– B… Blue, tu es où ?
– Gnnhhh…
– Blue ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Je n’arrive pas à te joindre depuis hier ?
– Chuuuuuuuut…
– BLUE !!!
– QUOI ?!! Qu’est-ce qu’il y a encor Billy ? Je regrette déjà de t’avoir filé cette oreillette dimensionnelle ! Pourquoi tu m’appelles ?
– Je… Je voulais être sûr que tu allais bien, tu te comportes bizarrement depuis que Joanie t’a largué…
– C’était d’un commun accord. Elle ne m’a pas largué.
– Un peu quand même…
– C’est elle qui t’a dit ça ?
– Non… Juste le fait qu’elle t’ait traité de pire erreur de sa vie avant de claquer la porte…
– Ouch ! Ce sont vraiment ses mots ?
– Po… Possible.Tu es où ?
– Pas de souvenirs précis, j’ai juste bu et je… Mais qu’est-ce que ?
– Qu’est-ce qu’il se passe ?
– Ok, je sais où je suis.
– Attends, je te localise, et j’arrive en un coup de Portal Gun !
– Non, ne viens surtout pas !
– Et voilà, je suis l… Arrrrghhhh !
– Bordel, ça commence mal !


Aujourd’hui, nous ne reviendrons pas sur le parcours d’Axel Braun, ni sur celui de son père, précurseur dans son domaine, mais nous nous concentrerons sur l’adaptation/parodie de Superman vs. The Amazing Spider-Man, premier crossover  majeur de l’histoire des comics, sorti en 1976. Et cela sans faire aucune blague graveleuse ! Ici Blue, c’est bon d’être de retour après tout ce temps, c’est reparti pour un tour !

En 2011, Axel Braun joue sur les deux tableaux, et s’attaque successivement à Superman XXX: A Porn Parody, avec Ryan Driller dans le rôle titre, puis Spider-Man XXX: A Porn Parody avec Xander Corvus pour incarner le tisseur. Ainsi, l’année suivante, après avoir introduit ses héros dans leur film solo respectif, le réalisateur décide de les faire se retrouver dans un film commun Superman vs. Spider-Man XXX: An Axel Braun Parody. L’Axel Braun Cinematic Universe est né. Pour l’occasion, il ramène les mêmes acteurs, que ce soit dans les rôles principaux, ou les secondaires, comme Andy San Dimas en Lois Lane, ou Capri Anderson en MJ. Il faut dire que Driller a la tête de l’emploi, raison pour laquelle il rejouera l’homme d’acier dans les films suivants (Man of Steel, BvS et JL), et Corvus offre un Peter assez convaincant et fun, en partie du à l’héritage d’acting reçu à l’époque où il tournait dans une série Nickelodeon, Zoey 101. Dossier que la chaîne ne serait pas très ravie de voir resurgir –la première fois que vous l’avez entendu, c’était sur DCP-. À noter que l’acteur reviendra quelques années plus tard, pour jouer Green Lantern dans JL XXX. Concernant les costumes, Jeanne Jackson, revient après les deux précédents volets, s’inspirant majoritairement du costume Spidey de Raimi, remplaçant l’araignée sur le torse par un X, et de celui de Reeve, changeant le symbole de la maison des El en un X stylisé façon Superman. Au scénario, Braun est accompagné de son compère Bryn Pryor, avec qui il continuera par la suite de signer un bon nombre de parodies, mais qui pour l’occasion, préférera se faire créditer en tant que Mark Logan, ayant une carrière en dehors du milieu pornographique.

Just Before « Come together »

Mais alors de quoi ça parle ?

Dans une ruelle mal famée, deux braqueurs démontent au pied-de-biche la porte menant à l’arrière boutique d’un magasin. Alors qu’ils ont déjà commencé à charger les biens volés dans leur camionnette, Spider-Man sort soudain de l’ombre, et avant même qu’un combat ne s’engage, capture les criminels dans sa toile, les collant au véhicule. Repartant chasser d’autres malfaiteurs, il croise ensuite Black Cat, qui lui fait des avances, avant de quitter le toit sur un saut de la foi qu’Altaïr lui-même n’aurait pas renié. Continuant sa ronde, il réalise que la nuit va être longue quand il tombe sur le Docteur Octopus, qu’il suit discrètement jusqu’au lieu de son prochain larcin, la banque de la ville. Alors qu’Octavius s’attaque au coffre afin d’y dérober l’adamantium caché à l’intérieur, l’homme araignée le met hors d’état de nuire.  De son côté, Lex Luthor a programmé des missiles pour qu’ils frappent simultanément Los Angeles et le New Jersey. Supergirl apparaît, se présentant comme la cousine de Superman. Malheureusement, le génie maléfique la piège grâce à un collier à la kryptonite avant de s’enfuir en courant. Mais c’était sans compter sur Eve Teschmacher, sa secrétaire, qui le trahit, délivre l’héroïne, et conduit par conséquent à l’arrestation du criminel.

Attendez, pourquoi il y a un mannequin métallique ici ? Pourquoi il y a de la paille partout ? Pourquoi vous portez un masque ?

Conduits en prison, et enfermés dans des cellules voisines, Octavius et Luthor décident de s’allier et s’enfuient à l’aide d’une sorte de seconde peau explosive que s’est appliquée Lex sur le bras gauche. Pour couvrir l’événement qu’est le duo formé entre les deux vilains, les équipes du Daily Bugle et du Daily Planet font front commun. J. Jonah Jameson et Perry White donnent leurs directives à leurs meilleurs journalistes dont Peter Parker, Clark Kent, Lois Lane et Betty Brant. Mais une fois séparés, Lois se fait capturer par les méchants, et Lex contacte Superman sur une fréquence que seul lui peut entendre, lui ordonnant de lui livrer Spider-Man. Clark utilise donc sa super ouïe pour localiser l’homme araignée qu’il trouve en train de passer à tabac un malfrat afin qu’il lui révèle où sont les bad guys. Clark découvre donc l’identité du tisseur grâce à sa vision à rayon X, mais le criminel se sert du moment de confusion où les deux héros se font face pour tirer sur Peter. Ce dernier esquive là balle, qui s’écrase sur le torse de l’homme d’acier, utilisant sa super vision pour brûler la main tenant le revolver. Néanmoins, Spider-Man refusant d’accompagner Superman -qui ne lui révèle pas vraiment ses motivations d’ailleurs-, le kryptonien aspire l’oxygène qui se trouve autour de lui et fait tomber le champion de chez Marvel dans les pommes.

Idée de nouveau fond d’écran PC numéro #23

Spidey sous le bras, Superman débarque au repère de Lex, mais se fait piéger par Octavius et ses nouvelles griffes à base de kryptonite. Par chance, Peter se réveille, et neutralise son ennemi, permettant à l’autre héros de se libérer. Alors qu’ils sont à deux contre un, Luthor tire sur l’araignée à l’aide du canon qu’il a accroché à son bras, et choppe Superman par le col grâce à ses gants eux aussi à base de kryptonite. Mais c’était sans compter sur une nouvelle arrivante,  non pas Supergirl, mais bien Spider-Woman, qui sauve la situation et défait le vilain. Une fois la police appelée, Clark s’envole avec Lois, et Spidey repart avec la nouvelle arrivante. Mais une nouvelle menace plane sur la ville. Arrivée chez elle, Liz Osborn appelle son mari qui est visiblement rentré plus tôt. Au grenier, Harry ouvre un coffre, et en sort un masque de gobelin vert et une capuche violette. Son regard s’illumine alors d’une couleur émeraude. Et… Rideau.

Toujours moins sexualisée que la cover de Spider-Woman #1

– Tu… Tu es sûr pour le bandeau sur les yeux ?
– Oui, définitivement oui.
– Et pourquoi ces gens ne portent pas de vêtements ?
– Longue histoire.
– On… On est sur quelle Terre ?
– Earth-Braun, en plein Herogasm.
– Et… Et c’est quoi Herogasm ?
– Un festival.
– Comme le Comic Con ?
– Oui ! Enfin non, arrête de poser des questions par pitié !
– Je peux en poser juste une dernière ?
– Et après tu la boucles le temps que nos Portal Gun se rechargent et qu’on rentre chez nous ?
– Pourquoi tu es le seul habillé ?
– Je… Sans doute parce que je ne suis pas un déviant, mais surtout, je sais me tenir…
– REGARDEZ LES GARS, C’EST LE MEC QUI A GERBÉ DANS LA PISCINE, CHOPPEZ-LE !
– Tu… Tu disais ?
– Cours Billy, cours !
– Par où, je n’y vois rien !
– Cours !


Alors que retenir du film, à part qu’on retrouve ici Braun, qui ressort des personnages de Marvel peu connus, découverts au travers de ses nombreuses lectures étant enfant, son père étant ami avec les distributeurs de comics de Marvel et DC en Italie ?

Et la réponse est simple, l’exemple de « Fair Use » que constitue ce film. Et là nous allons attaquer la partie juridique de la chose. Superman et Spider-Man sont des propriétés de DC et Marvel Comics, et comme vous vous en doutez, il est bien évident que ces dernières n’ont pas donné leur accord pour la création d’un tel film. Alors comment ça fonctionne ?

Comme le précise Rich Stim, avocat, on entend généralement par « Fair use » ou « utilisation équitable » toute copie d’un document protégé par un droit d’auteur, réalisée dans un but limité et «transformateur», par exemple pour commenter, critiquer ou parodier une œuvre protégée par le droit d’auteur. De telles utilisations peuvent être effectuées sans l’autorisation du propriétaire. En d’autres termes, le « Fair use » est un moyen de défense légal en cas de plainte pour violation du droit d’auteur. Dans le cas où ce moyen est reconnu par la juridiction, la personne est considérée comme n’étant pas en infraction. Alors qu’il ne l’avait pas fait jusqu’à présent, Axel Braun a vu juridiquement la gifle venir de la part des propriétaires légaux des deux super-héros et univers. De ce fait, dès son premier film, en 2011, sur Superman, il a pris grand soin d’ajouter après le XXX classique, « A Porn Parody », et a appliqué ce modèle à toutes ses autres réalisations traitant de comics, afin que celles-ci soient catégorisées automatiquement comme des parodies, et pouvoir par conséquent faire appel à ce moyen de défense légal.

Et cette pratique, il n’est pas le seul à y avoir recours, de gros studios, même à l’heure actuelle s’en servent lorsqu’ils comprennent qu’ils n’auront jamais les droits d’adaptation d’une œuvre. Et je m’en vais vous le démontrer.

Seth MacFarlane, que beaucoup connaissent comme le créateur de Family Guy, est un fan absolu de Star Trek. Il est de notoriété publique qu’il veut depuis des années réaliser une série sur son univers de SF favori. Malheureusement pour lui, CBS, propriétaire de la franchise, refusait de lui laisser les rênes, et le réalisateur/acteur avait bien compris qu’il aurait beau faire tout ce qu’il pouvait, jamais il ne pourrait réaliser son rêve. Une épreuve impossible à réussir, quelque soit ses actes et ses preuves. Un véritable Kobayashi Maru cinématographique. C’est alors que Seth a eu une idée. Allant chez une autre compagnie, la Fox, il leur a soumis la possibilité de créer une série Star Trek, qui ne serait pas sous le label Star Trek, mais qui en reprendrait tous les codes : The Orville.

Mais alors comment ont-ils fait pour éviter un procès ? Tout simplement en modifiant la manière de vendre la série. Par le biais des bandes annonces, la Fox et MacFarlane ont présenté le projet comme une parodie de Star Trek, un peu bas du front, se réfugiant de se fait derrière la défense du « Fair use ». Or, pour ceux ayant dépassé les trailers, il est évident que The Orville est une série divertissante, mais est loin d’être une simple parodie, les épisodes abordant, sans tomber dans une noirceur extrême, des enjeux sociétaux majeurs, revenant à l’essence même de la série Star Trek de 1966. Et cet exemple est un exemple parmi tant d’autres. Voilà les enfants, comment on contourne les droits d’auteurs.


 – Aaaahhh ! Qu’est ce que vous faites sous mon lit !
–  Disons qu’on se planque. Blue, enchanté de vous connaitre, et voici Billy !
–  Bon… Bonjour Madame…
– Annie, Annie January, mais appelez-moi Starlight ! Dites, vous êtes malade ou quoi ? Emmener un gosse ici ?!!
– Hey oh, ne commencez pas hein, pour ma défense, il est venu tout seu…
– Aïe, bordel, je crois que vous avez failli me décrocher la mâchoire !
– Estimez-vous heureux dans ce cas. Vous vous cachez dans ma chambre, n’êtes pas particulièrement aimable et… Attendez, je vous reconnais, vous êtes le type qui a…
– Vomi dans la piscine, oui je sais, ça arrive !
– Ah, j’allais dire celui qui a piqué le micro du DJ et hurlé « Joanie, je t’aime ! » ou un truc du style.
– Ahahaha, tu… tu as vraiment fait çà Blue ?
– Impossible Billy, impossible.
– J’ai même filmé, regardez.
– Non non, je crois que ça ira. D’ailleurs, ton Portal Gun est rechargé Billy, il est temps de partir.
– Qu’est-ce qu’un Portal Gun ?
– Laissez tomber, Annie.
– Tu… Tu n’as plus le tien, Blue ?
– Je crois qu’il a définitivement grillé…
– Bah bravo !
– Ahhh tu ne vas pas t’y mettre aussi ! Bon, Starlight, pardon du dérangement, il est temps pour nous de partir !
– De partir ? Et où allez-vous ?!
– Ohhh longue histoire, ciao Blondie, et passez le bonjour à Hughie de ma part, j’irai le voir prochainement !
– En… Enfin de retour !
– Ouaip, ça fait du bien d’être sur cette bonne vieille Earth Prime, enfin…
– Oui !
– Je me suis laissé aller ces derniers temps Billy, tu aurais pu me prévenir !
– Mais…
– Pas de « mais » qui tienne, il est temps de reprendre nos affaires !
– Tu veux dire…
– Oui Billy, c’est reparti pour un tour !

 

6
Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter
2 Fils de commentaires
4 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
3 Auteurs du commentaire
Blueurbanvspanini10Billy Batson Auteurs de commentaires récents

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
Billy Batson
Billy Batson

Enfin un grand film ! Un chef d’œuvre. À l’image de l’écriture en mouvement de Blue, preuve s’il en est que C for Crossover est du cinéma.

urbanvspanini10
urbanvspanini10

Bon résumé, très bon boulot. Alors Moi la question qui me vient quand je lis cette chronique, c’est quand on lieu les scènes de sexe dans le récit ? ^^

Parce que de ce que je lis, j’arrive pas à voir à quelle moments cela peux avoir lieu. Certes je pourrais regarder le film pour voir par moi même…mais…comment dire ?
Très peu pour moi les films X parodiques d’univers connu X)