En pleine crise existentielle et descente dans les piles de comics de la Doom Patrol, notre ami Myplasticbus a tenté de rameuter tout le monde pour sa semaine spéciale consacrée à la Patrouille Z. Lors de ma réponse à son appel, il m’a regardé d’un air très sombre puis s’est mis à rire comme un petit malin avant de sortir un vieux torchon de sa poche et me le jeter sur le bureau. Et là, je vois marqué Doom Patrol. Pour répondre à ma question avant même de la poser il s’est sorti d’un : « tiens amuse toi, et cultive toi un peu ».


C’est alors que je me retrouve avec le numéro de Grant Morrison, illustré par Richard Case et Carlos Garzon de 1989.

Le numéro revient sur le personnage de Robotman qui permet le lien avec la formation de la nouvelle Doom Patrol par le Chief. Alors que Cliff est coincé sans son armure métallique lui servant de corps, son esprit sombre dans la dépression, il ne peut plus manger, il ne peut plus ressentir. Le récit de Grant Morrison utilise un certain réalisme ce qui permet de relater à l’état d’esprit du personnage. Lors de son arrivée au manoir, on fait la rencontre de Crazy Jane, qui prise dans la tourmente aurait bien besoin d’un nouvel ami pour mieux appréhender son état.

En parallèle, Negative Man fait son marché à l’hôpital où était précédemment hospitalisé Robotman. Et en fin de numéro, la chasse à Niles Caulder est lancée.

Ce numéro somme toute classique revient sur le désarroi d’un changement de condition chez un personnage. Sans trop en faire ou vouloir le faire grandir par un acte héroïque, c’est en s’alliant avec un esprit aussi perdu que le sien que Robotman cessera sa torture. Un numéro joliment exécuté qui ne vieillit pas tellement alors qu’il fête ses 30 ans cette année.

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