Introduction

1. Manhattan

2. La JSA

3. Nathaniel Dusk

4. Superman & Batman

5. Supermen Theory

 

Supermen Theory

Nous parlions précédemment du contexte de Doomsday Clock, il est maintenant temps de s’y pencher.  Le récit, comme cela est indiqué dès le second numéro, se passe un an dans le futur du DCU actuel, donc en 2019. D’ici là, la situation aura bien changé puisqu’une méfiance générale autour des super-héros et super-vilains se sera établie dans le monde entier. Pour cause : une théorie expliquant la forte concentration de méta-humains aux États-Unis, 97% pour être exact. Si ce fait se justifie, pour nous, par le fait que DC Comics est une entreprise américaine, cela n’est pas une raison recevable in-universe. C’est donc ici qu’intervient la Supermen Theory, lancée par le Dr. Jace, l’homme ayant déclenché les pouvoirs du Prince Byron de Markovie, aka Geo Force.

Selon lui, seul Superman est un « méta-humain » naturel, son origin-story étant bien connue et reconnue. Avec son arrivée sur Terre, le gouvernement américain aurait décidé de construire sa propre armée de méta-humains. Geoff Johns revient ainsi à un élément introduit en 1988-89 avec l’arc Invasion ! : le méta-gène. Celui-ci se cacherait en certains individus, et il ne resterait ainsi plus qu’au gouvernement de les identifier, puis de déclencher un traumatisme chez eux afin que leurs pouvoirs émergent. Ils serviraient ensuite d’agents dormants auxquels le gouvernement peut faire appel. Les combats entre super-héros et super-vilains ne seraient en fait que des couvertures narratives pour le public. Une fois cette Supermen Theory révélée au grand public, différents méta-humains de pays variés ont décidé de la confirmer, alors qu’une grande partie l’infirme.

En plus d’une grande méfiance créée envers les héros, se lance alors une course à l’armement similaire à celle que dépeignait Watchmen en pleine Guerre Froide. Néanmoins, ici, il ne s’agit pas d’une course à l’armement nucléaire, mais d’une course aux méta-humains. Chaque pays veut se construire son armée en ralliant des méta-humains déjà existants ou en créant les leurs. Luthor Corp leur facilite la tâche en ayant créé un dispositif permettant de repérer le méta-gène, qu’il soit dormant ou non. Mais Lex Luthor ne s’arrête pas ici, puisque des recherches intensives sur ce méta-gène sont menées, avec en grand concurrent Wayne Enterprises.

Geoff Johns ne s’en est pas caché : si Watchmen s’inscrivait pleinement dans son époque, c’est le cas aussi pour Doomsday Clock, qui s’inscrirait dans un climat de fake news. C’est ainsi avec quasi-certitude que le lecteur aborde cette fameuse Superman Theory, avec comme idée qu’il s’agit bien d’une campagne mensongère créée dans l’unique but de créer le trouble. Mais voilà que le récit prend à revers son lectorat avec le numéro #6, qui annonce dans ses dossiers de fin de numéro que certains méta-humains ont bien été fabriqué par le gouvernement américain et servent d’espions, à l’instar de Typhoon, tué par le Comédien. Des espions qui servent dans ce contexte à s’introduire au Kandaq, le pays de Black Adam, qui accueille à bras ouverts tout méta-humain. Pur altruisme ou volonté de créer lui-aussi sa propre armée ? Nul ne le sait jusqu’ici.

Et maintenant que cette théorie se voit en partie confirmée, il s’agit de savoir qui mène vraiment les opérations. Si les suspicions de Lois Lane se portent sur Lex Luthor dans le numéro #5, ce dernier affirme qu’il n’en est rien, mais qu’il a des indices sur l’identité de l’Homme derrière tout cela. Badaboum… Il s’agit d’un méta-humain qui a fait partie de la Justice League à un moment donné de l’Histoire. Les paris sont ouverts, mais si la vision de Manhattan dépeinte dans DC #7 est réelle, ce climat de tension mènera à une apocalypse digne de celle de Watchmen.