Après un Off My Mind sur le 49.3 et la Justice League, et un autre sur le corps de Stephen Amell, qui s’attend encore à quelque chose d’intelligent dans une de mes chroniques ? Personne. Mais bon, pour vous faire patienter, en attendant un prochain OMM sur les abdos de Henry Cavill, voici une nouvelle chronique. 

Après une série CW de la honte avec Aaron Paul sortant à l’époque des limbes d’Hollywood, Birds of Prey nous revient maintenant sur grand écran. L’occasion, comme à l’accoutumée, qu’une bande de petits folaillons s’amusent à transformer l’espace commentaires en un remake assez réussi de Règlement de comptes à O.K. Corral.

Comme vous le savez peut être, si vous êtes au courant du nouveau drama qui secoue la communauté comics en ce moment, juste après l’affaire du retour de la grenouille cybernétique, Jurnee Smollett-Bell incarnera notre bien aimée Black Canary. Ainsi, présentons les deux protagonistes de cette étrange histoire. D’un côté, une blonde badass créée en 1947 par Robert Kanigher et Carmine Infantino, ayant la particularité de crier tellement fort qu’elle peut détruire des murs –un peu comme ta mère lorsque tu ramenais un 4/20 en musique même si tu assurais l’avoir compensé avec ton 17/20 en SVT-. Une combattante aguerrie, lead vocalist d’un groupe de rock, et accessoirement, copine/femme d’Oliver Queen aka Green Arrow. De l’autre, une actrice mi afro américaine, mi juive polonaise, majoritairement connue pour son rôle d’activiste dans True Blood, série dans laquelle elle sort avec le beau Sam Merlotte et son sourire enjôleur  -#nohomo-, mais aussi pour avoir joué pendant plusieurs années dans la série de Bill Cosby, et cela, sans avoir été agressée sexuellement par ce dernier, ce qui constitue en soi un miracle au vu du bonhomme. Pas la comédienne de sa génération, mais vraiment pas mauvaise non plus et parfois même très convaincante de ce que qui ressort du visionnage de quelques épisodes pris au hasard et d’un de ses films.

Tout cela nous amène donc à un constat : une actrice noire va incarner notre Blondie comics-bookienne, et des cœurs de verre vont être brisés.

Chapitre 1 : Bien-pensance et Reductio Ad Hitlerum

La Reductio ad Hitlerum consiste en un procédé rhétorique conduisant à disqualifier les arguments d’un adversaire en les associant à Adolf Hitler qui, en dépit du fait qu’il était végétarien, n’était pas le plus gentil des bonhommes. Elle se rapproche donc du fameux point Godwin que tout le monde connait. Ainsi, dès qu’un garnement montrera son mécontentement, il suffira de le comparer aux nazis afin de le discréditer. Tout cela semble un peu trop facile, car, comme le fameux « té un hater », le débat qui en suivra sera automatiquement et dramatiquement mort-né. Et quel terrain plus adapté qu’un switch entre une blonde aux yeux bleus et une afro-américaine pour faire usage de ce genre d’argumentaire ? Le problème, c’est qu’entre un canari noir créé par un juif, une assassin asiatique inventée par un noir, et une latina lesbienne, rien que les Birds of Prey en elles-mêmes devraient donner assez de matière à ces prétendus fachos pour partir en croisade. Pourtant, il n’en est rien. Bien que la majorité des fans attendait un film sur des personnages plus importants -comme l’homme d’acier, Flash, Batman, etc… – personne n’est fondamentalement opposé à l’idée d’un tel projet de film.

Ce qu’il faut par ailleurs comprendre, c’est que certains lisent des comics, et sont attachés à l’identité visuelle de certains personnages. Contrairement à un roman, où l’apparence des protagonistes est souvent laissée à l’imagination du lecteur, la bande-dessinée est à la fois un art littéraire et un art graphique. De ce fait, il devrait être logique qu’à l’écran, un personnage qui est présenté de la même manière depuis maintenant soixante-dix ans sur papier, en l’espèce, une blonde à la peau blanche, soit incarnée par une actrice possédant ce phénotype.  Par conséquent, la diversité dans les différents médias est un combat et un progrès, permettant à toutes les communautés d’être représentées, mais il faut aussi comprendre qu’un changement aussi drastique puisse emmerder certains, sans pour autant qu’il y ait une histoire de racisme derrière.  Attention, personne ne nie que parmi les plus opposés à cette nouvelle adaptation à l’écran de Black Canary, certains voient ce drama plus comme une nouvelle occasion de manifester leur haine de l’autre que de défendre leur comics favori. Néanmoins, le fameux Padamalgam 10mg vendu en barquette de douze ces dernières années se doit ici d’être pris par tout le monde, et non uniquement du côté de l’opposition. Alors réfléchissez,  avant de se traiter de fachos et de nazis, avant de se traiter gauchiasses et de socialopes, il y a peut être d’autres moyens de discuter.

Chapitre 2 : Team diversité et white washing

Mais au final, cette question de couleur de peau est-elle si importante ? La question est ici plus complexe qu’il n’y parait. En effet, certains personnages se définissent en partie par leur carnation, en faisant des représentants de certaines communautés. Ainsi, hors l’exemple évident de Black Panther, Storm/Tornade est considérée dans les comics comme une divinité par certains peuples d’Afrique. Cyborg,  quant à lui, créé en 1983, débarque dans les pages des comics comme le modèle d’une jeunesse noire qui a réussi à s’intégrer pacifiquement à la société américaine, alors qu’au même moment, dans une Afrique du Sud en plein apartheid, Mandela, qui a essayé d’éviter les pertes humaines, commence à se questionner sur les limites de son idéalismes à force de se faire tirer dessus, et organise l’entrainement de groupes paramilitaires. Et malgré cela, certains whitewashing abusifs continuent d’être effectués par Hollywood sur différents représentants communautaires comicsbookiens. L’exemple le plus marquant est sans doute l’Ancien dans le film Doctor Strange, personnage asiatique créé en 1963, date du début de la guerre du Viêt Nam, censé véhiculer une image pacifique de l’Orient dans un contexte militaire, remplacé par Tilda Swinton. De ce fait, il y a donc bien des personnages porte-étendards de leurs communautés, et les autres -dire cela revient à enfoncer des portes ouvertes, mais il est bon de le rappeler-. Mais qu’en est-il pour ces derniers, les autres ? Et c’est là que l’opposition fan/non fan du matériel d’origine va être importante. Si ce n’est certaines figures majeures entrées dans la pop culture – Batman est blanc, Superman est blanc, Charles Xavier aussi etc…-, la différence ne sera jamais ressentie par le grand public qui ne connait pas les autres personnages secondaires, voire tertiaires.

En partant de ce constat, du moment que les héros/vilains conservent leurs pouvoirs et leurs traits de personnalité, pourquoi ne pas le faire ? La preuve, Will Smith incarnant Will Smith déguisé en Deadshot –allez, ça, c’est cadeau- n’avait pas posé de problèmes, et Ruth Negga en Tulip O’Hare parvient à faire oublier la Tulip blonde du comics. Le lecteur assidu peut donc bien concéder un changement de couleur de peau, tant que cela n’affecte en rien la version papier, chose qui a pu arriver ces dernières années. Néanmoins, deux arguments sont potentiellement soulevables par l’équipe de Blondie, autre que « ça les emmerde », ce qui peut être compréhensible encor une fois. Premièrement, les artistes ont voulu que le personnage ressemble à ce qu’il est, et logiquement, il n’est pas cohérent que leur création soit altérée, mais il pourra leur être opposé le fait que Birds of Prey au cinéma relève de l’adaptation, permettant une marge de manœuvre au réalisateur – nous sommes par exemple dans un univers où Batman tue, chose qui est parfois arrivé en début de carrière certes, mais pas autant, et qui ne correspond pas à la version classique que tout le monde connait-. Par ailleurs, Black Canary avec sa blancheur de peau et ses cheveux blonds, en plus du fait d’avoir été créée par un juif,  en 1947, pourrait aussi être une reprise du stéréotype de la femme aryenne dont les valeurs de race supérieure aurait été modifiées, réutilisée au profit d’un autre idéal de défense des opprimées/persécutés/gentils vous avez compris, pas seulement ce qui est blond aux yeux bleus.  Bien que cela reste purement spéculatif, l’apparence de Dinah serait dans ce cas précis véritablement importante car faisant pleinement partie de l’identité du personnage. Mais rien ne permet de le prouver.

Chapitre 3 : Grenades automatiques sur Warner

Mais bien entendu, comme le dit le proverbe : « Toutes les conneries, mènent à Warner ». Et comme d’habitude, tout ce bordel est du à une seule et unique chose : Personne ne lit ces foutus comics. Pour rappel, alors que Jurnee Smollett-Bell a été annoncée comme la future Black Canary, Mary Elizabeth Winstead a quant à elle été castée pour le rôle de Huntress. Vous allez sans doute prendre un coup de vieux, mais les New 52, cela fait maintenant sept ans que cela a commencé, et pour ceux n’ayant ni touché à Grayson, ni à Nightwing, ni à Batgirl et les Birds of Prey, ni à Hellblazer, cela fait donc sept ans que Huntress est noire dans la continuité. Donc, en switchant les actrices, tous les débats étaient résolus. Que ce soit la fidélité au comics ou la diversité, tout le monde était content. Pire, deux infos, juste pour rigoler. Premièrement, il existe deux versions de Huntress, Helena Bertinelli, la Huntress actuelle, mais aussi Helena Wayne, fille de Catwoman et Batman, ce qui aurait permis de faire un clin d’œil amusant à une certaine catastrophe cinématographique avec Halle Berry –attendez, elle n’est pas censée être blanche Selina ? . Secondement, pour l’anecdote, Mary Elizabeth Winstead, à force de tourner dans des films d’horreur où elle est bien évidemment obligée de crier, a reçu le putain de surnom/titre de « Scream Queen ». Et c’est là qu’on réalise, que si cette inversion ne s’est pas faite, c’est que pour la production, à l’image d’un Black Panther, le « Black » de Black Canary fait référence à la couleur de peau de son héroïne.

Petite précision,  ce qui va suivre n’engage que moi. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée d’infantiliser une communauté et réduire ses porte-étendards à un adjectif, le tout est un tantinet réducteur. De plus, j’ai pu me rendre en librairie ces derniers jours, et une gamine métisse d’approximativement 12/13 ans accompagnée par sa mère, avait appris qu’une héroïne noire, Black Canary, allait arriver au cinéma –si tu l’as appris sur DC Planet, big up à toi, et continue de lire des comics que ce soit DC, Marvel, ou autres. En tout cas, bonne vivacité d’esprit pour te pointer un jour après l’annonce-. Elle a donc demandé un tome avec Black Canary, et je vous laisse imaginer sa tête lorsqu’elle est tombée face une blonde plantureuse aux yeux bleus. J’ai donc pu lui conseiller un tome de Grayson ce qui a visiblement rassuré sa mère, un peu perdue. Pour être honnête, j’espère assister à un effet Black Panther autour du personnage incarné par Jurnee Smollett-Bell, avec une hype qui lancera à la fois pleinement la carrière de l’actrice, mais fera aussi découvrir le personnage au grand public. Je crains néanmoins un retour de bâton pour les jeunes essayant de s’identifier communautairement à un personnage, et qui se rendront compte que ce dernier n’existe pas comme on le leur a présenté au cinéma, ou même, une évolution du Canary en comics afin de mieux coller à l’adaptation. Maintenant que le choix est fait, il conviendrait que DC lance déjà une nouvelle série que ce soit un elseworld, une Terre parallèle, ou crée directement un personnage dans la continuité afin que tout le monde soit au final content.

Allez Warner continuez de nous faire rêver, comme personne n’est engagé pour gérer la communication de cette foutue boite, j’ai du m’en charger moi-même.  Dites-moi si un poste est à pourvoir.

 

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Zephiranth
Zephiranth

Enfin un article intéressant et objectif sur le sujet. Plaisant de voir quelqu’un traiter de ça sans tomber dans le manichéisme.

knightwing
knightwing

Très bon ce OMM, bravo Blue ;)

Sledgy7
Sledgy7

T’es le premier que je vois qui soulève la question de ce qui se passe après le film, pour ceux qui vont aimer la Black Canary du film, et c’est vraiment pas con.

ArnoKikoo
ArnoKikoo

Un point que tu omets par contre (c’est un peu dommage, surtout pour le dernier paragraphe), c’est que Black Canary a déjà été représentée noire en comics, à plusieurs reprises. Ca règle tout de suite la question de « c’est pas fidèle aux comics », puisque du coup si. ^^
De deux, le contexte de 1947, faut revoir aussi à cette époque combien de personnages noirs existaient chez DC/National Comics ou dans l’industrie du comicbook à l’époque (spoiler : aucun), donc au delà de la religion du créateur, y a surtout un contexte de racisme sociétal dans la création de tous ces personnages durant le Golden Age qui est à comprendre – et en l’occurrence, pour Black Canary, jme demande qui est capable de savoir de quel foutu patelin elle vient, vu que ça n’a aucune importance dans son background.

De trois, j’ai vraiment du mal à croire que Warner ait choisi une actrice noire pour la connotation « Black » de « Black Canary », ils sont pas bien malins mais tout de même, c’est tendu de l’affirmer de but en blanc.
De quatre, plutôt d’accord qu’inverser les actrices auraient permis de tenir leur engagement sur la diversité en étant ‘achement plus raccord sur les comics (puisque les versions noires de BC restent malgré tout dans des comics peu connus des lecteurs).

Enfin, un petit fan art qui montre que l’actrice a clairement ce qu’il faut pour être BC :
https://www.instagram.com/p/BoUI2dQAO7G/?utm_source=ig_embed

Yozuke
Yozuke

Bien dit.
J’adore la conclusion ^^

Cielo
Cielo

La couleur de peau n’a d’importance que si on lui en donne et donner de l’importance à différencier les personnes de couleur c’est déjà mettre un pied dans la discrimination. Je ne traite personne de raciste hin, c’est seulement la réalité.

Reptile
Reptile

Étant métisse noir je dois avouer, au risque de vous choquer, qu’étant gamin je m’identifiais vachement aux héros noirs (Blade par exemple mais aussi Spawn, et dans une autre forme de pop culture…Will Smith bref…).

Mais ce qui est marrant c’est que c’est aussi un effet de la société des gamins sur moi aussi car quand on faisait semblant d’incarner des personnages dans une équipe de super héros de dessins animé ou autre, j’étais forcément toujours le pote ou le lieutenant noir qui ne pouvait jamais être le leader de l’équipe par exemple. Et ça, même si je le voulais pas, le social l’avait décidé pour moi car dans la tête des autre gamins c’était inconcevable que j’incarne un blanc si il y avait un noir dans l’équipe.

En fait je pense pas que ce témoignage apporte quelque chose au débat, mais ton histoire de petite fille à la librairie m’a fait pensé à ça, et je pense que j’aurai pu être ce petit garçon qui apprécie un personnage noir à l’écran pour être déçu de voir qu’il est blanc « à l’origine ». Si c’est bien ou pas j’en sais rien, mais ce serait arrivé.

Alors maintenant, est-ce que c’est mal que justement je m’identifie à des noirs étant jeune et que je sois déçu qu’ils soient blancs? est ce que c’est raciste? est ce que c’est justement ça que la bienpensance tente de combattre avec ces pirouettes de couleur? J’en sais foutre rien.

Ce qui a de drôle c’est que tout dépend de l’importance du personnage, du film ou de sa production. Catwoman black par exemple j’ai l’impression que tout le monde s’en foutait parce que tout le monde savait que le film allait être naze.. Mais fait moi un Blade blanc par exemple, je crois que ça ne passerait pas, chez moi comme chez les autres…

C’est vraiment un débat bizarre ou personne n’a raison, j’ai l’impression que ça dépend vraiment des sensibilités de chacun et comme tu l’a très justement dis, il faut faire attention à étiqueter les mecs de néo nazi juste quand ils râlent parce qu’on touche à l’apparence de leur personnage favori, ça franchement, sans mettre de notion de race ou couleur de peau là dedans, je suis très capable de le comprendre.

J’ai bien aimé ton article car il est assez vrai en tout point, suivant les points de vue, merci.

Par contre « interchanger les actrices » pour moi c’est une connerie, si la nana a été casté pour jouer tel rôle,; c’est qu’elle a été repéré comme bonne dans ce rôle, changer les actrices ça veut juste admettre qu’on se fout du jeu d’acteur ou de la profondeur du personnage, tant que l’apparence est respecté, ce qui ne me plait pas non plus…

The Bat
The Bat

Vraiment excellent ce OMM. Moi non plus je ne suis pas blanc et désolé mais ça m’embête les couleurs de peau qui changent. Je n’attache pas d’importance à ces couleurs de peau pour m’identifier mais je n’aime pas ces changements. Certes, à l’origine il n’y avait que des blancs à cause des normes sociétales mais eh je ne me suis jamais autant identifier à un personnage qu’à Peter Parker. Désolé mais pour moi l’apparence et les détails qui font que l’on a connu tel personnage est primordiale dans la continuité. J’aime ma Black Canary blonde à la peau blanche et je ne suis pas blanc. Ça n’a rien à voir avec un quelconque racisme. Mais évidemment beaucoup se cachent derrière se prétexte pour avancer des idées nauséabondes. Mais encore une fois caricaturer au point de rendre ce débat manichéen est une mauvaise idée. Après ce sont des détails hein. Mais le genre de détails que tu mentionnes et qui ne font pas que tu ne vas pas aimer l’incarnation du personnage. Par exemple c’est peut-être bête pour certains mais ça me gêne aussi que Wonder Woman dans le DCEU soit petite de taille, ou ce genre de choses. Parfois ça ne me gêne pas (parce que j’aime énormément l’acteur par exemple) : Fishburn en Perry White par exemple. Et parfois si. Ça dépend clairement des cas et je le répète : c’est une erreur de réduire ces discussions à racistes vs. progressistes.

Mandalorwarrior
Mandalorwarrior

Article très sympa. Le truc, c’est que tu aurais pu aussi faire la comparaison vis-a-vis de l’hypocrisie de certains: si Cyborg avait été jouer par un blanc, TOUT le monde (oui, même se petit ange de Cielo… Qui crois toujours qu’il n’y à que son avis qui compte, visiblement) aurait fait son caca-nerveux et WB aurais sûrement des procès et autre… Vous voyez le truc ?
(Et oui, ça m’aurais fait tout aussi chier si c’était un blanc qui aurait jouer Cyborg, voir plus).

Par ailleurs, c’est pas en changant la couleur de peau d’icône américain que tu aide la « cause » noir ou la diversité, bien au contraire. N’importe qui avec un minimum de reflection et de bon sense serait que c’est une très mauvaise idée. C’est sur, ça m’empêchera pas d’aimer le film, mais pour moi, c’est sur que ce sera JAMAIS la Black Canary que je connais (et du coup, l’intérêt d’une telle idée est d’autant plus discutable).

urbanvspanini10
urbanvspanini10

Encore une polémique de ce genre ? Ils sont chiants ces protestataires, oui elle est noir et alors ? C’est une adaptation faut accepter les différences c’est le jeux, ça n’a aucun rapport au fait que les films doivent respecter un quotas de minorité.

f-nico
f-nico

Le personnage d’Halle Berry n’était pas Selina Kyle, ce qui a conduit à un film sans aucun intérêt. Le masque ne fait pas le personnage. Ils ont voulu surfé sur le succès d’une comédienne, en contournant la difficulté du changement de couleur, pour aboutir à une histoire que personne n’attendait et qui n’a rien ajouté à la mythologie de Selina Kyle (dont, étant donné le travail graphique je ne suis toujours pas sûr qu’elle ne soit pas noir, ou métisse dans Batman year One).
Will Smith est un mauvais Deadshot, pas parce qu’il est noir, mais parce qu’il est Will Smith. C’est un pote, un papa poule qui sauve le monde, mais certainement pas un méchant. De plus, c’est un acteur à plusieurs millions de dollars dont il devient automatiquement obligatoire de montrer la ganache dans les 3/4 du film. Sa couleur de peau n’a pas posé de problème, parce qu’il faut vraiment être un lecteur assidu pour savoir vraiment à quoi ressemble la tronche de Deadshot (personnage inintéressant dont la particularité est de ne JAMAIS rater sa cible, sauf toutes les dizaines fois où il a essayé de s’en prendre à la Bat family).
Je pense que vous avez vu Suicide Squad comme moi, que vous constatez semaines après semaines les difficultés de communications et les naufrages créatifs que connait la Warner depuis le charcutage en salle de BVS. La question que je pose : la Warner est-elle en position de prendre ce genre de risque ? La démarche marketing de créer une équipe d’une variété ethnique complète, pour créer une ligne de poupée exhaustive, en surfant sur le succès de Harley me semble flagrante ! Pour moi le choix de Mary Elizabeth Winstead est tout aussi mauvais que le choix de Jurnee Smollett-Bell est hasardeux. A moins qu’ils jouent la carte du Charlie’s Angel à fond, pour aboutir à un film au moins sympatoche et ne pas se retrouver le cul entre deux chaises comme d’habitude, je vois pas comment ils vont s’en sortir avec ce projet.
Le coeur du débat est de savoir si Black Canary fait parti des personnage iconiques ou non. Que l’on peut modifier sans que ça n’apporte de modifications à l’histoire. Je pense personnellement que c’est un personnage précisément à la frontière de ces deux statuts. C’est ce qui crée ce débat impossible à trancher. Et je pense que la Warner se pose beaucoup moins de questions que nous malheureusement.

kasongo
kasongo

Très bon article !