux défauts qui parsèment l’album. On apprécie Flash pour sa nervosité, ses références esthétiques évoquant le run de Geoff Johns sur le personnage, mais également pour certains de ses défauts appréciables, comme l’habitude enfantine de Joshua Williamson de céder aux facilités du fan-service de bas étage comme la conclusion du final, les oppositions faciles entre héros, et autres concepts de ce type.

Plus important, et tout aussi paradoxal, malgré son problème de caractérisation partielle, Joshua Williamson présente l’univers de Flash comme un tout. Il ne délaisse pas de personnage, et malgré quelques conflits internes en cours, parvient à rendre cohérent cette association finale. Il a usé de cette notion familiale de Flash et fait intervenir en permanence un autre personnage de cet univers, tantôt comme outil scénaristique, tantôt comme simple soutien. Un esprit en dégage de cette simple présence, et rappelle ô combien la notion de famille manque à bien des titres DC.

En somme Flash est une série d’albums à considérer pour le contenu et sa forme, et non pour son fond. Même s’il reste imparfait sous cet angle, il est un divertissement qui plaira aux amateurs du speedster et de son univers Rebirth revu. Ce volume, malgré un prix en accord avec son nombre de pages, est un divertissement ne pouvant s’apprécier que si on le considère comme tel.

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- Le retour de Carmine Di Giandimenico
- Un univers de speedsters considéré
- Une conclusion intense...
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- ... pour un départ navrant
- Absence totale de caractérisation
- Une histoire facile pleine de prétextes
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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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urbanvspanini10
urbanvspanini10

Très bonne review. Rien à redire sur la critique, j’ai trouvé aussi que la caractérisation de Barry laisser à désirer surtout dans l’arc final du tome où il a l’air de passer d’un extrême à un autre sans justification.
Par contre Désolé d’être comme ça, mais pourquoi on a la critique du tome 5 et pas du tome 3 et 4 ? X)

BatSalyer
BatSalyer

Ce tome contient l’annual 1 de la série qui tease Flash War ou pas ? Car il est aussi annoncé au sommaire du tome 6 qui sort en Juillet ..