Intro

Janvier

Février

Mars

Février

Les projets de Bendis chez DC enfin annoncés

L’année 2017 s’était terminée sur une annonce tonitruante du mercato comics, sortie de nulle part : Brian Michael Bendis, l’un des ouvriers les plus emblématiques de Marvel, posait ses valises vers DC. Et avec cette annonce, assez rapidement s’est posée la question : pour y faire quoi ? L’auteur s’étant taillé une jolie place du côté des vigilantes urbains avec Daredevil ou Jessica Jones, beaucoup de rumeurs l’attendaient du côté du justicier noir de Gotham. Et pourtant, dès la fin du mois de décembre, une rumeur s’est levée pour dire que Bendis reprendrait le titre Superman… rapidement oubliée.

Et pourtant, la rumeur avait vu juste. Le mois de février s’est ouvert sur l’officialisation du rôle de Bendis chez DC : la reprise en main de l’homme d’acier. Et non seulement le chauve allait reprendre le titre Superman, mais aussi le titre millénaire Action Comics, introduisant son run dans une mini-série en 6 numéros appelée Man of Steel.

Une nouvelle qui n’est pas sans rappeler au moins deux souvenirs de l’histoire de DC. D’abord, l’arrivée de Jack Kirby en 1970. D’après Carmine Infantino, le King of comics lui aurait demandé le titre de l’homme d’acier en arrivant. Mais le directeur éditorial a préféré lui dire de d’abord trouver sa place au sein de l’équipe, en lui confiant… Superman’s Pal Jimmy Olsen. Ce coup-ci, en attrapant le plus gros poisson de chez Marvel avec Bendis, DC n’a pas refait la même erreur, en confiant lui d’emblée le titre de ses désirs. Et le deuxième souvenir est évidemment celui de John Byrne. En 1986, DC est parvenu à débaucher ce gros nom de Marvel en lui proposant de rafraîchir Superman, notamment à travers une mini-série en 6 numéros : Man of Steel. Soit exactement la même démarche que Bendis, bien que ce dernier ne réinvente pas complètement le personnage comme l’avait fait Byrne à l’époque.

Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 1 : Hiver

DC Ink et DC Zoom : une percée dans la littérature jeunesse

Depuis plusieurs décennies, les comics cherchent à trouver une nouvelle légitimité. On entend souvent ce discours dans la bouche de certains fans de comics : “Non, mais, les comics, c’est pas que pour les gosses !”. Et pourtant, pour beaucoup, l’image d’une littérature pour “gamins” colle à la peau des comics. Alors on instille du sexe, de la violence, des thématiques plus adultes et matures pour non seulement essayer de vendre, mais aussi pour dire que les comics, c’est sérieux.

Et pourtant, l’année 2018 nous prouve une fois de plus l’intérêt grandissant de ce qu’on appelle les kids comics, ou dans la langue de Molière, les comics pour enfants. Pour vous donner une idée, en 2018, le cinquième volume de Dog Man de Dav Pilkey a été imprimé à plus de 3 millions d’exemplaires (trois. millions.). Discutez avec des responsables de comics shops américains, ils vous diront que plus que DC ou Marvel, c’est Scholastics et les éditeurs de comics pour enfants qui les aident à tenir. Ce sont des livres qu’on trouve aussi chez Target, Walmart et d’autres enseignes américaines de la grande distribution (on en reparle vite). La chaîne de magasins Barnes & Nobles a annoncé cet été l’expansion de leur rayon graphic novels pour enfants. Aujourd’hui, plus que les récits sérieux et adultes, c’est à nouveau les enfants qui représentent l’El Dorado de l’industrie.

Il faut avoir ça bien en tête lorsqu’on songe à la création des deux imprints à direction de la jeunesse, DC Ink et DC Zoom. Après une incursion réussie sur le créneau avec DC Superhero girls, DC cherche à se tailler une part du gâteau des kids comics. Ils le prouvent notamment en s’associant à des figures remarquées du marché des enfants ou ados comme Meg Cabot, Melissa de la Cruz ou Danielle Page. En gros, plutôt que d’essayer d’attirer les gens vers le direct market, on va les chercher là où ils sont. Ce sera probablement l’un des secteurs les plus à suivre chez l’éditeur en 2019.

Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 1 : Hiver

Pas de Joss Whedon sur Batgirl

Avec toutes les annonces faites cette année, certains l’auraient presque oublié aujourd’hui… Un film Batgirl était en développement du côté de chez Warner, avec Joss Whedon dans le rôle de producteur, réalisateur et scénariste. Après deux jolis succès financiers chez Marvel Studios sur la franchise Avengers, Whedon était passé chez la concurrence en annonçant ce film en mars 2017. Et assez rapidement, il a également été annoncé comme soutien de Zack Snyder sur Justice League… La suite de l’histoire, on la connaît : reshoots express et intensifs, échec critique, indifférence du public, hostilité des fans de DC, prêts à mettre Whedon et Warner sur le bûcher.

Dans un tel contexte, ce n’est pas surprenant de voir le créateur de Buffy abandonner l’idée d’un film Batgirl… et tout le monde ne partagera peut-être pas mon avis, mais c’est sans doute pas plus mal. Officiellement, la raison reste la suivante : il n’avait pas d’idée. En travaillant sur son pitch, il s’est rendu compte qu’il ne tenait pas la route, et n’avait aucune alternative à proposer. Comme on le sait, il a été remplacé par Christina Hodson, qui a aussi écrit le film Birds of Prey (and the fantabulous emancipation of one Harley Quinn) – qu’il est long, ce titre ! Cela annonce peut-être (sûrement ?) un travail de synergie entre les deux films, qui n’est pas pour me déplaire…

Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 1 : Hiver

4
Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter
4 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs du commentaire
mavhoc Auteurs de commentaires récents

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
mavhoc
mavhoc

Bonne idée ! Assez amusant de voir comment le premier trimestre 2018 n’a été qu’une suite d’annonces qui ont été décevante : Bendis avec sa mini-série Man of Steel (tout égard à la suite de son travail mis de côté), la mini-série No Justice de Snyder, le Black Label … Bref, si on a bien vu les soucis cinématographiques chez DC au premier trimestre 2018 c’est vraiment dans les annonces comics qu’on peut le plus rigoler en voyant les futurs échecs !

trackback
Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 2 : Printemps | DCPlanet.fr

[…] Après l’hiver vient le printemps. Bienvenue dans la deuxième de ce gros dossier-bilan sur 2018 chez DC, qui couvre les mois d’avril à juin. Dans ce dossier, nous revenons ensemble sur cette fameuse année, en retraçant quelques grands événements qui ont secoué notre éditeur de comics favori. […]

trackback
Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 3 : Été | DCPlanet.fr

[…] si ce n’est pas fait à la lecture de la première et seconde partie avant, […]

trackback
Dossier – 2018, une année chez DC Comics - Partie 4 : Automne | DCPlanet.fr

[…] si ce n’est pas fait à la lecture de la première, seconde et troisième partie avant, […]