Depuis quelques mois déjà, Urban Comics nous publie régulièrement le titre Green Lanterns qui semble avoir trouvé son public en kiosque. Après plusieurs numéros plutôt sympathiques, mais inégaux dans la narration où l’on découvrait Jessica Cruz et Simon Baz apprendre à devenir les nouveaux héros de la Terre, il était temps pour le duo de rentrer dans la cour des grands. La fin du récit précédent se terminait avec le départ de nos héros dans l’espace pour débuter leur entrainement.

Chef, oui chef

Comme si la traversée dans l’espace signifiait un passage à l’âge adulte, Sam Humphries nous partage sa vision d’inclure un élément dans un tout plus grand. Et cela se constate dès les premières pages de lecture. Il y a moins de rappels sur qui sont les personnages, et on évoque moins leurs pensées ou leurs doutes comme dans les tomes précédents. Tout est dans l’exposition rapide et assez banale des autres personnages emblématiques du Corps. Nos héros prennent ainsi connaissance (et conscience) du contexte de ce qu’est le Corps des Green Lanterns et de comment il est organisé. Si vous voulez comprendre les multiples références, il vous faudra sans doute suivre l’histoire de la série principale et de ses conséquences. Cependant, les explications rapides et brèves suffisent à nous résumer les différentes intrigues et ne nuisent en rien à la narration.

On apprendra que la formation des nouvelles recrues, Jessica et Simon, est confiée à d’anciens Lanterns terriens. Cette démarche, curieuse aux premiers abords cette démarche, propose des moments de pédagogie assez sympathiques et surprenants bien qu’un peu courts au final. Cela donnerait même quelques coups de vieux à certains lecteurs de voir les nouveaux héros prendre des leçons des anciens.

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En parallèle à ces événements et à l’instar des précédents tomes, la sous-intrigue de Rami (possédé par l’esprit de Volthoom, le Premier Lantern) se poursuit et nous en révèle de plus en plus sur l’objectif de cet ennemi. Humphries utilise le même type d’exposition par les pensées, à l’instar de Cruz et Baz, mais appliqué cette fois-ci sur Volthoom. Moins redondant et épuisant que pour notre duo, on prend plus intérêt à partager ses connaissances, ses réelles motivations, et son ressenti à l’égard des gardiens.

Un anneau pour les gouverner tous

On ne va pas se mentir, l’ajout de Rami, le gardien rebelle (apparu récemment dans Rebirth mais qui existe depuis aussi longtemps que les premiers gardiens) est un bon moyen pour Humphries de créer du neuf avec du vieux. On suit Rami dans sa recherche de l’anneau unique, le premier à avoir été créé et dont il a été inspiré pour forger les anneaux Green Lantern. Un postulat qui emprunte beaucoup au « run » de Tolkien dans sa mise en forme. Humphries se permet de s’immiscer dans les origines du spectre émotionnel et de s’engouffrer par ce qui a été établi par le travail de Geoff Johns. On espère qu’il n’y aura pas d’incohérences par rapport à la continuité tant certains événements paraissent importants notamment pour ceux qui ont suivi le run de Geoff Johns. Nul doute que cela pourra en rebuter plus d’un, mais si vous êtes nouveau lecteur de Green Lantern, cela ne vous dérangera pas tant que cela.

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Cette fois-ci, il est question d’explorer les origines de Volthoom en tant que Premier Lantern. Les chemins de Rami et notre duo se croisant de nouveau, on peut constater une réelle évolution dans le développement des personnages depuis le premier tome, notamment pour Jessica, qui se montre plus confiante et fait (enfin) preuve de plus d’initiative. Il fallait au moins cela, les enjeux prenant une ampleur plus importante à l’échelle cosmique que dans les numéros précédents.

Côté dessin, on retrouve les habitués tels que Ronan Cliquet, Eduardo Pansica, Robson Rocha et un nouveau venu en la personne de Carlo Barberi. C’est toujours un bon point d’avoir une régularité graphique à ce niveau de parution. Le style de Pansica reste agréable à l’œil et nous permet de profiter d’un traitement des visages proche de celui de Ivan Reis. Quant à la technique de Rocha, elle reste très appréciable quand elle est appliquée pour les scènes où il n’y a que une voire deux couleurs dominantes (vert, rouge, noir notamment)). Enfin, Ronan Cliquet et Carlo Barberi offrent des planches au style plutôt épuré avec moins de traits qui s’adapte aux cadres des personnages mais moins jolies au niveau des arrières plans.

Sam Humphries continue sur la lancée de ce qui avait été fait lors du tome précédent en nous une histoire en plusieurs axes. Simple mais toujours sympathique, Green Lanterns évolue en nous montrant des personnages moins imparfaits qu’à leur début, et nous rappelle, à travers le duo Cruz/Baz, que tous les héros ont dû prouver leur valeur avant de devenir les plus grands.

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- De jolis dessins...
- L'origine des premiers Green Lanterns...
- Un duo qui a gagné en maturité
Les -
-... mais de qualité inégale
-... qui risque de souffrir d'incohérence par rapport à la continuité principale
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