Les Maîtres de l’Univers ont eu un rapport aux comics qui date. Réel soutien pour la vente de la gamme de jouets dans les années 80, cet univers se poursuit chez DC Comics depuis quelques années, et aujourd’hui encore d’une manière moins commune. Après les divers crossovers avec l’univers DC, ou d’autres dessins animés de l’époque, c’est avec le jeu vidéo Injustice 2 que s’allie He-Man et ses amis.

Masters of War

Injustice VS Masters of the Universe #1Tim Seeley se disait très enjoué d’un tel projet, en tant que fan de l’univers DC comme de celui des Maîtres de l’univers. On ne croyait que peu, malgré tout, en ce titre, faute aux dernières aventures de qualité assez moyenne des Maîtres de l’Univers. Tim Seeley intègre ce récit à leur continuité, faisant du crossover Masters of the Univers VS Thundercats, un récit canonique. La statut de He-Man évolue. L’identité du prince à été révélée, et est rejeté de son royaume. Sans royaume à défendre, que devient He-Man ?

Tim Seeley engage rapidement et facilement un contact justifié entre lui et l’univers d’Injustice. Là où on pouvait s’attendre à un jeu exagéré sur le fan-service – ce qui risque bien d’arriver – cet aspect n’est pas l’objet central. Une histoire soude ces approches. Le ton se rapproche grandement de ce que peut faire Tom Taylor sur Injustice 2, entre violence et humour bien placé. De manière condensée, Tim Seeley réussit à résumer et présenter le contexte dans lequel se trouve les héros.

En plaçant ses pions, et en présentant juste suffisamment les enjeux du récit, Tim Seeley attise la curiosité, et rassure par des connexions entre les univers bien pensées dépassant le simple prétexte à la rencontre. Bien entendu, les allérgiques au fan-service du genre seront déçus face au cliffhanger prometteur. Celui-ci démontre bien que Tim Seeley ne se limitera pas aux tenants d’Injustice, mais profitera du fait de tenir entre ses mains toute une copie conforme de l’univers DC.

Injustice System

Injustice VS Masters of the Universe #1Le titre impose des défauts communs. Son rythme rapide empêche une réelle immersion, et c’est par le fait de brasser divers personnages et leur rencontre qu’on se plaît à lire ce numéro. De plus, son statut de crossover fait que le titre misera assurément sur des rencontres, des affrontements. Ce titre ne brillera pas comme une œuvre, mais comme l’objet concrétisé de spéculations et/ou fantasmes de fans.

Néanmoins, c’est sans surprise que nous retrouvons Freddie E. Williams. L’artiste se surpasse une fois encore. On regrette qu’il soit attitré aux séries consacrées aux Maîtres de l’univers, mais assure une qualité graphique surprenante. Son style peut dérouter les lecteurs les plus assidus du titre Injustice, mais les amateurs de Batman/Teenage Mutant Ninja Turtles seront aux anges face au résultat, surpassant à mon sens ses dernières productions.

Agréable dans son ensemble, ce titre s’annonce comme un témoignage d’amour par un fervent connaisseur des deux univers. Tout en engageant les pistes communes du crossover, Tim Seeley le fait avec talent. Un point qui rassurera les plus septiques. Cependant, même s’il est de toute beauté, notre regard restera le même sur ce crossover que sur un autre.

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Les +
- Grandes connaissances des univers
- Freddie E. Williams se surpasse
- Fan-service qui fonctionne...
Les -
- ... faut-il une limite au fan-service ?
- Peine à se démarquer des autres crossovers du genre
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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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