Introduction

1. Premiers pas d’un grand sorcier

2. Intégration ambiguë

3. Trouver sa place

4. Virages mortels

3. Trouver sa place

La décennie de la nouvelle chance

Le créateur du sorcier revient sur son personnage en 1992. Arion The Immortal est une mini-série en six parties, écrite par Paul Kupperberg. Il en fait un septuagénaire exécutant des tours de magie en pleine rue pour les enfants. Rattrapé par des visions lui révélant la présence de démons autour du lui, il se transforme en Arion, magicien puissant originaire d’Atlantis. Kupperberg tente de faire basculer sa création du milieu antique et mythique, à un univers urbain et moderne. La nouvelle apparence du personnage n’entrave aucune exécution du scénariste qui se permet de ramener ses éléments les plus kitsch de la série régulière, et parfois faire pire. Il parvient à faire prendre position son personnage dans un conflit géopolitique réel, pour ensuite faire intervenir des soldats à dos de démons volants.

On ne peut parler d’évolution réelle. Les thèmes sont identiques, seul la temporalité change, et le statut de « retour » des ennemis d’Atlantis. Malgré son statut d’immortel, Kupperberg fait d’Arion un être affaibli. Encore une fois, de grands messages pouvaient passer par ce dernier. Le scénariste tente de moderniser son personnage, en essayant une transition fluide, mais rien n’y fait : le titre ne trouve pas de ligne directrice. Arion n’a pas d’objectif précis, pas d’explication claire dans ses actions, seulement un frère décidé à lui gâcher l’existence (immortelle). Arion ne séduit pas, et repassera.

Malgré son échec, Arion possède une nouvelle existence post-Crisis hors d’Atlantis. La démarche, même si mal exécutée fonctionne. Arion reste présent dans la continuité. On le retrouve en 1993 dans Justice League Quarterly 13, dans une histoire écrite par Paul Kupperberg qui associe une nouvelle fois Arion et Power Girl. Celle-ci ne tient que le rôle de figuration de personnages existants, comme le sont souvent les histoires secondaires du titre Justice League Quarterly.

L’année suivante est marquée par l’événement Zero Hour. Sur une idée du scénariste du titre Justice League of America de l’époque, Christopher PriestArion tient une certaine place dans un arc tie-in intitulé Return of the Hero (Justice League International #68Justice League of America #92 et Justice League Task Force #16). Avec les événements de Zero Hour, Triumph, un héros du Silver Age se retrouve libéré d’une prison temporelle où il était enfermé avec les Plasma-Men, des extra-terrestres ayant tenté d’envahir la Terre. De peur que cela signifie le retour de ces ennemis, Triumph tente de retrouver ses coéquipiers d’antan, les fondateurs de la Justice League. Le rôle d’Arion va être de défendre la parole de Triumph face à une nouvelle ligue qui ne le connaît pas.

Arion tient quelque peu la place de l’éditeur, cherchant à légitimer les super-héros du passé, et à leur fournir une nouvelle place sur les étales. Avec les défauts d’une époque décriée, cet arc remet Arion comme un personnage actif. Son trait de vieillard tend à s’atténuer avec l’utilisation répétée de l’image du sorcier immortel jusque Justice League of America #94. (COMPLETER ???) Swamp Thing #163 (Run Millar/Hester)

En 1994, Paul Kupperberg devient éditeur du titre Wonder Woman à partir de Wonder Woman #85. Un joli cadeau puisque l’amazone regagne un intérêt avec l’arrivée du jeune talent  Mike Deodato Jr. suivi de John Byrne. C’est avec ce dernier qu’il va soutenir l’apparition d’Arion dans le titre avec Wonder Woman #107-108. Wonder Woman se retrouve prise pour cible par Morgane La Fay, et envoie un par un des opposants. Parmi eux, Arion. Il ne fait que profiter du statut de sorcier d’Atlantis pour coller avec le type d’ennemis auquel fait face l’amazone, mais se présente sous une forme différente, en accord avec ses origines atlantes. Arion vient clore la série régulière Hawkman par Christopher Priest, lorsque Carter vient lui demander son aide. Outre un rôle particulièrement mineur, Christopher Priest engage de nouveau les deux visages d’Arion : le vieil homme et l’immortel.

C’est en 1996 que le sorcier renoue concrètement avec son passif atlante dans Aquaman #23-24. Il est appelé par Aquaman dans sa lutte contre une race extraterrestre ayant passé un accord avec la Maison Blanche et la surface. Aquaman monte un plan pour arrêter cette invasion, aux côtés de Power Girl, Aqualad, Arion et bien d’autres. Arion y représente une contrée océanique. Il est un symbole de pouvoir, et dénote avec toute l’approche urbaine embrayée depuis le début des années 90. Le personnage reste impliqué dans la légende et l’histoire d’Atlantis malgré cette double caractérisation à haut risque.

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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.