Introduction

1. Silver et le Bronze Age

2. Période Peter David

3. New 52, réinvention par Johns

4. Les autres points d’entrées

Silver et le Bronze Age

More Fun Comics #73 / The Aquaman Archives Vol.1 & 2 (VO)

On commence par une évidence, mais si vous êtes motivés, vous pouvez tout simplement commencer par la première apparition d’Aquaman dans More Fun Comics #73 écrit par Mort Weisinger et dessiné par Paul Norris. On est très loin du personnage que l’on connaît aujourd’hui, il ne s’agit là que d’un homme qui nage très vite et frappe des Nazis, comme tout bon citoyen américain de l’époque. Pendant les vingt années qui vont suivre, nous n’aurons droit qu’à des apparitions courtes dans ce genre de publications fourre-tout et notamment dans Adventure Comics.

C’est seulement en 1959, dans Adventure Comics #260, qu’apparaisse les parents d’Aquaman, Tom Curry et Atlanna, et avec eux l’origin story du protagoniste que DC gardera pendant un long moment. Il est donc préférable de commencer par là si vous souhaitez vraiment vous lancer dans du vieux comics sur Arthur Curry (à moins que vous ayez vraiment la foi pour vous taper tout ce qu’il y a avant, et je ne peux vous le conseiller). C’est d’ailleurs à partir de ce numéro que DC a publié les Aquaman Archives. Dans ces deux volumes, vous retrouverez de courtes histoires très diversifiées par Robert Bernstein et Ramona Fradon où notre héros bâtira un hôpital sous la mer, débarrassera la ville de New Venice de ses criminels, empêchera une évasion de prisonniers ou arrêtera le Captain Noah de créer un second Grand Déluge, tout ça accompagné par son allié principal Topo (qui est comme Krypto mais en plus cool car c’est une pieuvre), puis rejoint par Aqualad qui signe sa première apparition lui aussi. Le volume 2 contient également les 9 premiers numéros du premier titre Aquaman, dont nous allons parler dans le prochain paragraphe.

Et Après ça ? | Aquaman vol.1

Aquaman vol.1 (VO)

Il aura donc fallu 1962 pour qu’Aquaman intéresse suffisamment les lecteurs et l’éditeur et possède sa propre ongoing, par l’éditeur George Kashdan, l’auteur Bob Haney et l’artiste Nick Cardy, qui va permettre beaucoup de choses. Forcément, quand tu n’as été qu’un backup et que tu as enfin droit à des histoires d’une vingtaine de pages, tu peux commencer à bâtir un véritable univers autour du personnage. Si Atlantis existait déjà vaguement précédemment, ce titre va l’inclure dans l’univers d’Aquaman et ret-con le fait que sa mère était en réalité la Reine de ce royaume sous-marin, faisant d’Arthur son héritier. Il accumule alors le rôle de super-héros à celui de Roi et ses histoires, ainsi que son entourage, s’étofferont. C’est ici qu’il rencontrera son conseiller Vulko, puis sa future femme Mera dans Aquaman #11. Elle n’est encore qu’une princesse venue d’une autre dimension réfugiée sur Terre et qu’Arthur sauvera des conquérants de son pays. Ils tomberont amoureux et Mera décidera de rester sur Terre. Vous verrez également leur mariage et la naissance de leur enfant Arthur Curry Jr., qu’on appelle aussi l’Aquababy et qui aura une importance capitale pour la suite.

Aquaman aura également droit à des ennemis emblématiques tels que Fisherman, Magneto (aucun lien, il est fils unique), mais aussi le terrible Black Manta et bien sûr Ocean Master. Orm était déjà le demi-frère d’Arthur, mais il l’est du côté humain et n’est qu’un pilleur amnésique qui refuse leur lien de parenté. Au bout de 40 numéros, Dick Giordano devient le nouvel éditeur, et le titre accueille une nouvelle équipe créative avec Steve Skeates et le célèbre Jim Aparo en plus de prendre une nouvelle tournure. Fini les histoires se suffisant à elle-même, on part plutôt sur un récit en plusieurs parties avec The Quest for Mera. Lorsque la Reine se fait enlever mystérieusement, Arthur délaisse Atlantis et la Justice League pour partir à sa poursuite. Mais pendant son absence, l’ambitieux Narkran s’empare du trône et commence à ruiner la cité engloutie, avant qu’Aquaman et Mera l’arrête définitivement. Malgré l’efficacité de ce premier arc et l’originalité de ses histoires – que ce soit son univers, le côté royauté ou même le fait qu’il soit marié avec des enfants étaient uniques – les ventes s’effondrent à l’aube des années 70 avant de revenir quelques temps plus tard en backup d’Adventure Comics, mais ces cinquante premiers numéros sont un excellent moyen de commencer à lire de l’Aquaman compte tenu de tout ce qu’il apporte au personnage et qui est encore utilisé aujourd’hui.

Et après ça ? | La Mort du Prince

La Mort du Prince (VF)

Voici enfin un point d’entrée disponible en France, et pas n’importe lequel. Le retour d’Aquaman dans des backups a plu aux lecteurs et le personnage devient la star d’Adventure Comics à partir de 1975 avec Paul Levitz et David Michelinie au scénario et toujours Aparo aux dessins. Ensemble, ils vont écrire le récit le plus important du Roi d’Atlantis jusqu’au reboot des New 52 et reste un récit pionnier du Bronze Age au vu de sa tragédie. Aquaman combat plusieurs menaces, certes mais ne semble pas très préoccupé par ses fonctions royales, son peuple s’insurge et choisit un nouveau leader alors que notre héros se démène contre ses pires ennemis. Il continue pourtant de lutter aux côtés de Mera pour le bien de tous jusqu’à tomber contre Black Manta. Ce n’est plus un secret pour personne, c’est dans ce récit que le super-vilain oblige Aquaman et Aqualad à se battre à mort pour la survie d’Arthur Jr., qui finira tout de même par mourir étouffé. Ce moment rend cette histoire indispensable car il aura des répercussions sur tout ce qui suivra. Arthur et Mera ne se remettront jamais de la mort de leur enfant, ruinant leur couple et les changeant à tout jamais.

La Mort du Prince ne nécessite pas de grosses connaissances de ce qui s’est fait avant donc que les lecteurs VF n’aient pas peur, c’est une lecture très accessible en plus d’être une bien belle œuvre. De plus, elle marque la fin d’une première grande ère pour Aquaman, la suite prenant une nouvelle direction qui offrira une nouvelle opportunité de rentrer dans cet univers.

Et après ça ? Cette histoire aura suffisamment eu de succès pour relancer le titre Aquaman, mais pour une poignée de numéros seulement, puisque la DC Implosion aura raison de lui. Il fera à nouveau de brèves apparitions dans les backups d’Action Comics, World’s Finest et Adventure et il prendra la tête de la Justice League Detroit, équipe qu’il crée après avoir dissolu l’ancienne, ses membres ayant selon lui manqué à leur devoir après leur absence pendant une invasion martienne. C’est aussi de courte durée et Aquaman revient dans sa propre mini-série en 1986 où il combat Ocean Master qui a gagné des super-pouvoirs grâce aux Zodiac Crystals, le récit étant surtout remarquable pour le changement de costume et l’introduction du royaume de Thierna Na Oge. Il y a également le one-shot Spirit and Flesh, mais c’est très dispensable.

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Milank
Milank

Le run de Peter David a l’air vraiment sympa ! Il a été publié en vf ?

Sonic le porc-épic
Sonic le porc-épic

Ca y est DCP à céder à Urbie et bah c’est beau ça ^^

urbanvspanini10
urbanvspanini10

C’est vraiment pas mal ce PAR OÙ COMMENCER #11 bon boulot encore une fois, j’espère que Urban publiera un jour le run de Peter David en vf. (Lisez ce run, l’un des meilleur sur le perso)

Par contre je serais pas aussi négatif pour l’arc d’Aquaman par Cullen Bunn, c’est pas aussi mauvais qu’on le pense, on a une bonne utilisation du lore de l’Atlantis et les dessin sont pas dégeux.