Après un run assez décrié où les tomes 1 à 4 peinaient à convaincre de la valeur de Justice League Rebirth, Bryan Hitch avait néanmoins su nous teaser la venue d’un événement cataclysmique de très grande envergure. Reprenant des éléments des anciens tomes et de son run sur Justice League of America (2015), voyons ce que donne le résultat de tout cela.

LES HÉRITIERS D’UNE TERRE DE POUSSIÈRE

Le futur. Près de vingt ans après notre temps, le monde n’est plus. Un mal étrange s’est abattu sur la planète. L’humanité, ses héros ainsi que ses dieux se sont soudainement massacrés entre eux. Le crépuscule, ou l’âge sombre de ces guerres, a causé la désolation sur la planète. Les survivants ne vécurent que pour affronter un nouveau cauchemar : La Souveraine. Ayant mis un terme à tous les conflits, désormais elle traque et extermine les réchappés. Dans une ville de New York que l’Olympe domine (au sens littéral du terme), les héritiers de la Ligue de Justice, leurs enfants, vont tenter le tout pour le tout: retrouver les Pierres d’Eternité pour voyager dans le temps et changer le cours de l’histoire. Malheureusement, ce plan ne se passera pas comme prévu car Curry, bras droit de La Souveraine et anciennement Aquaman, parvient à repérer leur trace. Dans la confusion de la bataille, le groupe est alors transporté à une date où l’apocalypse est sur le point de commencer. Ce tome prend appui sur ce qui avait été évoqué dans les précédents, successivement par les Semblables, la Grande Peur, les Faucheurs, Molly, l’Intemporel et la Sentinelle. Cela faisait beaucoup de monde, et après tout cette attente, Bryan Hitch nous livre ce qu’il a fait de mieux depuis son run. L’originalité de la narration réside ici de faire adopter au lecteur le point de vue des Héritiers de la Ligue. Bien entendu, on en apprendra plus sur La Souveraine, Curry ou les raisons ayant causé l’apocalypse.

LE FUTUR N’EST JAMAIS ECRIT

Les nouveaux personnages sont attachants et chacun aura son petit quart d’heure d’émotion personnelle. Chaque membre de la Ligue essaie à leur façon d’encourager et d’établir un lien de confiance avec son enfant. Le choix d’éclipser Jon Kent et Damian Wayne est astucieux dans le sens où ils auraient capter toute l’attention sur eux. Ici, on les écarte et on traite du neuf. Concernant les antagonistes, Curry s’avère être le plus intéressant. Avec son design à la Terminator, mi-atlante, mi-machine, il utilise les moyens technologiques qu’il a à disposition d’une façon très directe et efficace. La Souveraine, ennemie principale, nous est présentée comme surpuissante et sans-cœur. Cependant la réciproque est vraie pour le lecteur. Elle est un peu décevante, l’empathie ou la compréhension de ses motivations n’y sont pas. On aurait apprécié plus de background sur ce personnage. C’est avec étonnement que l’auteur réussit à tenir son récit en haleine. Malheureusement, comme à son habitude, la conclusion est un peu décevante car elle est expédiée trop rapidement. Un peu comme un combat de boxe qui s’ enchaîne durant les rounds et qu’à la fin les combattants rentrent directement chez eux. Pas de temps pour souffler un peu après le dénouement, dommage.

Cela ne sauvera pas la qualité de son run, mais Bryan Hitch ose enfin quelque chose de différent, à commencer par ses inspirations. De Terminator, pour ce qui est du post-apocalyptique (et du design de Curry) au Seigneur des Anneaux, pour le visuel du Mont Olympe, le futur affiche une certaine esthétique plutôt réussie. Graphiquement c’est joli, la coloration sonne juste même si cela devient très « arc-en-ciel » lors des combats. Fernando Pasarin fournit un travail plus que correct pour nous montrer la joie, la tristesse et la colère dans le visage des différents protagonistes avec une mention spéciale pour Hunter et Serenity.

Un tome très sympathique sans pour autant défaire le run calamiteux de Bryan Hitch sur Justice League Rebirth. Loin d’être original avec cet énième voyage dans le temps, l’auteur prend le risque de proposer quelque chose de plus frais, et plus orienté dans le drama familial. Si l’idée vous donne envie de lire cette histoire sans vous faire souffrance avec les 4 premiers tomes parus en librairie, vous pouvez vous laissez tenter par les kiosques de Batman Rebirth #17 et #18 dans lesquels figurent l’intégralité de cet arc.

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batbear
batbear

Je l’ai lu tout juste cet après midi avec les mag justement ^^ il est vrai que ça se laissait étonnamment lire pour du Bryan Hitch ! Mais à moins d’avoir sauté une bulle j’ai pas du tout compris ce que voulais la Souveraine… Pour les dessins je suis pas fan des visages, non pas qu’ils soient inexpressif mais j’ai l’impression que tout les personnages nous fond un œdème de quincke. Les splach pages font le taff par contre

urbanvspanini10
urbanvspanini10

Le meilleur tome du run, limite je suis tenté d’acheter juste celui là. Mais malheureusement ça finit encore sur une conclusion assez bâclé.

Par contre j’avais toujours pensé que Hitch teaser une possible crisis qui devait avoir lieu en conclusion de l’intrigue des Watchmen.