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Décès de Norm Breyfogle

Il n’y a pas que les légendes classiques du SIlver Age comme Stan Lee ou Steve Ditko qui décèdent, en 2018… il y a aussi des artistes beaucoup plus proches de nous. Des artistes que certains ont peut-être lu dans leur enfance, et que d’autres comme moi ont découvert un peu plus tard… Cette année, Norm Breyfogle est décédé, à l’âge de 58 ans. Pour certains, Breyfogle est l’incarnation de leur imaginaire sur Batman. Certains ont découvert le chevalier noir avec Greg Capullo ou Andy Kubert, et leur imaginaire sur Batman sera à jamais marqué par ces artistes. Certains ont découvert Batman avec la série animée, et leur version favorite sera toujours celle-ci. Pour ceux qui ont lu des comics Batman entre 1987 et 1992, leur vision du personnage sera à jamais marqué par celui de Breyfogle, qui a oeuvré sur les titres Detective Comics, Batman et Shadow of a bat, titre qu’il a co-créé avec son compère Alan Grant. Et à mes yeux, même si je l’ai découvert bien après, son Batman m’a toujours été familier, tant qu’il m’évoque celui de la série animée qui a bercé mon enfance, que ce soit dans l’usage des ombres ou l’expressivité.

Même si les raisons de sa mort appartiennent à sa famille et à ses proches, son cas m’évoque tout de même tout un élément tragique de la fin de sa vie. Quelques temps avant sa mort, il a été frappé d’un accident cérébral, le laissant paralysé sur son côté droit, sans pouvoir dessiner. Comme pour beaucoup d’autres artistes, il s’est retrouvé avec une facture de plusieurs milliers de dollars, sans assurance pour l’accompagner dans le paiement. Ses collègues et ses fans ont mis en place un financement participatif pour l’aider à couvrir ses factures. Grâce à cela, il a pu suivre un traitement et se rétablir partiellement avant sa mort. Mais quand même… Lui qui a débuté sa carrière chez DC dans le New Talent Showcase, lui qui a énormément apporté aux comics, s’est retrouvé dans une grande précarité suite à un accident de la vie. Une histoire qui arrive bien trop régulièrement, qui nous rappelle que l’industrie des comics a bien du mal à prendre soin de ceux qui lui rapportent tant…

Fin d’Henry Cavill en Superman ?

Au fil de l’été, beaucoup de rumeurs commençaient à aller dans un sens assez pessimiste pour le personnage de Superman. D’abord, à travers les bruits de couloirs annonçant qu’une suite à Man of Steel ne se ferait pas avant un moment… Puis à travers l’absence de caméo d’Henry Cavill dans Shazam, contrairement à ce qui avait été envisagé à la base. Et au final, toutes ces rumeurs ont abouties dans l’annonce par le Hollywood Reporter qu’Henry Cavill mettait la cape à la poubelle pour passer à autre chose. Mais bien des rebondissements sont intervenus suite à ça.

D’abord avec la manager d’Henry Cavill, qui a réagi en démentant la nouvelle, affirmant que ce dernier garde “toujours la cape au vestiaire”, puis de Warner eux-mêmes, avec un communiqué officiel pour dire leur respect et leur admiration pour Cavill… une jolie manière de dire sans rien dire. Enfin, l’intéressé s’est fendu lui-même de sa petite réaction, à travers une vidéo Instagram qui reste aujourd’hui encore très mystérieuse.

Alors, quelle est la situation pour Henry Cavill ? Pour l’instant, difficile à dire exactement. Probablement que le contrat n’est pas rompu officiellement, mais que Warner a laissé libre court à Cavill pour faire ce qu’il voulait sans avoir à se prendre la tête. Les projets pour Superman étant au point mort jusqu’à la résurrection de la franchise Justice League. Et une partie de moi pense qu’il en va de même pour Ben Affleck

Casting de Birds of Prey

On savait bien que Cathy Yan réaliserait un film Birds of Prey, scénarisé par Christina Hodson, sous la pression insistante de Margot Robbie. Et après plusieurs rumeurs, un début de casting s’est annoncé au mois de septembre. Jurnee Smollett-Bell et Mary Elizabeth Winstead ont été annoncées dans les rôles de Black Canary et Huntress. Un casting qui a fait couler pas mal d’encre, notamment pour avoir embauché une actrice noire dans le rôle de Black Canary (au point que Blue s’était fendu d’un Off my mind).

Par la suite, nous avons également appris le casting d’Ewan McGregor dans le rôle de Black Mask. Une annonce qui a clairement surpris beaucoup de monde, à plus d’un titre. D’abord parce que le casting d’un acteur de ce calibre montre une ambition que tout le monde n’imaginait pas forcément pour le film Birds of Prey.

Aussi, il est surprenant d’embaucher McGregor pour un vilain qui reste quand même (malgré toute l’affection que j’ai pour lui) un personnage de seconde catégorie. Une chose qui me fait songer au casting des vilains DC, entre Jesse Eisenberg en Luthor, McGregor en Black Mask, Dwayne Johnson qui reste en poche pour Black Adam, Kristen Wiig en Sheetah, mais aussi Joe Manganiello en Deathstroke (pour le Batman de Reeves ?)… Traitez moi de complotiste ou d’idéaliste, mais je commence à me demander si DC ne réfléchit quand même pas malgré tout à des pions casés sur le long terme pour un éventuel Justice League dans plusieurs années, contre une Legion of Doom qui aurait un peu de la gueule… surtout quand on songe à la scène post-gen de Justice League. Je sais bien que la stratégie actuelle de Warner, c’est les films stand-alone dans un univers plus ou moins partagé, sans forcer les choses… mais qui sait ?

Sortie de Heroes in crisis #1

A l’origine, Tom King avait teasé depuis un moment son nouveau projet post-Mister Miracle chez DC : Sanctuary, une oeuvre qui lui permettrait d’exploiter des thèmes qui lui sont chers, notamment le stress post-traumatique. King pourrait y explorer les répercussions d’une vie marquée par le secret, la violence et le trauma sur la santé mentale des super-héros. Annoncé en juin en grandes pompes sous le nom Heroes in Crisis, le #1 voit le jour à la rentrée 2018. Clairement, en plaçant Crisis dans le titre, il y a eu une volonté beaucoup plus grande de l’éditorial de DC de mettre en avant cette maxi-série. Là où certains imaginaient la série comme quelque chose d’intimiste, avec le terme Crisis, au contraire, ça annonce gros pour nos héros. Et depuis sa sortie, beaucoup l’ont effectivement comparé à une autre crise, celle d’Identity Crisis de Brad Meltzer et Rags Morales.

Depuis le mois de septembre, nous n’avons que 4 numéros à nous mettre sous la main. Il nous reste encore énormément de choses à découvrir dans cette maxi-série qui en comportera neuf. Mais une chose est sûre : Heroes in crisis divise profondément les fans… Les uns y voient un récit profond sur le traumatisme qui fait bouger les lignes de l’univers DC, et louent une partie graphique somptueuse. Les autres y voient une trahison de l’esprit de DC orchestrée par un Dan DiDio sadique, qui ne remplit pas ses objectifs. Et en suivant l’actualité, on voit vraiment deux clans se former et s’opposer sur la série dans les commentaires et les réseaux sociaux. Cela se ressent même dans les ventes. Là où un titre d’event majeur dans le contexte actuel peut espérer au moins 200.000 exemplaires vendus, Heroes in Crisis plafonne à un peu plus de 130.000 pour son #1, avec un #2 passant légèrement au dessus de la barre des 80.000 (à leur niveau, Metal ou Doomsday Clock ont commencé largement au dessus des 200.000 !). Nous verrons bien où nous emmènent Tom King et Clay Mann et sur quoi tout cela débouchera…

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urbanvspanini10
urbanvspanini10

Ah oui, HiC. L’event qui divise les fans.

Même si je rajouterais un entre deux entre les 2 camps, ceux qui trouve ça bon mais avec des défauts (moi par exemple ^^)

Trés sympa comme Dossier sinon. :)