Le suspens aura longtemps duré, depuis 2016, quant à l’intrigue des 3 Joker lancée par Geoff Johns dans les pages de Justice League. Pas de mystère lancé dans le vide, l’auteur compte bien y donner suite dans Three Jokers, annoncé hier comme faisant partie du Black Label.

Three Jokers, l’histoire complètement inédite qui changera tout

Geoff Johns explique d’abord qu’il s’agit d’une histoire dont il parle depuis longtemps avec Jason Fabok, qu’il décrit comme l’un des plus jeunes malgré son jeune âge, et compare même à Brian Bolland, le dessinateur de Killing Joke. En réalité, il a raconté la fin de ce récit (en trois numéros de 46 pages chacun) à Dan DiDio il y a déjà un an, et n’a pas changé ses plans depuis. Un collègue avec qui s’est ouvert un jeu de devinettes en fin de panel quand DiDio lui a demandé s’il savait qui est le vrai Joker, ce à quoi Johns a répondu par l’esquive en répondant que chaque Joker était distinctement différent dans sa tête.

L’auteur explique ensuite qu’il n’a jamais vraiment été d’histoire sur Batman, si ce n’est Earth One, la raison étant qu’il juge qu’il y a déjà énormément de récits sur le personnage et qu’il souhaite raconter une histoire inédite et exceptionnelle. DiDio le complimente d’ailleurs pour cela, expliquant que la plupart des auteurs venant écrire chez DC le font pour Batman. De toute façon, Johns décrit Batman: Three Jokers comme un récit sur le Joker :

Il y a un tas d’histoires sur le Joker également. Donc, comment pourrais-je raconter une histoire sur lui qui est à la fois émouvante et épique ? Tout est à propos du personnage. Tout est à propos de la douleur partagée entre Bruce, Barbara et Jason, et comment ça les a affecté. Et à propos de ce que le Joker veut, et de quoi il est capable pour ça. C’est juste aléatoire, c’est le chaos, c’est… à propos des cicatrices et de se sentir mal. Et se sentir bien. Je peux raconter une histoire sur le Joker. C’est celle que je veux raconter.

J’adore Batman. C’est l’un de mes personnages préférés. Cette histoire explore une toute nouvelle facette de qui est Bruce Wayne. Ça n’a jamais été exploré avant en comics. Je suis même surpris que ça n’ait jamais été fait avant. Ça touche vraiment un problème émotionnel profond de Bruce Wayne. Et ça se connecte au Joker d’une façon qui changera ça à jamais. A la fin de cette série, Bruce et le Joker auront une relation complètement différent de celle qu’ils ont présentement.

Et pour les plus curieux d’entre vous, Johns s’est même permis de livrer un petit spoiler en racontant une scène du récit qu’il trouve particulièrement drôle : le Joker conduit un camion et se dirige vers les bois quand il voit une lumière émaner d’une cabine. Il s’y rend et frappe à la porte, un autre Joker lui ouvre, portant la chemise hawaïenne de Killing Joke. Ce à quoi le Joker répond : « Eh ! Mais c’est ma chemise ! ».