Cette semaine, retour sur les sorties du 02 janvier.  Pour accompagner vos galettes, vous pourrez lire quelques bons numéros dont les avis sont disponibles ci-dessous. Pour les mauvaises surprises, il n’y en a pas, et c’est assez agréable.

Par contre, la semaine a été marquée par la sortie de Heroes in Crisis #4, un numéro qui fait parler et divise les lecteurs.

Et vous, vos lectures ça donne quoi ?

LES COUPS DE CŒUR

Detective Comics #995

Collection

Rebirth

Scénario

Peter J. Tomasi

Dessins

Doug Mahnke

J’avais déjà grandement apprécié l’arrivée de la nouvelle équipe créative dans le précédent numéro, avec son déroulement sous la forme de la découverte d’une scène de crime, rappelant qu’on est bien sur Detective Comics. Cette semaine, le duo qui a déjà tant fait ses preuves m’impressionne à nouveau avec leur narration d’un pitch pourtant très simple. Ils étaient déjà très forts là-dessus à leur époque sur Batman & Robin, Tomasi et Mahnke arrivent à décrire une forte émotion alors qu’il est de plus en plus difficile de prendre au sérieux les événements tragiques dans les comics mainstream. On ressent beaucoup de tristesse, surtout grâce au discours de Batman, avec un final cathartique – et ce n’est qu’un début – dont la dernière page est aussi simple que splendide. C’est beau, intéressant dans sa mise en scène et bien écrit, il ne reste plus qu’à découvrir tout le propos derrière tous ces événements, mais la course vers le #1000 est de grande volée pour l’instant.

– Sledgy7

LES VALEURS SÛRES

Action Comics #1006

Collection

Rebirth

Scénario

Brian Michael Bendis

Dessins

Ryan Sook

Même si la révélation de l’identité de Red Cloud n’était franchement pas enthousiasmante, Bendis et Sook continuent de nous livrer une histoire qui a toujours autant d’intérêt scénaristiquement et visuellement. On a droit à un Superman très juste dans sa caractérisation, l’auteur explorant encore une autre facette du personnage et notamment sa façon de gérer la menace de cette méta-humaine tout en contredisant le préjugé disant que sa trop grande bonté est une faiblesse. Par contre, il ne faut pas trop prendre au sérieux certains dialogues et détails peu importants dans quelques planches, sinon il y a de quoi être désemparé, comme quand Clark montre à un gosse qu’il est Superman dans une ruelle, la première page avec le contenu de l’ordinateur ou la phrase de Jimmy Olsen qui suggère qu’il a eu une relation avec Talia (et que plusieurs sites se sont empressés de reporter dans un article). Ce serait dommage de vous gâcher le plaisir de cette lecture pour ça, car elle possède de vraies qualités, même s’il faudrait peut-être accélérer un peu l’enquête.

– Sledgy7

The Terrifics #11

Collection

New Age of DC Heroes

Scénario

Jeff Lemire

Dessins

Viktor Bogdanovic

Dans les titres dont on ne parle pas souvent dans les highlights et qui mène son petit bout de chemin, il y a les Terrifics de Lemire et Bogdanovic, qui a remplacé il y a un moment Ivan Reis. On a affaire à un récit d’aventure qui ne révolutionne pas le genre mais qui propose quand même une bonne dose de divertissement et des personnages attachants qui ont réussi à rendre cette équipe cohérente, même si elle manque peut-être d’une ligne directrice. Dans le numéro de cette semaine, nous sommes justement à un tournant, les enjeux de la première partie du titre étant réglé, mais l’auteur profite que tout le monde soit dans son coin pour développer les sous-intrigues de chacun. C’est donc une sorte de break avec son utilité et qui servira à ramener les Terrifics ensemble, poussés par la menace que sont les Dreadfuls. J’aime aussi quand l’équipe créative s’amuse avec le Multiverse comme ici, bien que se battre contre leur miroir maléfique ne soit pas l’idée du siècle. The Terrifics, à l’instar de Sideways d’ailleurs, c’est la lecture sympathique loin de tout qui fait du bien.

– Sledgy7

Batgirl #30

Collection

Rebirth

Scénario

Mairghread Scott

Dessins

Paul Pelletier

Batgirl a toujours été un personnage assez marqué par une certaine aura politique. Portée par son optimisme, elle a toujours été plutôt du côté de la défense de la veuve et de l’orphelin que du côté des grosses menaces et des gros super-vilains. C’est une héroïne terre à terre et pourtant très idéaliste, avec un grand sens de la compassion. Une héroïne généralement cataloguée outre-Atlantique comme liberal, c’est à dire orientée vers des idéaux plutôt à gauche du spectre politique. Dans ce nouveau numéro, Scott et Pelletier appuient cette dimension du personnage qui se retrouve au milieu d’une situation politique tendue, engagée aux côtés d’une candidate progressiste (fidèle à son habitude). Clairement, comme beaucoup d’auteurs actuels, ils cherchent à explorer le paysage politique contemporain aux Etats-Unis, avec plus ou moins de succès. Mais on sent que derrière la politique, il y a aussi un autre projet, à savoir de continuer de parler de la relation entre Barbara et son père. Malgré quelques facilités et dialogues un peu caricaturaux, Scott s’en sort bien à l’écriture. Pareil pour Pelletier, qui voit cependant ses dessins ternis par une coloriste qui a choisi une gamme un peu terne pour l’illustrer. A défaut d’être la série du moment, Batgirl continue de se lire très agréablement.

– Myplasticbus

The Flash #61

Collection

Rebirth

Scénario

Joshua Williamson

Dessins

Christian Duce

Flash continue son petit tour du monde à la recherche des nouvelles forces qui se réveillent autour du monde, pour un numéro très orienté action. Franchement, c’est essentiellement une longue et grosse baston, puis un dernier quart qui nous guide jusqu’à la conclusion. Un trip un petit peu régressif, mais qui fait quand même plaisir à lire. Deux petits soucis, néanmoins… D’abord, l’alliée de Flash, Fuerza, introduite dans Flash #60, se révèle finalement beaucoup moins intéressante que prévu. Comme si Williamson avait tout donné sur elle dans le numéro précédent, pour au final ne plus avoir rien à en dire. C’est fort dommage, car elle aurait pu être un nouveau membre intéressant de la mythologie Flash. Aussi, deuxième souci : les dialogues du scénariste… encore une fois. Durant la longue scène de patates dans la gueule, Flash explique littéralement tout ce qu’il va faire à son adversaire. On se croirait dans un comics du Silver Age où tout est détaillé, le charme en moins. Ces petits défauts n’entament cependant pas la qualité de l’ensemble, qui offre une conclusion intrigante en introduisant un nouveau lieu et un nouveau personnage qui s’annonce prometteur. Espérons qu’il ne finisse pas en queue de poisson comme Fuerza. Pour la touche artistique, nous quittons temporairement Rafa Sandoval, qui illumine les numéros de Flash depuis quelques temps pour le troquer avec Christian Duce, que nous avons déjà vu sur le titre. Et lui aussi s’en sort très bien, accompagné par Luis Guerrerro assez inspiré aux couleurs.

– Myplasticbus

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