Après un quatrième tome plutôt sympathique, et dans la lignée de ce qui avait été fait précédemment, Nightwing revient pour un dernier défi. Une dernière aventure pour le justicier de la ville de Blüdhaven, mais aussi clap de fin pour Tim Seeley sur ce personnage. Le scénariste signe ici la conclusion de son run avant de passer la main à son successeur. Mais avant qu’il soit question d’avenir, voyons d’abord si ce cinquième tome est à la hauteur des précédents.

LE CHANGEMENT DE BLÜDHAVEN QUE VEUT VOIR LE MONDE

Les journées et les nuits sont tranquilles à Blüdhaven ces derniers temps. Cela n’empêche pas Nightwing de veiller sur ses habitants et au maintien de cette paix fragile. Ayant du concéder à Blockbuster, nouveau chef de gang, le contrôle de la ville , et donc du crime organisé, Dick doit se résigner de vivre avec pour le moment, en attendant de faire tomber le criminel. C’était sans compter la réapparition de Raptor, et des sombres projets qu’il réserve à Blüdhaven. Ayant appris (dans le tome 1) le lien qu’ils les liaient tous les deux au Cirque Haly, Raptor revient plus déterminé et dangereux que jamais. Ce dernier a toujours un coup d’avance grâce à un réseau d’information efficace. Il semble s’être détaché de son code d’honneur vers un but plus personnel dirigé contre Nightwing. Dépassé par les évènements, notre héros va devoir également se trouver des renforts, quitte à faire équipe avec des criminels.

NIGHTWING, LA MATURITÉ D’UNE ÉMANCIPATION

Vous l’aurez compris, Tim Seeley montre une nouvelle fois son envie de faire de Nightwing un héros bien distinct du Batman, et même de la Batfamily. Cela commence par un récit qui tourne d’abord essentiellement autour de la vie de Dick et des personnes qui l’entourent. Pas de Batman, ni de Robin ou de Batgirl, Nightwing est livré à lui-même et va devoir résoudre ce conflit par ses propres moyens. Certes on voit qu’il reprend les leçons retenues de sa formation avec Bruce, comme la coopération avec anciens ennemis ou bien son infiltration en tant que civil dans un casino appartenant à Blockbuster. Mais c’est son caractère, plus fougueux, qui rend ces scènes intéressantes, bien qu’au final elles n’apportent rien d’original. La difficulté de sa relation avec les femmes fait écho avec celle de Bruce, mais la comparaison s’arrête là. Au contraire, l’auteur montre l’envie de Nightwing de pouvoir concilier une relation amoureuse avec sa double vie Et il n’y a qu’à compter le nombre de pages consacrées au quotidien de Dick Grayson dans ce tome pour constater que sa vie en dehors du costume est inexistante. La formule est simple et fonctionne. L’ensemble reste très facile d’accès au public qui cherche une lecture divertissante. Et c’est là le bémol, Seeley se repose sur ses acquis en recyclant des thèmes déjà abordés dans les précédents tomes. Il n’y a rien de nouveau ou d’original, d’autant plus que c’est très peu abordé et vite expédié. A quoi bon?!

L’autre personnage qui sort du lot est bien entendu Raptor. Dans le tome 1, on apprenait qu’il était l’ancien ami de Marie Lloyd, alias Mary Grayson, la mère de Dick. Ici, il revient pour s’en prendre aux privilégiés, et aux menteurs qui se veulent protecteurs du peuple. Le scénariste développe davantage cet antagoniste en lui conférant plus de profondeur et accentuant plus le drame autour de son passé. La mise en scène de la partie de black jack est un bon exemple de mise en abyme sur la dualité que se livre les deux personnages principaux. En peu de temps, Raptor a s’est montré plutôt réussi dans sa caractérisation, et pourrait presque faire partie des ennemis emblématiques de Nightwing, à l’instar d’un Blockbuster ou d’un Deathstroke. Une bonne surprise de cette série Nightwing Rebirth.

Quant aux autres personnages, héros comme vilains, la plupart ont droit à leur séquence d’émotion. Mais au vu de leur grand nombre, ce ne sont que quelques cases qui leur sont consacrées. Là où le bat blesse, c’est le vrai manque d’inspiration pour Blockbuster, l’inspectrice Svoboda ou Pigeonne, qui sont respectivement décevant, totalement inutile et sérieusement gonflée.

Si les dessins constituaient un bon point dans les tomes précédents, il est en de même pour celui-ci aussi. Toujours très colorée, avec des teintes bleues pour la tension dramatique, ou jaunes pour les scènes d’affrontement, l’encrage rend la lecture fluide et dynamique. Chaque artiste offre également un rendu agréable. Mendonça est cantonné aux scènes dramatiques, et Fernandez à l’action. C’est toujours appréciable d’avoir une certaine continuité dans le dessin depuis le début du relaunch.

Une fois de plus DC, à travers Nightwing Rebirth, réussit à proposer une des lecture facile à aborder pour celles et ceux qui souhaitent s’initier à l’univers DC. En éloignant le héros de l’influence de Batman et de Gotham, Tim Seeley a réussi à apporter un développement intéressant à Nightwing et à le faire évoluer dans un environnement indépendant du batverse. Si le tome se recycle facilement au niveau des personnages, et que la fin est perfectible, nul doute que vous passerez un moment sympathique.

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- Une lecture toujours aussi accessible
- De jolis dessins
- Raptor
Les -
- Certains personnages auraient mérité un meilleur traitement
- Seeley n'apporte pas de nouveautés dans ce dernier tome
- Contenu un peu court
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urbanvspanini10
urbanvspanini10

Bonne critique, par contre je trouve que pour Blockbuster il est assez bien traité, j’ai était assez surpris par certaines de ses réactions pendants le tome. je trouve qu ça fait un petit plus en le différenciant de l’ancienne version.

Sinon je suis curieux. La review sort avant même que ce tome ne sorte en France. J’hésite entre féliciter DCP pour sa rapidité ou…ben vous demander commet cela est possible ? ^^

Pour finir j’aurais voulu savoir si après ce tome il y aura un tome 6 ?