Aquaman était perdu au même titre que la cité d’Atlantis. Entre les mains de ce nouveau roi inconnu, Corum Rath, Atlantis devient un danger pour le monde de la surface, comme le monde sous-marin. Arthur Curry est retrouvé, et son envie de retrouver le trône avec. Dans sa conclusion, ce volume est censé nous présenter, de manière approfondie, cet ennemi si important, et enfin conclure cet arc avec brio.

Final épique

Depuis Underworld, Aquaman regagne concrètement le cœur des fans. Malgré un univers assez peu décrit, le récit s’est concentré sur un background fourni, étoffé depuis les débuts de Dan Abnett sur le titre. Ce sixième volume remet en avant le personnage d’Aquaman. Après avoir regagné une force légendaire d’Atlantis, Arthur part en guerre contre Corum Rath. En soi, l’histoire se limite à ce contenu, mais tient sa promesse d’un affrontement épique. Simple mais efficace, Arthur se retrouve face à un ennemi de taille. Ce combat s’étale sur une grande partie des numéros contenus dans l’album. Grâce à Riccardo Federici et cette colorisation aux tons pastels, l’esthétique maintient une tendance vers cet aspect de Graphic Novel qui embaume le titre.

On assiste concrètement à un final explosif, une action continue, avec des conséquences à la clé. Les causes sont concrètes : Arthur veut regagner son trône, et Corum Rath veut conserver son pouvoir pour redonner à Atlantis sa grandeur d’antan. Les problèmes du récits sont ailleurs. Corum Rath est un ennemi puissant, certes. Arthur va en découdre. Seulement, une frustration se créé. Corum Rath est un méchant au lourd potentiel, à la vue de la qualité esthétique des albums, le contexte narratif dressé et sa puissance. Une dualité, une aura immense, pouvait en surgir. Mais rien de tout cela. Le personnage manque cruellement de charisme, et le numéro lui étant consacré est tout aussi intéressant qu’insuffisant. Pour son origin-story, l’éditeur invite Kelley Jones. Un choix très discutable à la vue de la qualité inégale de ses derniers travaux, à l’image de ses illustrations ici. Cependant, cet artiste procure au personnage une tonalité dramatique et horrifique qui concorde parfaitement avec son passé. Kelley Jones offre quelque chose à la fois très différent et complémentaire au récit de Dan Abnett.

L’autre problème de ce récit est bien plus discret. Dan Abnett intègre quelques ellipses laissant entendre que Arthur reconquit son trône de manière aussi formelle que simpliste : une poignée de main sauvage, un cri victorieux perdu. Des détails qui n’entachent pas réellement la lecture, mais le souvenir que ce dernier laisse. On sort du récit avec la satisfaction d’avoir assisté à ce combat tant attendu, mais la déception d’avoir lu un chef d’oeuvre manqué. D’autant plus manqué qu’à peine sorti de ce duel titanesque, Atlantis se retrouve aussitôt en danger.

Crossover non-désiré

Une conséquence aussi étrange qu’inattendue se produit, et de là une réaction facile menant à un crossover entre Aquaman et Suicide Squad. Après un tel arc depuis Underworld, il est difficile de reconsidérer Aquaman comme un simple comics victime des aléas de l’univers partagé redondants. D’autant plus que rien ne nous pousse à considérer cette rencontre comme autre chose qu’un prétexte à la rencontre de deux licences populaires de ces dernières années chez DC Comics. Le concept est complètement tiré par les cheveux, sorti de l’esprit de Rob Williams (Suicide Squad, Justice League VS Suicide Squad).

L’histoire de quatre numéros ne fait que succéder les « coïncidences » et prétextes à diverses rencontres, cherchant à rendre l’histoire folle, mais surtout ridicule. Le cliché est omniprésent, l’opposition attendue n’a pas lieu, les dialogues sont affligeants, et la partie artistique est décevante. Si la participation de Joe Bennett peut vous sembler pourtant rassurante, la colorisation gâche tout son travail. Ce crossover aurait été dispensable, mais est malheureusement lié à l’arc précédent, et à sa conséquence pourtant intéressante.

Cet album bien épais mérite son intérêt, et satisfera les amateurs du roi d’Atlantis et les lecteurs charmés par Underworld qui trouveront la conclusion attendue. Même si imparfaite, celle-ci tient ses promesses. Le défaut de l’album se constituant de quatre épisodes douloureux, on peut se dire que le pire est derrière nous avec cette rencontre. Ce serait oublier que Drowned Earth arrive. A peine sorti d’une crise, Atlantis va en connaître une nouvelle.

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Les +
- Une partie graphique aussi variée que solide
- L'univers d'Aquaman mobilisé
- Une conclusion satisfaisante
- Corum Rath un ennemi solide...
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- ... mais au potentiel plus vaste
- Aquaman par Dan Abnett, un chef d'oeuvre manqué ?
- Aquaman V Suicide Squad : Dawn of pitiful
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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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