Dan Abnett poursuit son intrigue. Tout en prenant le temps de l’étoffer avec diverses pistes pour retrouver Arthur, c’est au tour du roi de faire son retour. Comme toute bonne rébellion, une organisation s’impose. Il en va du même du côtés des artistes. Stjepan Sejic cède sa place à Riccardo Federici, pour ce maigre album.

Un Annual à la mer

En plus d’être particulièrement fin, comparé aux premiers volumes, cet album se voit complété par un Annual. Étrangement, il ne s’intègre pas dans l’intrigue principale et fait office d’histoire annexe. Alors que celui-ci aurait pu permettre d’exploiter plus en profondeur le contexte actuel d’Atlantis. Dan Abnett opte pour une focalisation sur le couple royal. Le scénariste y intègre un élément connu de l’univers DC : la Black Mercy. Cette fleur alien emprisonne ceux qu’elle touche dans leurs rêves. Issue du célèbre Superman Annual #10, elle permet au scénariste de présenter sa vision d’un avenir radieux entre Arthur et Mera, dans un univers vieillissant.

Il y fait intervenir des personnages extérieurs, comme la Trinité. Le tout illustré par Max Fiumara. Son style dénote grandement avec le style américain. Il apporte une représentation inconsciente du rêve, en dehors des représentations détaillées qui parsèment le titre Aquaman depuis le volume précédent. On peine à trouver une quelconque pertinence au récit, sans que celui-ci ne déplaise pour autant. Il apparaît plus comme une réécriture, ou comme un exercice de style pour les deux artistes. Il en est dommage de voir cet Annual ici, ne pouvant être apprécié à sa juste valeur, alors que le lecteur s’attend à la suite d’Underworld.

Une question de précision

Avec le départ de Stjepan Sejic, la comparaison allait être rude. L’artiste peine à tenir le rythme effréné des publications mensuelles ; rien d’étonnant quand on sait qu’il réalise ses planches du crayonné à la colorisation. Sans être aussi acharné, et dans un style assez différent, Riccardo Federici tient tête et assure une qualité tout aussi surprenante pour le titre. Son style, d’une précision ahurissante, offre un réalisme supérieur, et une immersion jamais vue pour Aquaman.

L’artiste est pleinement aidé d’un coloriste qui lui sied. En harmonie avec son crayonné précis, Sunny Gho opte pour des couleurs pâles dans un style faisant ressortir la multitude de traits, tout en jouant sur les nuances et effets de lumière. Toute cette réalisation ne retire rien d’une maîtrise totale de la narration, les artistes usant au mieux de leurs capacités pour accentuer les instants forts du titre.

Pas de temps à perdre

Et des instants forts, ce volume en contient beaucoup. Malgré les trois épisodes présents, ce volume contient une quantité d’informations, faisant progresser l’intrigue très rapidement. Si bien, qu’un sentiment de facilité s’en dégage. Il en vient à empêcher un suivi des personnages secondaires, comme cela a pu être le cas avec Underworld. Vulko est mis à l’écart, et Mera suit un chemin similaire à celui d’Aquaman.

Plus qu’un sentiment de vouloir en finir au plus vite, Dan Abnett semble s’être quelque peu emmêlé les pinceaux en voulant amener des éléments extérieurs au background d’Aquaman. Sa volonté de donner l’image du roi déchu, laissé pour contre, autant par les atlantes que par les renégats, est pleinement compréhensible – elle est même bienvenue. Seulement, la révolution engagée dans ce tome paraît trop simple. Toujours est-il que l’histoire n’est pas encore conclue, et que ce rythme effréné n’entrave pas les sensations que peut provoquer le titre.

Le départ de Stjepan Sejic n’enlève rien à la qualité du titre. Même si Dan Abnett se tire une balle dans le pied en accélérant sa narration (il y a fort à parier sur une éventuelle pression de l’éditeur, concernant le changement d’équipe artistique, et le système d’arc en six parties), son histoire gagne en intensité et répond à toutes nos attentes.

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- Une tension forte bien menée
- Un Annual intéressant...
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- ... mais qui ne trouve pas sa place
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Watchful
Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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knightwing
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Un tome 4 très sympa mais vraiment trop court… Concernant l’annual, pour moi son plus gros problème c’est qu’il est dégueulasse, pardonnez la grossièreté ;-)