Il en aura fallu du temps à Urban Comics pour publier ce dernier tome de Deadshot & les Secret Six. Cela fait quasiment un an et demi que nous sommes sans nouvelle de l’équipe improbable de super-vilains.  Alors que nous réserve ce dernier tome ? Départ en demi-teinte ou final explosif ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Le début de la fin

Quelle joie de retrouver nos anti-héros préférés qui agissent dorénavant en deux groupes distincts. En effet, suite au départ de Catman des Secret Six, une bonne partie de ses compagnons l’ont suivi pour retrouver son fils enlevé. Bane, le leader, doit alors recruter de nouveaux membres pour continuer à fournir les services de mercenaire que proposait l’équipe. Mais cette séparation est de courte durée. Dès les premières pages, les anciens partenaires vont devoir se faire face dans un monde fantastique en dehors de notre réalité. Bien que les clichés du genre soient tous présents, on sent que Gail Simone a envie d’emmener ses personnages dans des contrés inexplorés jusqu’alors, au propre comme au figuré. Il n’est pas possible de passer à côté du sous texte politique caché derrière cet arc, les protagonistes venant revendiquer un territoire et mener une guerre qui ne sont pas les leurs. Cependant le propos s’arrête là et laisse plutôt place à de l’action décomplexée et sanguinolente.

Les deux aventures suivantes sont des mini-crossovers avec les titres Action Comics puis Doom Patrol. Celles-ci ne présentent pas de grand intérêt si ce n’est, pour la première, de rassembler Vandal Savage et son père, et, pour la seconde, de faire se rencontrer deux équipes improbables autour d’un monstrueux poisson à moustaches (qui n’a jamais rêvé de voir ça ?). Malheureusement, les récits souffrent tout deux de leur brièveté et les éléments d’intrigue ne prennent pas le temps de se mettre en place.

Puis viens le second véritable arc narratif, suite logique des événements du tome précédent, qui va diriger les Secret Six directement en enfer. Une virée apocalyptique qui va permettre aux personnages d’être confronté une dernière fois aux maux qui les ont accablés jusqu’à présent pour encore mieux s’en libérer. Les dessins de Jim Calafiore sont particulièrement saisissants dans ce chapitre où les planches de combats font intervenir une multitude de protagonistes tous très bien détaillés. On voit ici l’objectif de Simone d’absoudre les héros des actions menées dans leur vie, pour les faire renaitre sous un nouveau jour, avant de les laisser aux mains d’autres auteurs…

Un pour tous et tous pour un

Ce qui frappe d’abord, à la lecture de cet ouvrage, c’est l’absence complète de conséquences sur l’univers DC. Un monde parallèle, une virée en enfer… tout est fait pour éloigner les personnages du monde dans lequel ils vivent. A force de lire des récits où le multivers est en jeux (Bonjour Dark Nights : Metal…), on pourrait trouver les aventures de nos héros futiles. Mais à la lecture, on comprend que cela n’est absolument pas dérangeant. Au contraire. Des conséquences, il y en a. Mais à plus petite échelle. Des conséquences sur les protagonistes eux-mêmes, auxquels on s’est attaché au fil des tomes. Et plutôt que de déjouer de grands complots, ils tentent tout simplement d’écrire leur propre histoire. Histoire que l’on prend grand plaisir à suivre. Chacun a évolué tout au long de ces récits, de manière différente, et les mercenaires sont simplement devenues des femmes et des hommes dans lesquels le lecteur se reconnaîtra. Au final, on en vient à aimer cette équipe qui, sur le papier, ne semblait pas si attrayante et une crise géante n’aurait pas pu atteindre cet objectif.

Puis arrive le dernier chapitre. Comme un baroud d’honneur de ces figures marquées par les épreuves. Malgré les mauvais choix de leurs vies, cette alliance temporaire leur aura fait gagner bien des choses. Parmi elles, l’espoir. L’espoir d’avoir des amis sur lesquels compter. L’espoir d’un jour réussir à surmonter sa condition. L’espoir d’être plus que des super-vilains. Et c’est ce que la scénariste a réussi à créer tout au long de ces quatre tomes. Une équipe cohérente, attachante et touchante.

L’auteur a voulu donner à son équipe la fin qu’elle méritait en enchaînant des thèmes non abordés dans les volumes précédents. Et malgré l’empressement ressenti à la lecture, il faut avouer que les aventures de cette équipe ont quelque chose de plaisant. Car malgré l’humour et la violence du titre, l’auteur se permet de développer ses personnages et de les emmener dans des directions très peu vues jusqu’alors. Deadshot & les Secret Six a tous les avantages d’un titre d’équipe et réussi à éviter la majorité des pièges : les personnages sont charismatiques et l’interaction entre chacun des membres est efficace. Quand on sait ce que nous réserve la suite avec Suicide Squad, il est bon de se replonger dans cette série qui se veut fraîche et sans prétentions mais qui donne bien plus que prévu.

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- Une équipe improbable mais intéressante
- De l'action mais pas seulement
- Une fin méritée
Les -
- Une narration parfois trop rapide
- Un temps de parution trop long
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