Suite à la parution de la première intégrale de Wonder Woman sous l’ère New 52, ou DC Renaissance, Urban Comics nous livre ce mois-ci la suite de ses aventures, regoupant ici les tomes 4 à 6. Et avec ces deux volumes, vous aurez non seulement le run complet de l’auteur, mais serez aussi en possession d’une des réécriture les plus justes et des plus prenantes qu’il ait été de lire sur Diana depuis ces dernières années.

LE CHOC DES DIEUX

Difficile de ne pas trop en révéler sur le dénouement des nombreuses intrigues de l’intégrale précédente, l’histoire pouvant être considérée comme un tout, un ensemble. Apollon s’est imposé comme nouveau dirigeant sur le trône de l’Olympe. Fomentant et balayant des alliances avec les autres dieux, il tente de consolider ses relations familiales pour que ne se réalise pas une prophétie des oracles. En effet, il lui a été prédit qu’un enfant de Zeus en tuerait un autre pour accéder au trône. C’est ainsi que Wonder Woman se retrouve au milieu de ce jeu du trône, et est décidée à protéger coûte que coûte Zola, dernière jeune amante de Zeus, contre les attaques d’Apollon. Avec son armée, constituée des forces combinées des dieux, demi-dieux et même néo-dieux, l’amazone va aussi devoir faire face au Premier-né. Il est urgent que les anciennes querelles cessent, car rien ne semble arrêter la haine et la vengeance de ce premier fils, rejeté et oublié de dieux grecs. En essayant de trouver sa place dans cet échiquier fragile, Diana va devoir faire appel à toutes ses ressources pour mener ce combat en tant que guerrière, fille, et sœur de dieux.

L’ODYSSÉE D’AZZARELLO

Sans conteste, Brian Azzarello nous livre ici une des toutes meilleures réécriture de héros pour l’ère New 52. La qualité du run est l’une des plus constantes si on ose la comparer au Batman de Scott Snyder ou à la Justice League de Geoff Johns, et cela fait grandement plaisir. Le récit est coupé de courtes séquences de flash-backs pour que l’histoire principale puisse respirer un peu, mais qui peuvent casser le rythme pour certains lecteurs. Néanmoins elles sont assez indispensables parce qu’elles apportent du développement et de la substance pour certains personnages. On peut par contre lui reprocher des maladresses qui étirent trop le script. C’est le cas de certains combats, de la séquence sur New Genesis, ou des personnages secondaires comme Lennox ou Orion beaucoup trop en retrait pour qu’on s’y attache. Tout en continuant avec la caractérisation, le fait d’intégrer les dieux grecs dans notre société contemporaine et dans notre actualité, rend leur représentation sacrale toujours  plus pertinente (le soleil pour Apollon, la vigne et ses excès pour Dionysos, etc…). Cela fait un peu penser au film Constantine avec les démons et les anges intégrés dans les grandes sphères de la société. Note à part, il se pourrait qu’Arès soit une personnification de Azzarello lui-même, avec sa clairvoyance par rapport aux autres personnages, mais surtout sa ressemblance physique très proche de celle de l’auteur.
Quant à Wonder Woman, elle est traitée de façon juste et respectable. Porteuse de valeurs altruistes comme la compassion et l’amour, elle aura l’occasion de le démontrer à plusieurs reprises. Au fil du récit, son statut va considérablement évoluer, tout comme la charge des tâches à accomplir. Et malgré deux passages qui usent du même deus ex machina, on se sent absorbé(e) par le récit et les messages forts défendus.

LA FIN D’UNE FIGURATION/COMPOSITION ÉPIQUE

Dans la continuité de la première intégrale, Cliff Chiang conclut son run avec beauté. Certains lui reprochaient d’avoir une approche artistique simpliste voire minimaliste, mais il faudrait plutôt le considérer comme quelqu’un qui va droit à l’essentiel. Il ne montre que ce qui doit être vu, ou non vu. Pour le coup, cela correspondrait plus au style de Goran Sudzuka, plus édulcoré, à  la limite du cartoon dans ses pages. Dans les deux cas, les artistes respectent leur support et n’ont jamais eu besoin de la sexualiser pour la rendre plus belle ou plus féminine. L’effet d’ondulation des cheveux de Wonder Woman est très esthétique, lui donnant ainsi un mouvement de déplacement constant qui accentue l’effet de ses actions.
Globalement, le dessin sert bien le scénario, et on pourrait également dire que le scénario sert le dessin.
Une très bonne histoire, une belle redéfinition et un rendu graphique plein de justesse. Voilà les trois ingrédients qui définissent cette intégrale, le tout enrichi de bonus comme des croquis, des esquisses, de cover pages, et autres galeries. Wonder Woman constitue une porte d’entrée idéale pour les nouvelles/nouveaux lectrices/lecteurs, avec une bonne réactualisation des dieux grecs, très accessible et divertissante à lire. 
TRES BON / 10 Notre avis
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Les +
- Une équipe artistique toujours au rendez-vous
- Globalement les mêmes qualités que la première intégrale
- Le rapport qualité/quantité/prix
Les -
- Des personnages et situations dispensables
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Même très très bon !