Après son passage remarqué sur Batman Metal, Scott Snyder revient en force pour donner un nouveau coup de poing sur la table pour nous présenter No Justice, titre censé faire germer la graine du futur des super-héros de Ligue. Prenant suite aux événements du multivers noir, la Ligue de Justice est confrontée à une nouvelle menace d’ampleur cosmique. Avec à sa disposition un abonnement illimité à la salle des events DC, Snyder s’apprête à nous présenter une œuvre riche en démesure comme il sait si bien le faire, mais pas que.

L’ENNEMI DE L’ENNEMI DE MON ENNEMI EST MON AMI

En cinq numéros, DC veut amorcer un changement dans la direction de la série Justice League, et quoi de mieux que cette courte crise. Le tome commence par le prologue DC Nation #0 qui annonce une formation de quatre équipes intervenant sur Colu, qui en plus d’être la planète d’origine de Brainiac est aussi une planète menacée par les Titans Oméga. Ces entités, dénuées de parole mais pas de volonté, sont apparues suite à la destruction du Mur Source, leur but étant de moissonner des planètes. Brainiac apparaît sur Terre, et confronte ses héros face à cette nouvelle menace pour former quatre équipes qui représentent une des quatre énergie fondamentales de la vie: l’entropie, la sagesse, le merveilleux et, le mystère.

Si ces énergies sont la voie du commencement de la vie, alors les Titans Oméga en sont clairement l’extinction. Les ellipses s’enchaînent les unes après les autres sans réelle explication, comme si la narration ne s’accordait pas de temps de réflexion vue l’urgence de la situation. Les équipes sont logiquement composées des plus grands héros et de leurs ennemis, mais la participation des Teen Titans et de Harley Quinn fait quand même assez sourire. Par contre, c’est avec plaisir de remettre en avant des personnages comme Martian Manhunter, surtout dans un rôle de leader.

PLUS DU ROLAND EMMERICH QUE DU MICHAEL BAY

Avec ses allures de blockbuster, Scott Snyder semble davantage assumer l’aspect grandiloquent de ce tome apéritif avant la prochaine série Justice League. On croirait que l’auteur tire ses inspirations du jeu vidéo (la première trilogie de Mass Effect pour ne citer que lui) ou du cinéma grand spectacle. Et contrairement à un Batman Metal qui faisait mal à la tête pour se rendre plus intelligent qu’il ne l’était, No Justice se veut sans prise de tête. Sans doute dû à la collaboration avec Tynion et Williamson. Le récit est simple, il n’y a pas de twists, pas de rebondissements ou de sous-intrigues. La lecture est agréable, et on sent que les scénaristes se sont un peu lâchés pour vraiment nous en mettre pleins les yeux. Les équipes de héros et de vilains se lancent des répliques à la limite du cliché mais cela fonctionne.

Il faut dire que le travail de Francis Manapul apporte beaucoup à l’ensemble. Certes, il est soutenu par Marcus To et Riley Rossmo le temps d’un numéro, mais Manapul reste très présent, surtout dans le découpage des scènes. Chaque page explosent la rétine, fourmillent de détails où l’on sent que l’artiste a du passer du temps à mettre en œuvre des plans ambitieux pour rendre cette épopée toujours plus grande et ce, jusqu’à sa conclusion. L’utilisation des splash pages sous son crayon permet des mises en scènes intéressantes entre les équipes, comme s’il réinventait le sens de notre lecture des cases. Quant au travail de Hi Fi sur la colorisation, il appuie et soutient très bien le travail des artistes Snyder et Manapul en jouant sur les couleurs des costumes/armures des personnages, ou les couleurs de ton de chaque équipe de héros. Pour faire simple, c’est comme si on l’avait autorisé à peindre avec des feux d’artifices.

No Justice est un récit qui ne ment pas sur ses intentions. Assez pauvre dans la réflexion et la théorisation, l’histoire plairait plus aux amateurs de blockbuster et d’enjeux cosmiques. Pour les plus exigeants, qui ont été frustrés du run précédent par Bryan Hitch, il faudra patienter jusqu’à l’arrivée du titre New Justice pour voir ce que l’auteur nous réserve vraiment. Finalement, lire du Scott Snyder n’est pas forcément synonyme de migraine s’il varie ses collaborations avec d’autres artistes.

 

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- Francis Manapul
- J'onn J'onzz, le limier martien
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- ... mais très courte et rapide
- Des équipes très inégales et peu intéressantes
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urbanvspanini10
urbanvspanini10

Tiens j’avais zappé cette critique.
La critique est en raccord avec ce que je pense aussi. Un récit blockbuster sympathique qui surprend par moment ( Je m’attendais pas a ce que Green Arrow est un rôle dans le récit)
Encore bon boulot Fish talker pour ta critique :)