Outre l’absence de source précise, la polémique, selon laquelle Henry Cavill serait écarté des projets DC au cinéma, fait décidément beaucoup de bruit. Des réactions plus ou moins violentes de la part des fans, très attachés à son incarnation de Superman. Figure ayant ouvert l’univers DC au cinéma, ce possible changement nous amène à nous interroger sur la situation de l’univers cinématographique et surtout son futur plus qu’incertain.

Cet article n’est qu’un article spéculatif exposant des théories qui sont fondées sur la mise en relation entre diverses informations et rumeurs.

Perdus dans le brouillard

La Warner a une focalisation sur la communication, et plus particulièrement, la communication non-officielle. Ils sont spécialistes de la prise de température de public depuis les décriés BvS, Suicide Squad et Justice League. Ainsi on se retrouve avec la possible implication de Lady Gaga et la possible exclusion de Henry Cavill. Des rumeurs qui semblent trop grosses pour être vraies, mais envisageables vu l’instabilité des studios, et leur incapacité à aller au bout de son idée, sans chercher à en suivre d’autres sans aboutir.

Le studio attendrait (et nous aussi) les sorties d’Aquaman, de Shazam, et plus tard,  de Wonder Woman 2, certainement pour prendre cette décision censée confirmer la suite ou l’extinction de l’univers partagé actuel. Si la Warner refuse de trancher, et préfère conserver toutes les possibilités, on aurait pu penser que les studios avaient confiance en leurs acteurs, et conscience des relations tissées entre eux et les spectateurs. C’est la sensation de ne pas vouloir se séparer d’acteurs acceptés du public, mais de vouloir relancer un univers partagé neuf qui semble partager les studios.

La solution à tout : ne s’engager à rien

Avec ses multiples projets, extérieurs, lancés à tout va (Nightwing, New Gods, Lobo et j’en passe) l’univers de DC au cinéma semble très limité, et de plus en plus risqué. Avide de vouloir copier le succès de son concurrent direct, Warner est peut être sur le point de virer son Robert Downey Jr. Et qui pourrait reconnaître un univers DC sans Superman ? A multiplier les rumeurs, la spéculation est difficile à éviter, témoignant de l’efficacité à faire parler de sa licence. En bien comme en mal, c’est entretenir son public et jouer de son attente, conserver sa popularité quelle qu’elle soit.

Et pourquoi ? L’incertitude réside à la fois en peu de choses, et en beaucoup de faits. Le statut du DCEU est très perturbé, et donc sensible à la spéculation, depuis les réactions du studio post-Justice League. Cet univers est même quelque peu laissé de côté avec cette nouvelle appellation, depuis cet été : Worlds of DC.

Mettre en avant des univers parallèles, tenter une version alternative, voilà peut-être la solution trouvée par les studios. Ou alors une solution temporaire pour combler le planning, sans trop se mouiller. Ceci dit, Worlds of DC apparaît comme une solution dans l’idée d’exploitation générale libre. C’est à dire de multiplier les coups d’essai, sans s’engager à considérer tel film comme canonique – et adapter son statut selon la réception. L’idéal pour un studio qui ne sait pas arrêter son choix sur une unique cible. A trop en vouloir, on finit sans rien. Jusqu’à peut-être perdre sa tête d’affiche.