Une fois passé la saga flashback de La Guerre des Rires et des Énigmes, Bruce a demandé Selina en mariage. Le mariage ne sera pas éclipsé. Tom King va profiter du contexte pour faire vivre cette situation le temps de deux histoires dans ce cinquième volume – et dans l’album Batman A la Vie à la Mort.

« On m’appelle le Chevalier Blanc ! Je vais et je vole au secours d’innocents ! »

Lancé dans l’histoire sans en connaître la moindre raison, le lecteur va faire face à une version désertique de Batman, dans un périple étrange avec Catwoman, en plein désert. Apparaissant comme bas du front, comme bien souvent avec Tom King, le récit va acquérir une toute autre lecture. Certaines informations vont survenir, nous renseigner sur les motifs de leur présence, dont le premier est de laver de le nom de Selina, et va se dérouler sur deux plans. Le premier, et l’essentiel, est une traque d’un responsable inconnu. Traque dont nous ne verrons rien, puisque Tom King va se focaliser sur le deuxième plan : l’opposition entre les amours de Batman. On peut difficilement ne pas voir ça comme un certain fan-service, mais celui-ci possède un sens. Manquant de pertinence, malgré le contexte, l’idée reste bien vue de la part de Tom King. On s’étonne seulement de la brièveté et de la facilité avec laquelle l’image est amenée.

En parallèle, cet arc permet de faire un point général sur la famille Wayne, et soulève des idées intéressantes comme la responsabilité qu’engage le titre de Robin, qui en est le porteur officiel, sans partir dans les querelles ressassées ces dernières années. Tom King les expédie rapidement au profit des affrontements du couple, et cache les réflexions du scénariste, mettant en avant l’esthétique de la dessinatrice, Joëlle Jones, l’unique point fort remarqué de l’arc.

The Last Boy Scout

S’en suit une seconde histoire en deux parties, mettant en avant la relation entre Superman et Batman, jouant sur la rencontre entre Lois et Selina. Et les deux parties n’étaient pas véritablement nécessaires. Le premier épisode pouvait se suffire à lui seul. Il parvenait à établir une comparaison efficace entre Superman et Batman, jouant sur leurs vies de couple similaires, les rapprochant contre leur gré. Pour cela la page joue sur deux espaces différents, et un jeu de dialogues. Emprunt d’un réalisme terriblement efficace, les réactions des deux hommes sont, en plus d’être identiques, des stéréotypes de la vie quotidienne et intime que personne n’aurait associé jusqu’alors aux super-héros mythiques ici présents.

La seconde partie reste en deçà. Elle cherche à concrétiser l’acceptation de Selina auprès du couple, de montrer leur similitude totale, à travers une idée toujours aussi peu subtile. De plus, c’est amusant, Tom King se révèle capable de chercher à exploiter le fond de certaines idées, de maîtriser leur forme, tout comme il peut aspirer à provoquer des situations simplement amusantes comme c’est le cas ici, tout en faisant progresser l’objet de son intrigue.

Le titre Batman risque de décevoir certains. Loin du consensuel arc focalisé sur l’attente et les réactions, Tom King s’attarde sur des événements imprévus et extraordinaires comme le premier arc, tout comme il va trouver l’idée d’intégrer le thème de la soirée entre couples d’amis à Batman. Un album maladroit, mais proposant des thématiques jamais vues, animées par une narration singulière – et toujours dessiné par des artistes se surpassant.

Très Bon / 10 Notre avis
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Les +
- Batman dans son intimité
- Narration et contexte particuliers
- Joëlle Jones et Clay Mann
Les -
- Une dimension fan-service qui peine à se justifier
- De bonnes idées évoquées mais trop vite balayées
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Watchful
Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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