Après autant de mois passés depuis la dernière saison de Preacher qu’on ne sait plus combien, si ce n’est que l’absence a duré trop longtemps, la série d’AMC nous revient pour sa troisième fournée d’épisodes ! Fini New Orleans, notre trio revient aux origines de Jesse en se rendant chez sa grand-mère, à Angelville, qui donne son nom à ce premier épisode.

Angelville, le malsain sans le fun

L’épisode commence ainsi par une longue séquence flash-back en noir et blanc, qui a pour but de nous présenter l’atmosphère régnant à Angelville, et les activités qui s’y pratiquent. Après avoir mis ce mot dans le titre de l’article et dans le sous-titre, vous l’aurez deviné, l’ambiance est pesante, glauque, malsaine. Mais dans le bon sens, car cela nous permet de nous replonger dans la série sans nous poser de questions, on est happé directement par ce nouveau pan de l’univers Preacher et ce qu’il révèle. On fait donc la connaissance de la grand-mère de Jesse Cluster, la matriarche du clan L’Angelle qui est flippante à souhait, autant pour nous que pour les personnages l’entourant, lui obéissant sans hésitation alors que c’est une vieille dame en fauteuil roulant (accessoire non négligeable à la tension apportée par le personnage). Tout cette séquence, et Angelville en général, pourrait sonner cliché et déjà-vu, mais l’équipe fait preuve d’un savoir-faire qui fait aisément avaler la pilule. Car même au-delà de cet aspect « déjà vu », la série n’a pas vraiment l’habitude de nous présenter des séquences aussi malsaines sans y ajouter une dose de fun, d’auto-dérision burlesque, ce qui est absent ici.

Le puzzle se construit

Un tel retour à Angelville pour Jesse signifie forcément pour le spectateur une nouvelle plongée dans ses origines troubles, une nouvelle pièce du puzzle. On apprend donc à connaître sa grand-mère, mais aussi sa mère, présente dans la séquence flash-back. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les rapports familiaux sont très compliqués parmi les L’Angelle, et cette exposition donne clairement envie d’en apprendre plus sur ce pan de la famille de Jesse. D’autant plus qu’à travers cet épisode, les différentes pièces du puzzle commencent à s’assembler, puisque l’on découvre par exemple le meurtrier du père de Jesse, avec qui il a été forcé de grandir (quand je vous dis que c’est une famille tordue). Là où cette notion de puzzle peut prendre un aspect négatif, c’est que les pièces précédentes commencent à dater dans la mémoire des spectateurs, et il pourrait donc être difficile de tout lier comme il se doit.

Mais à travers cet épisode, ce n’est pas uniquement sur l’enfance de Jesse que l’on en apprend davantage, mais aussi celle de Tulipe, prisonnière du purgatoire ici, piégée entre la vie et la mort si l’on peut dire. C’est ainsi l’occasion de retrouver l’Enfer, qu’on nous avait déjà bien présenté précédemment, et surtout le système de punition à base de répétition éternelle du pire souvenir vécu. Si l’on savait que l’enfance de Tulipe n’avait pas été des plus faciles, nous ne savions pas vraiment ce qu’elle avait vécu. Sans raconter ce qu’il s’y passe, on peut dire que le résultat est très réussi grâce à une mise en scène ingénieuse faisant basculer ce souvenir entre le tragique et le burlesque dans des airs de mauvaise sitcom.

Mais on va où au juste ?

Si cet épisode se montre relativement différent dans sa tonalité, on y retrouve bien le reproche qu’on peut faire à la série depuis ses débuts : on ne sait pas vraiment où elle va. En effet, cet épisode est quasiment construit comme un stand-alone, un épisode que l’on peut regarder à part, tant l’intrigue mère de la série est mise de côté. Ainsi, l’unique mission ici est de ramener Tulipe d’entre les morts, et… c’est tout. Jamais on ne portera un regard vers l’avenir des personnages, de la série, uniquement vers leur passé. La peur de faire un certain sur-place revient alors, ce qui est assez dommage pour un premier épisode censé donner envie aux spectateurs de revenir pour la suite. Bien heureusement, on nous donne un léger rappel de la mission mère avec un caméo de Dieu largement bienvenu. Néanmoins, alors qu’il s’apprête à donner une mission à un membre du trio, la série lui coupe tout bonnement la parole, ce qui reste cohérent avec le traitement de la religion dans la série, mais qui fait rater une occasion de faire avancer l’intrigue.

Avec cet épisode, Preacher prend le risque de faire décrocher le spectateur qui aimerait que l’intrigue avance enfin. Néanmoins, tous les ingrédients qui font son succès sont toujours présents, une pincée de fun en moins. A défaut de pouvoir découvrir l’avenir de la série, on se prend d’intérêt par la découverte de son passé.

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L'exploration du passé
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chelou et gloque a souhait… bref du preacher