Après les rééditions des grandes séries DC en intégrales telles que Green Lantern, Wonder Woman ou Aquaman c’est au tour de Justice League Intégrale Tome 1 de sortir sous ce format, contenant pas moins que les trois premiers tomes de la collection DC Renaissance/New 52.

LES SUPER MEILLEURS POTES FONT LEUR ENTRÉE

Force est de constater que pour ce premier tome des aventures de la Justice League, DC veut absolument faire les choses en grand, mais surtout les faire bien. Fin 2011, après la mini-série Flashpoint, l’univers est chamboulé et rebooté pour la venue des New 52. Seuls Batman et Green Lantern y échapperont, mais pour le reste tout est réactualisé pour attirer le nouveau lectorat. En ce qui concerne la Ligue, le porte-étendard de l’écurie DC, une origin story est redéfinie avec Geoff Johns au scénario, et Jim Lee pour l’accompagner au début dans les dessins. L’histoire commence alors que Batman poursuit un paradémon sur les toits de Gotham. Il croisera la route de Green Lantern, venu aussi pour enquêter sur ce phénomène, puis celle de Superman et de Flash. Comprenant que quelque chose de plus grande envergure se trame, ils décident d’enquêter sur les fameuses Boîtes-Mères que se transportent ces paradémons venus en éclaireurs. Soudain, la venue de Darkseid et de son armée oblige les héros à s’unir malgré leurs différences, et de repousser coûte que coûte cette invasion. Par la suite, on suivra la vie d’un certain David Graves, rescapé de cette attaque. Pris d’admiration et de reconnaissance envers ces « dieux » salvateurs, on lui diagnostiquera une étrange maladie incurable qui le fera progressivement sombrer dans le ressentiment et la rancœur. Il mettra ce qui lui reste de temps et d’énergie pour détruire ce qu’il admirait autrefois, à savoir la Ligue. Enfin, le dernier arc est en réalité un crossover avec la série Aquaman des New 52. Les relations entre le monde de l’océan et de la surface se tolèrent difficilement, mais lorsqu’une attaque de missile est lancée contre l’Atlantide, le roi Orm prend ce dernier geste comme un acte de guerre. Il déclenche un protocole d’attaque qui vise à toucher stratégiquement les villes les plus importantes du pays. Les conséquences de ces représailles sont catastrophiques. Aquaman et le reste de la Ligue se mobilisent rapidement pour venir en aide aux victimes tout en essayant d’arrêter Orm et son armée. On voit à travers ces trois récits la volonté de Geoff Johns de proposer des enjeux à fortes tensions dramatiques, avec néanmoins une bonne dose d’action au profit d’une dynamique dans l’équipe.
Justice League Intégrale Tome 1

QUAND LA LIGUE DE JUSTICE RIME AVEC L’ACTION

Avant de se plonger dans cette intégrale, certain(e)s vont se demander: Si ce sont les origines de la Justice League, en est-il de même pour chacun de ses membres? Et bien, non…et oui. La série impose un point chronologique de cinq années dans le passé. Le passé par rapport à quoi? Bonne question, mais cela reste très évasif pour ne pas s’embrouiller avec les séries dédiées à Wonder Woman, Superman, Flash et Aquaman. Seul Cyborg, alias Victor Stone, tire son origine et sa transformation dans le premier arc. Quant aux autres personnages principaux, ils sont déjà tous en costume, et en fonction depuis un certain temps mais ne se sont jamais croisés. Les seules exceptions concernent Batman et Green Lantern, qui semblent avoir conservé leur passé, et échappé au Flashpoint. Pour mettre en place ce reboot, Geoff Johns et Jim Lee ont entrepris de moderniser les costumes, les dialogues, et les villes. Flash est le comique de la bande, Green Lantern est un chien fou, Superman se montre très confiant, Aquaman veut se montrer utile, Wonder Woman est en complet décalage avec son environnement, Cyborg est le petit nouveau qui cherche sa place, et Batman est …Batman.
Lorsque l’on lit du Justice League, c’est avant tout pour sa dynamique de groupe et ses intrigues. Le premier arc choisit de faire dans le grand spectacle, et cela ne doit pas lui être entièrement reproché. Il fallait annoncer la couleur, proposer des enjeux, opposer un ennemi emblématique, pour les anciens et les nouveaux. Le deuxième arc fait presque l’inverse du premier. Il développe davantage le mythe du héros aux yeux du peuple, du gouvernement, des politiques, ce qui rend cette équipe plus intéressant à suivre. Steve Trevor est vraiment mis en avant dans son rôle de médiateur entre la Ligue et le gouvernement américain, et voit ses principes moraux mis à l’épreuve. Enfin, le dernier arc est peut-être le plus intéressant, car c’est celui qui réussit le mieux à traiter de l’action et du développement psychologique des personnages, même si c’est Aquaman qui en est plus la star.
Alors certes, on a tous nos préférences pour tel ou tel personnage, et on aimerait les voir traités aussi justement que possible comme dans leur propre série. Cependant, il est difficile de faire un récit complet qui remplit tous les points de qualité en six chapitres. C’est avant tout le traitement du groupe qui va primer. Si vous êtes amateurs de cinéma, souvenez-vous du premier film Avengers. Si vous êtes amateurs de la série animée Justice League sur France 3, souvenez-vous du premier arc L’invasion. Ce sont les codes de la série blockbuster, le divertissement popcorn des New 52. Bien sur qu’il n’est pas dénué d’autres défauts majeurs comme le traitement discutable de Wonder Woman, le numéro avec Cheetah, les prologues avec Pandora/L’Étranger/La Question qui font presque office de cheveux dans la soupe. Dans l’ensemble, Geoff Johns réussit à prendre conscience de chacun de ses héros, et à fournir un rendu épique à la hauteur.
Justice League Intégrale Tome 1

JIM LEE ET IVAN REIS EN RESPONSABLES D’EFFETS SPÉCIAUX

Tout comme Geoff Johns au scénario, DC a choisi ce qui se fait de meilleur dans le domaine. Il n’y a rien à redire, les dessins de Jim Lee sur les deux premiers arcs, et d’Ivan Reis sur le troisième, sont époustouflants et d’une beauté à faire décoller la rétine. Que ce soient les doubles pages ou les splash pages, un héros ou une mise en scène, il y a de quoi rester figé(e) pendant plusieurs secondes pour contempler les nombreux détails.  Jim Lee déploie tout son talent à représenter les héros sous la carrure de combattant héroïque, et même de les mystifier en dieu. Ivan Reis, comme son travail sur Green Lantern en 2005, montre sa maitrise et son excellence pour les plans larges mettant en scène de (très, très) nombreux personnages.
Justice League Intégrale Tome 1
Au final, cette première intégrale est très riche. Trois arcs complets et une pléthore de pages bonus, vous avez de quoi vous occuper. Contenant un minimum de développement sur cette équipe des plus grands héros, c’est principalement vers le grand spectacle que l’œuvre se tourne. Et en cela, c’est pari réussit pour Geoff Johns pour permettre d’attirer un nouveau lectorat sensible à tout ce qui est beau, brille et explose. Justice League est une des série les plus longues parue en librairie à l’époque. Autant dire que sa reparution sous forme d’intégrale fera plaisir à ceux qui avaient manqué le rendez-vous en 2011, ou qui avaient le porte monnaie un peu léger car à ce prix, c’est vraiment une opportunité à saisir.
TRES BON / 10 Notre avis
{{ reviewsOverall }} / 10 Votre avis (0 votes)
Les +
- Nouveau départ pour la Justice League
- Le choix de l'équipe artistique et la qualité de son travail
- De l'action blockbuster
- Un excellent ratio quantité/prix
Les -
- Une dynamique d'équipe peu développée
- Des personnages mis plus en retrait que d'autres
- Des scènes inutiles ou brouillonnes
Ce que vous en pensez... CONNECTE-TOI POUR DONNER TON AVIS !
Order by:

Sois le premier à donner ton avis.

User Avatar
Vérifié
{{{ review.rating_title }}}
{{{review.rating_comment | nl2br}}}

Voir plus
{{ pageNumber+1 }}

3
Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter
2 Fils de commentaires
1 Réponses de fil
1 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
3 Auteurs du commentaire
GeronoHousFish talkerReptile Auteurs de commentaires récents

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
Reptile
Reptile

En fait le film Justice League War a apparemment super bien repris le synopsis?

GeronoHous
GeronoHous

Niveau rentabilité prix/pages/qualité c’est imbattable!

Après de là à le conseiller à quelqu’un qui débute les comics, j’en suis moins certain!

En plus, comme toujours avec ce type de produits, attention au poids de l’ouvrage, très difficile à manipuler et fatiguant à lire!