– Rai… Raiden a l’air d’avoir mal, Blue !
– Ah ça, Billy, avec ce que lui met Kratos, il n’est pas prêt de revenir…
– Il va le tuer ?
– Je ne connais pas beaucoup de personnes ayant survécu après une rencontre avec lui… Enfin, à part Aphrodite…
– Il s’est passé quoi avec elle ?
– Rien rien, laisse tomber.
– Il a dit qu’il avait tué tout le panthéon grec, c’est… c’est vrai ?
– J’ai bien peur que ce soit le cas.
– Mais pourquoi ?
– Longue histoire…


Voilà, nous y sommes, nous allons enfin pouvoir parler du plus énervé des spartiates, de sa création, de son histoire, etc… Envoyez le jingle, c’est parti ! En 2002, Santa Monica Studio est mis sur le projet Dark Odyssey, chose un tantinet étrange, vu les équipes n’ont bossé auparavant que sur des jeux de motos et de combats de mechas. L’idée est à la base de faire un Ominusha –coucou Jean Reno– sur fond de mythologie grecque, mais le jeu est progressivement affiné durant le développement, les level designers incorporant quelques énigmes, et une dimension beaucoup brutale et bestiale étant ajoutée. Après une démonstration à l’E3 2004 qui convainc le public, God of War sort l’année suivante, avec l’ambition de s’imposer comme un grand nom de la culture vidéo-ludique. Devant  43 millions de recettes rien qu’aux USA, autant dire que la trilogie, déjà prévue par le studio, est plus que jamais mise en chantier. Universal est d’ailleurs choisie pour réaliser une adaptation cinématographique, mais l’entreprise  comprend vite que les effets spéciaux de l’époque rendraient très moyen à l’écran, et que la violence interdirait à une partie du public, les mineurs, de venir dans les salles. En effet, si chacun fait ce qu’il veut chez lui, c’est-à-dire jouer à des jeux Pegi 18 en ayant à peine douze ans, il n’en va pas de même dans les salles de cinémas américains, dont l’accès est refusé selon l’âge des individus. God of War le Film est donc abandonné, et en 2007, le deuxième opus débarque en magasins. La série prend ses aises, et pousse au maximum la démesure afin de combler les fans, avec des combats toujours plus spectaculaires, et un nombre de boss doublé, entre le Colosse de Rhodes, le Kraken, et j’en passe. Il faudra ensuite attendre la génération de consoles suivante, voyant arriver la PS3, pour que Kratos, le héros, revienne enfin en terminer avec le Panthéon grec. Le studio voit grand, avec un budget de 35 millions de dollars, soit plus du double d’un budget classique de l’époque,  et peut ainsi s’en donner à cœur joie pour proposer un final digne de ce nom à la trilogie. Ainsi, dès les premières secondes, le spartiate se retrouve aux prises avec Poséidon dans un combat qui, même seulement trois années après la sortie de la nouvelle console de Sony, fait légèrement surchauffer la machine –PS, ceux ayant l’édition PS4, allez voir le making-of de la conception de ces affrontement-.  La série compte aussi deux titres PSP, agréables sans être transcendants, et un opus PS3Ascension, qui, sans être mauvais, ne restera qu’une ombre dans le sillage de God of War III. Et après ça, la série se fait plus discrète. En effet, face à d’autre licences sortant un jeu tous les ans, il faudra attendre quatre ans, pour qu’en 2016, God of War IV, renommé God of War pour attirer les profanes plus simplement,  fasse parler de lui. Le ton change, le décor aussi, la mer Egée étant remplacée par les neufs mondes, et Kratos ne voyage plus seul, mais accompagné de son fils, Atreus. Que vous l’ayez acheté ou non, vous n’avez pas pu passer à côté, au vu de la polémique qu’a soulevé le jeu dans le monde du gaming, posant la question du renouvellement drastique d’une saga et du fait de trahir ou non l’essence du jeu original –çà, et le 20/20-.

Mais de quoi ça parle ? Alors il va falloir aller très très vite, sinon, il me faudrait ici aussi un dossier complet. Kratos est un des meilleurs capitaines de l’armée de Sparte jusqu’au jour où il se prend une branlée par des barbares. Le soldat implore Arès, qui lui permet de remporter la victoire et fait de lui un de ses serviteurs, lui remettant les Lames du Chaos. Notre héros devient de plus ne plus violent, et dans une attaque contre le temple d’Athéna, tue dans sa folie meurtrière sa femme et sa fille présentes sur les lieux. L’Oracle du temple le maudit, les cendres de sa familles teintent sa peau en blanc, et voulant se racheter une conduite, il propose ses services aux Dieux qui acceptent. Athéna lui demande de tuer Arès, Arès le tue, Kratos sort des enfers, revient à la surface, utilise le pouvoir de la boite de Pandore, et marave le Dieu de la guerre avec. Le spartiate finit donc par accepter le poste vacant après la mort d’Arès et devient un membre du Panthéon. Sauf que Kratos en veut toujours aux Dieux, ces derniers ayant refusé de lui enlever les souvenirs du meurtre de sa famille comme ils lui avaient promis.  Du coup, afin de passer le temps, il use de son pouvoir pour doper les spartiates qui se mettent à ravager de plus en plus de villes, jusqu’à la citée de Rhodes. Zeus, sentant qu’après son fils, il est le prochain, trahit Kratos, lui retire ses pouvoirs, et le tue. Retour aux enfers, mais bon, ça fait tout de même deux fois déjà qu’il en réchappe, donc il revient d’entre les morts. S’en suit une longue série de loot d’items mythologiques sur différents boss, puis notre héros réussit à revenir au moment de sa mort, et va pour tuer Zeus lorsqu’Athéna se sacrifie pour sauver son père, laissant au manieur de foudre l’occasion de s’enfuir. Après avoir tué Poséidon, et aidé les titans à faire marche vers l’Olympe, notre héros tombe une énième fois aux enfers, mais est bien décidé à faire la nique au propriétaire. Ainsi, Hadès y passe, et tous les autres divinités à la suite, jusqu’à ce qu’il tombe sur Zeus, qui est en fait son père, qu’il tue se façon assez sale, armée de l’épée la plus puissante au monde, l’espoir. Athéna, qui est morte mais pas trop, lui demande de lui remettre la lame, mais le spartiate refuse, se l’enfonçant en plein dans le ventre, rendant de ce fait l’espoir aux hommes avant de s’effondrer. Puisant dans ses dernières forces, il se traine jusqu’au bord d’un ravin, et s’y laisse tomber, avant de bien des années plus tard, réapparaître en bon père de famille, perdu au fin fond de la toundra.


– C’est… C’est brutal !
– D’où le fait qu’il est bon qu’il soit dans notre camp… Il est plus enragé que jamais aujourd’hui, je pense que Raiden lui rappelle son père.
– Je… Je crois qu’il vient de lui couper le pied !
– Dis-toi que l’autre nous aurait tué, pas la peine de se formaliser devant tant de violen… Ah quand même !
– Il… Il vient de lui arracher le bras, et maintenant, il le frappe avec au visage!
– Bon, c’est plié du coup, même avec l’élixir d’Asclépios, Foudre-Man est foutu.
– Quel… Quel élixir ?
– L’objet de résurrection le plus puissant au monde.  


 En 2010, Mark Wolfman est appelé pour scénariser l’adaptation de God of War en comics, comics, qui est, DC étant toujours aussi logique, publié sous le label Wildstorm pendant cinq numéros pour ensuite passer sous le label DC Comics pour le sixième et dernier single.

Arès est mort, et Kratos, fraichement Dieu de la guerre, part détruire l’élixir d’Asclépios, divinité de la médecine. Mais pour comprendre pourquoi, flashbacks ! Alors qu’il est le vassal d’Arès, mais n’est pas encore totalement assoiffé de sang, la fille de notre héros tombe malade, et ce dernier part en quête dudit breuvage pour la sauver des griffes de la mort. Pendant son périple, le spartiate abat un phœnix, récupère son feu, et est vite rattrapé par quelques spartiates, venus en renfort, et lui expliquant que le père d’Alrik, chef des barbares, est mourant, et que par conséquent lui aussi recherche la potion de soin. Néanmoins, cela ne s’arrête pas là, puisque les Dieux se sont aussi pris au jeu, et ont chacun envoyé un champion afin qu’il lui ramène l’élixir.  De ce fait, alors qu’Arès choisit logiquement Kratos, et qu’Hadès sélectionne Alrik, Hélios, Hermès, Artémis et Poséidon ramènent aussi un héros dans la partie. Après la défaite de son champion, le Dieu de la Mer tente de tuer les spartiates en essayant de les noyer puis en leur envoyant un serpent de mer géant dessus. On apprend aussi qu’Artémis est de la partie quand, Kratos et son crew, à peine rescapés de l’attaque du monstre marin, se font prendre d’assaut par sa représentante. Pothia, car tel est son nom, se fait elle aussi battre, et arrive le héros d’Hermès, Danaus, qui lui, se fait décapiter par le chef des barbares. Pour pimenter la partie, Hadès fait pleuvoir des météorites sur les soldats, ce qui coute la vie au meilleur ami de Kratos, Nikos. Une fois l’élixir trouvé, Alrik réapparait avec son armée, s’en empare, mais notre héros le poursuit, abandonnant ses hommes, et le finit comme il se doit. Le spartiate rentre au pays, sauve sa fille alors qu’elle va pour être jetée du haut d’une falaise, comme tout enfant fragile, et est promu capitaine, tandis que son ennemi est ressuscité par Hadès, et est impuissant face à la mort de son père, rongé par la maladie.

Retour au présent, avec un Kratos bien décidé à aller chercher le breuvage magique, qui tabasse une araignée géant, la tue, avant de tomber nez à nez avec le spectre d’Athéna qui lui conseille de ne pas continuer. En effet, quelques minutes plus tard, les cadavres des soldats abandonnés reviennent à la vie et lui foncent dessus. Le Dieu de la guerre les défait sans mal, réussit à atteindre l’ile où est caché le breuvage, mais celle-ci se révèle être le dos de Gygès, un des fils d’Ouranos et de Gaïa. Kratos lui explique qu’il est venu détruire la fiole, en ayant assez que des disciples d’Arès essayent constamment de le ressusciter. En dépit des supplications du monstre, la substance le maintenant en vie, le spartiate est sans merci et laisse éclater sa rage sur lui, le brulant vif en utilisant la flamme obtenue en tuant le phœnix bien des années plus tôt.


– Ça… ça aurait pu servir.
– Peut être en effet, mais maintenant, l’élixir a été détruit, donc n’en parlons plus.
*Blue, dépêchez-vous, le combat est quasiment terminé, le centre du réseau est au sommet du bâtiment principal du Dominion Terran !*
– Reçu Jeremy, on se remet en route ! Je l’aperçois de là, à moins de 100 mètres, vite Billy !
– Oui !
– Garde le rythme !
– La… La porte, elle est bloquée !
– Tu m’étonnes…
*Je vous ai envoyé quelqu’un. Il est infiltré depuis des mois, il a tous les codes d’accès de la tour.*
– Où… Où est-ce qu’il est censé êtr…
– Là.
– Aaaah ! Blue, il… il peut se rendre invisible !
– Alors c’est toi l’homme providence ? J’aurais du m’en douter. Billy, je te présente le chef de la sécurité du bâtiment, Adam Jensen !

A SUIVRE

 

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